29/07/2011

L'affaire Mark Muller vu par René Koechlin

25471_141881.jpgPolaroïd 11 : 02

Si je vous ai bien compris, Monsieur Koechlin, en page 11 de la Tribune de Genève de ce jour: les journalistes auraient du se taire concernant la dernière affaire ''Mark Muller''.

Selon vous, rien d'inhabituel à ce qu'un Conseiller d'État puisse se loger dans un appartement à un loyer en-dessous des tarifs du marché. Votre argumentaire? A fonction de prestige? Appartement de prestige. Punkt Schluss! On ferme les rideaux!

Ce que vous semblez oublier, Monsieur l'ancien président du Grand Conseil, c'est que Mark Muller est en charge d'un département: celui des constructions. Ce que vous passez sous silence, c'est qu'une grande partie de la population genevoise n'arrive plus à se loger. Ce que vous omettez encore de rappeler, c'est qu'une fonction de prestige implique également une comportement exemplaire. Que vous estimiez que les les blâmes contre André Hediger relèvent de la ''mesquinerie'' est une grave erreur de jugement. Nul n'est au-dessus des lois, surtout pas un élu politique censé l'incarner. Enfin, ce que vous omettez, c'est que des suspicions d'avoir bénéficié de ''passe-droits'' ont couru contre le magistrat.

Pour toutes ces raisons, il était du devoir des médias d'en parler. Vous estimez que nos gouvernants sont ''relégués au rang du plus simple, du plus modeste, du plus petit des citoyens''. Je ne partage pas votre opinion. La presse n'est pas là pour flatter, elle est là pour faire son travail.

Alors certes, Mark Muller n'a pas enfreint la loi. Je concède également que c'est encore dans son droit de bénéficier de connections pour obtenir un logement, il n'est de loin pas le seul. Ethiquement discutable? Oui.

Vous voyez un journalisme de bas étage? Je vois un devoir d'information. Que les médias se taisent? Vous divaguez!

11:12 Publié dans Médias | Lien permanent |  Facebook

22/06/2011

Le compte est bon

pic.jpgPolaroïd 17 : 11

Le MCG soutient le président du Parti socialiste genevois à l’élection à la Cour des Comptes. Information révélée ce matin par l’agence Décaprod. Bien.

C’est vrai, pour un parti ‘’ni gauche ni droite’’, le MCG peut avoir l’outrecuidance de soutenir n’importe qui. Un bègue, une veuve, un avocat ou une danseuse. C’est vrai aussi, le parti socialiste peut, tout autant, accepter la main tendue, dans la plus grande chrétienté, surtout si elle est aimable et caressante. ‘’Sans rien demander en retour’’ déclarera le MCG. Amen.

Nul doute que René Longet ne soit passé par la case ‘’expiation’’ et ‘’confessionnal’’, se remémorant avec honte les propos, jadis expulsés : ‘’Eric Stauffer fait du banditisme politique’’, ‘’le MCG séduit la population étrangère en lui servant un discours xénophobe’’, ‘’les Genevois en ont marre des grandes gueules, ils veulent être gouvernés par des personnes fiables, compétentes et qui ont du cœur ’’.

Autant d’expulsions liturgiques qui résonnent dans la Cour avant que le Saint ne pénètre la chapelle. Finalement, René Longet s’est trompé. Eric Stauffer a du cœur.

20/12/2010

Pas crédible, dixit René Longet

Gare.jpgPolaroïd 10 : 27

On apprend ce matin dans le Temps en page 8 que le Parti Socialiste genevois ''change d'approche'' en matière de sécurité. C'est bien.

Le PS veut gagner ''de la crédibilité'' sur ce terrain, terrain qu'il avait abandonné pendant de nombreuses années. C'est vrai, ''intégration'' et ''répression'' dans une même bouche, ont de quoi transformer son locuteur en un parfait schizophrène.

A l'aube de nouvelles élections, on sent bien la fébrilité d'un parti souvent incompris (on pense à son refus de soutenir la baisse des impôts, en votation en 2009), d'un parti perdant (la gifle des élections au Grand Conseil), d'un parti qui tente de monter lui-aussi dans le train. Parfait.

Oui le PS peut parler de sécurité. Oui le PS peut enfin évoquer le mot ''criminalité'' sans évoquer le mot ''étranger'', le terme ''migrant'' fera l'affaire. Le PS peut même s'aventurer sur le thème de la vidéosurveillance.

Un programme? Fantastique, même si son contenu, tel que présenté dans le quotidien, sent le plagiat, d'autres crieront probablement au suivisme ou à l'opportunisme. On attendra la version finale de la feuille de route.

Monter dans le train? Passer des mots aux actes risque d'être un peu plus compliqué. Bon, c'est vrai, on peut faire semblant. D'autres le font bien, aussi.