22/06/2012

La gauche la plus bête du monde

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Quel délectable spectacle a offert le parti socialiste genevois. La pulpe des doigts est encore humide, à force de se les être pourléchés. Douze minutes de bonheur, ce sera la durée de l'état de grâce qu'auront insufflé Manuel Tornare et Romain De Sainte-Marie, ce vendredi soir sur l'antenne de la RTS.

Un président de parti dont la parole est itérativement coupée par son conseiller national "qui concocte des stratégies en trois jours". Moi, ajoutera-t-il. Un frontal Manuel Tornare qui s'autorise à moucher son président: "On n'a pas besoin de sociologues de l'Université de Genève pour expliquer ce qui s'est passé, comme certains jeunes technocrates du parti nous font comprendre", dira sa Sainteté. A la question adressée au président du PS, à savoir si l'ancien Maire ferait un très bon Conseiller d'Etat, ce n'est pas le président du PS qui répond. Non, c'est le silence. Trois secondes. Et Dieu sait si ces secondes là sont interminables en radio.

Les anachroniques "Camarades par ci et Camarades par là" suscitent désormais des sourires chez les uns. Mais des rictus épineux au PS. Si Manuel Tornare a presque flingué au colt 45 toute chance d'une candidature en 2013, Romain De Sainte-Marie, lui, a failli vis-à-vis du statut qui est le sien. Président. Ce soir, on a entendu le jeune contre l'ancien.

Même si, au final, la seule véritable faille, c'est d'avoir accepté de débattre en public des problèmes internes du parti socialiste. A ce titre là, la droite est abilitée à décerner le prix qu'elle aurait obtenu l'année passée. Celui de la gauche "la plus bête du monde".

23/03/2012

ps: I love you

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Est-ce vrai, Mme Anne Emery-Torracinta que vous auriez refusé, faisant fi de l'avis de votre parti, de confirmer la sanction contre le député Eric Stauffer dans l'affaire du verre d'eau? Est-ce si fallacieux de penser qu'un appui du leader du MCG au deuxième tour, et dans le cas où vous étiez désignée (et à la lueur de ce refus), aurait fait pencher la balance?

Est-ce tant ingénu de penser que vous, Mme Loly Bolay, vous vous seriez emportée contre la trahison de la candidate socialiste au Conseil d'Etat? Un affront, une félonie insupportable pour la militante que vous êtes. Et tant bien même que vous êtes "une vienne ensuite" si le siège de Manuel Tornare à la Berne fédérale devenait vacant?

Est-ce si médisant, M. Brunier de penser que votre combat pour la nature de la candidature, à savoir féminine, n'est révélateur que d'un autre désir? Celui-ci plus profond?

De quoi se réjouir, samedi lors de votre assemblée générale, ne trouvez-vous pas?

ps: J'arriverai vers 16h30.

 

04/10/2011

Il n'y a pas de vérités moyennes.

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André Reymond est tout simplement incroyable. Interrogé à cinq reprises par Pascal Décaillet sur le montant du financement de sa campagne, le candidat aux chambres fédérales n'aura expulsé, in fine, que le montant qu'il aura personnellement investi, à savoir 15'000 francs. C'est peu, en rapport de son omniprésence sur l'imposant derrière des bus genevois.

Un tel mutisme sur le ''vrai financement'' ne peut qu'alimenter les plus humides fantasmes.  Je me prends alors à rêver d'un grand club sportif finançant le prévoyant conseiller national, d'une sombre association thunoise d'anciens grenadiers de char lui remplissant les poches de Vreneli, d'une mystique association viticole arrosant, dans des caves secrètes, le mutique personnage.

Sandrine Salerno a, quant à elle, répondu aux questions. Ou presque. On savait déjà que le collaborateur responsable d'avoir demandé au chargée de communication de maltraiter quelques adversaires sur les blogs hébergés par la Tribune, avait été blâmé. J'aurais souhaité savoir si l'affaire relevait de l'erreur de parcours, ou de la pratique courante. ''L'affaire est close'' sur les lèvres de la Conseillère administrative auraient été alors, limpides.

 

" Il n'y a pas de vérités moyennes. "
Georges Bernanos ; Journal d'un curé de campagne.

20/12/2010

Pas crédible, dixit René Longet

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On apprend ce matin dans le Temps en page 8 que le Parti Socialiste genevois ''change d'approche'' en matière de sécurité. C'est bien.

Le PS veut gagner ''de la crédibilité'' sur ce terrain, terrain qu'il avait abandonné pendant de nombreuses années. C'est vrai, ''intégration'' et ''répression'' dans une même bouche, ont de quoi transformer son locuteur en un parfait schizophrène.

A l'aube de nouvelles élections, on sent bien la fébrilité d'un parti souvent incompris (on pense à son refus de soutenir la baisse des impôts, en votation en 2009), d'un parti perdant (la gifle des élections au Grand Conseil), d'un parti qui tente de monter lui-aussi dans le train. Parfait.

Oui le PS peut parler de sécurité. Oui le PS peut enfin évoquer le mot ''criminalité'' sans évoquer le mot ''étranger'', le terme ''migrant'' fera l'affaire. Le PS peut même s'aventurer sur le thème de la vidéosurveillance.

Un programme? Fantastique, même si son contenu, tel que présenté dans le quotidien, sent le plagiat, d'autres crieront probablement au suivisme ou à l'opportunisme. On attendra la version finale de la feuille de route.

Monter dans le train? Passer des mots aux actes risque d'être un peu plus compliqué. Bon, c'est vrai, on peut faire semblant. D'autres le font bien, aussi.

03/12/2010

L'oubli (bis repetita)

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Comment ne pas sourire à la réception du communiqué de presse du parti Socialiste suisse, sur le rapport rendu par le commission du Conseil de Gestion des Etats sur l'affaire Kadhafi.

A en croire (et lire) le PS, "la faiblesse dont le gouvernement fait preuve dans la gestion de la crise" commence par l'ex-président de la Confédération, Hans-Rudolf Merz.

En toute évidence, nulle trace nominale de Micheline Calmy-Rey dans le communiqué.

 

Comme à l'accoutumée, pas moi. Les autres. Il eut été judicieux de se taire, vous ne croyez pas?