31/01/2012

Que Majid Pishyar choisisse sa cible!

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Quel ravissement de lire "l'appel" si solennel du président du Servette FC, Majid "magique" Pishyar.

L'homme galant dit s'adresser à la "communauté genevoise". "Les Servettiennes, les Servettiens" et "Chers tous", peut-on lire sur le site du club grenat. Nul doute que ses propos aient été traduits. Qu'importe. L'homme est seul aujourd'hui, c'est en tous les cas la corde sensible dont semble jouer son président. Il a été "courageux, patient, et persévérant". Du temps, de l'énergie, de la force, avoue-t-il. L'homme s'est investi, de sa personne peut-on presque voir suinter entre les lignes. "J'ai donné mais rien reçu, quelle ingratitude!", croit-on encore discerner.

Seulement voilà, ce n'est pas ce qui est dit. Le champ lexical ne trompe pas. Il feint de s'adresser aux Genevois, c'est pourtant à la communauté économique genevoise qu'il parle. La communauté genevoise, vraiment? Non, le soutien financier. "C'est maintenant aux Genevois de décider pour l'avenir de leur club mythique", lance-t-il. Non, c'est de l'argent frais, de la monnaie, des espèces, des biffetons, de la ferraille! Que Diable, soyez franc.

Que Majid Pishyar ait besoin de liquidité. Soit. Mais qu'il le dise! Pas à travers d'un communiqué glacio-mélodramatique posté sur le net. Qu'il ait besoin de sous? D'accord. Mais qu'il ne vienne pas jouer sur tous les tableaux. Qu'il ne mélange pas le coeur avec le billet, qu'il n'oppose pas le jeune talentueux contre la carrière incertaine, la corde sensible avec la menace aux relents de chantage. C'est tout simplement insupportable.

"Pourquoi continuerais-je avec toute ma force, mon énergie et mon engagement ce projet souffrant de si peu d’intérêt de la part des genevois?", finit-il par clamer. Oui, c'est vrai. Pourquoi? Surtout quand ce n'est pas aux Genevois qu'on s'adresse.

15/06/2011

Majid Pishyar est agaçant

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Majid Pishyar est agaçant.

Nous l’apprenions ce matin de la Tribune de Genève en page 12 que le président du Servette FC, Majid Pishyar avait ‘’gelé’’ le versement des salaires des employés de sa nouvelle bijouterie Gilbert Albert.

Motif de l’acte, selon les propres lèvres de son avocat et accessoirement ex-chancelier d’Etat et président administrateur de Palexpo, Robert Hensler : ‘’Majid Pishyar a été très déçu par le manque d’engagement d’une partie du personnel. Pour encourager leur mobilisation, il ne lui restait plus qu’un seul moyen: retarder le versement des rétributions’’.

Encore plus étonnant encore, Robert Hensler rajoute : ‘’ les mesures incitatives du patron s’écartent il est vrai sensiblement de la loi. Celle-ci n’autorise qu’un retard de dix jours dans le paiement des salaires. Et ce délai est déjà dépassé’’.

Que Majid Pishyar, et disons-le clairement, fasse appel aux menaces et à un ultimatum, pour inciter le gouvernement genevois à investir 2,5 millions pour le centre de formation est une chose. C’est encore son droit, il demeure un investisseur privé, non sans rappeler que l’Etat lui a presque amicalement mis à disposition, l’exploitation du stade de la Praille pendant 32 ans.

Mais que ‘’magique Pisyhar’’, visiblement adepte du chantage, retarde le versement de salaires pour motif de ‘’manque de motivations’’ est totalement inacceptable.

Nul doute que notre ministre de l’emploi ne courbera pas l’échine et fera respecter nos lois. Même si l’avocat de l’un fût le chancelier de l’autre.

N’en demeure pas moins que Majid Pishyar, à force d’agacer, est agaçant.