15/02/2011

La TSR a-t-elle tué le curé carougeois?

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La TSR a-t-elle ''tué'' le curé carougeois?

Rappel des faits.

Dans un communiqué du 9 février, le diocèse de Genève, Lausanne et Fribourg annonce qu'une enquête est en cours pour des cas d'abus sexuels commis par des prêtres, ''l'un à Genève, l'autre à Fribourg'', est-il précisé.

Vendredi 11 février, le 19:30 de la Télévision Suisse Romande révèle que le ''prêtre pédophile'' (pour reprendre la terminologie de l'intitulé du reportage) exerçait son ministère à Carouge.

Selon l'information parue ce matin dans le Temps, sous la plume de notre consœur Patricia Briel, l'homme se serait donné la mort vendredi dans la soirée.

Si ces informations s'avèrent vraies, alors il y a véritablement un antagonisme entre le droit à l'information et la présomption d'innocence.

La TSR, dès lors, en divulguant des informations permettant de remonter à l'identité de l'homme d'Eglise, n'aurait-elle pas concouru à ce que le curé mette fin à ses jours?

Jusqu'à preuve du contraire et d'une décision de justice, un suspect est toujours présumé innocent. Était-il alors nécessaire de mentionner toute l'information alors qu'une partie seulement aurait rempli ce sacro-saint devoir d'information?

Bien qu'on doive, bien évidemment, penser aux victimes, et à toutes les personnes qui fréquentaient encore l'homme, même s'il n'était plus en exercice. Je pose la question.