13/02/2011

Clivage et autres âneries

bonnet_d_ane.jpgPolaroïd 19 : 07

Quelques commentateurs parlent déjà et comme toujours de barrière de röstis. Commentaire plus que réducteur, mais on en a l’habitude. Enfin un peu moins sur et par le service public.

D’autres parlent de clivage ‘’gauche-droite’’, toujours sur ce même service. Là aussi, l’analyse n’est pas très fine, la thématique des armes étant loin d’être politico-politique. Enfin parmi les autres analyses : celle de l’essoufflement de la campagne menée par les initiants, les indécis finissant souvent par refuser les textes, et enfin celle d’une certaine tradition (la droite parle de responsabilité), sur ce qui fait la Suisse, un genre d’attachement à l’arme de service, une certaine liberté aussi, probablement pour d’autres.

En tous les cas, le sujet a fait coulé beaucoup d’encre dans les journaux. Une chose est sûre : l’initiative aura réussi à soulever la problématique du suicide, de la responsabilité individuelle et de l’interdiction. Celle indirectement très importante de l’armée suisse, et du type d’armée que nous voulons. Enfin, celle, peut-être plus intime, du lien entre le citoyen et son pays, et comment il se définit. Si c’est une défaite pour certains, c’est sûrement une victoire pour la démocratie.

Reste une belle gifle pour l’institut GFS Bern. Et 67 millions qui dorment sur des comptes qui auraient pu être employés à d’autres desseins d’utilité publique : rappeler ce qu’est le Röstigraben, et que là où le service public voit un clivage ‘’gauche-droite’’, j’y vois autre chose.

25/01/2011

Armes: restriction de liberté et responsabilité

armes-article.jpgArmes: restriction de liberté et responsabilité, 25 janvier 2011.

C'est avec plaisir et trois cafés que j'ai pu apprécié ce matin l'éditorial de Pierre Veya dans le Temps de ce jour.

L'éditorialiste rappelle les nobles raisons qui motiveraient d'être favorable à l'initiative ''pour la protection face à la violence des armes'' en votation le 13 février prochain. Notre confrère, rappelle, dans la plus pure tradition libérale, que la rejeter, est une piste à suivre, en la considérant du point de vue de la liberté et de la responsabilité individuelle.

Alors qu'une grande partie des médias ne semblent pas enthousiastes à s'opposer à l'initiative, Pierre Veya apparaît rafraîchissant, et c'est tant mieux.

Oui, la tendance est sans conteste à la ''déresponsabilisation'' du citoyen, funeste conséquence d'une restriction des libertés. ''Pour votre bien'', affirment-ils.

Et si j'abonde dans le sens de mon confrère, celui de viser la sacro-sainte liberté, ce ne sera pas sans oublier de peser la notion de responsabilité collective vis-à-vis de la responsabilité individuelle. Et j'ai bien peur, que dans ce débat là, la première ne l'emporte sur la deuxième.