11/04/2011

Mise au Coin

pic-1.jpgPolaroïd 21 : 21

J’aurais aimé vous dire à quel point la dernière émission ‘’Mise au Point’’ de la Télévision Suisse Romande est un chef d’œuvre.

Vous dire à quel point les neuf (j’ai compté) éternelles secondes de silence de Michel Chevrolet sont jouissives. A la question du journaliste : ‘’est-ce que vous avez un conseil à donner aux gens qui cherchent un appartement maintenant’’, le candidat PDC répond avec la plus grande des impuissances: ‘’euh, mmmh, euh, c’est dur, c’est dur pour tout le monde’’. ‘’Blocage, blocage, blocage’’ de l’organe vocal, aurais-je perfidement envie de rétorquer.

J’apprends également, ô stupéfait, de la propre bouche de l’intéressé qu’il appartient ‘’à la classe moyenne’’. C’est vrai mon bon Monsieur: ‘’c’est dur, c’est dur pour tout le monde’’.

Vous dire qu’Abdallah Chatila, promoteur autoproclamé d’un gigantesque complexe immobilier, justifie les deux appartement réservés au maire de Cologny avec l’argumentaire suivant : ‘il a eu l’intelligence de venir vers moi, en me disant : Monsieur Chatila, s’il vous plaît, le jour où vous avez quelque chose à vendre, mettez moi sur la liste, et c’est là que j’ai eu l’idée de créer une liste’’. Suis-je si naïf ? Quelle merveilleuse idée, Monsieur le Maire, d’avoir eu l’outrecuidance d’insuffler l’idée d’une liste au promoteur momentanément cérébralement défavorisé!

Enfin vous dire que le reportage de Mise au Point sur ‘’ces logements que vous pouvez posséder si vous avez des relations’’ aurait pu se passer d’images. Un seul titre aurait suffi. Quelques mots contre douze minutes. Une onomatopée contre un plan de la Porsche Cayenne du diamantaire.

Avec en note de bas de page : ‘’si vous avez plus de 700'000 francs’’. J’aurai aimé. Mais ne vais pas.

16/03/2011

Michel Chevrolet: il n'y a plus le feu au lac

anna_pavlova.jpgBillet d'humeur, 16 mars 2011

Michel Chevrolet.

3'973, c’est le nombre de voix que le candidat PDC à la course à la Mairie de Genève a récolté. Je dis bien ‘’course à la mairie’’ supputant avec une perfide méchanceté, qu’un simple siège de Conseiller administratif ne soit pas suffisant pour satisfaire son ambition stomacale.

3'973, c’est 42 voix de moins que le candidat UDC Michel Amaudruz, à ne pas confondre avec Amoudruz, entreprise de vidange de fosses sceptiques. Non, Michel Amaudruz, lui, est connu pour avoir enfanté une amazone qui choisira toujours les équidés aux génuflexions de mendiants étrangers, Céline Amaudruz. On ne dira pas, ici, du ‘’papa avocat’’ qu’il a brillé dans les médias, l’homme préfère arpenter les couloirs du palais de justice à ceux, sombres et humides du Francis, boîte de nuit réputée pour ses karaokés et ses dames de compagnie.

3'973, c’est également une voix de plus, que Jacques Pagan, pourtant ex-Conseiller national transparent certes, mais connu pour disposer d’une biographie sur wikipédia. Trois lignes exactement suffiront à décrire l’homme d’influence. Trois lignes, c’est aussi une de moins que le non moins célèbre Conseiller national défenseur des droits de l’homme, du suisse-allemand et des ‘’Birkenstock’’ : Antonio Hodgers.

Enfin 3'973, c'est beaucoup moins que le nombre d'amis dont dispose le candidat sur Facebook. On le rappelle: vos amis sur le réseau social ne sont pas forcément vos amis dans la vie réelle.

En tous les cas, Michel Chevrolet est bien entouré, devant et derrière par des UDC. Au final, ne resteront que comme seul point commun : une simple lettre : le ‘’C’’. Le centre de l’un n’étant pas le même que les deux autres.

Bon, arrêtons de parler chiffons, chiffres et des lettres. Michel Chevrolet a été transparent : 320'000 francs provenant de jetons de présence des conseillers PDC. 120'000 francs d’un compte ouvert à la Poste à la manière d'un Julian Assange et alimenté par de mystérieux investisseurs ‘’que je vous révélerai plus tard’’. Coquin!

Pas de quoi affoler l’électeur, le candidat avoue ‘’ne pas avoir promis quoi que ce soit en retour’’. Je le crois. Moi aussi, on m’a déjà donné 120'000 francs pour que je m’épanouisse. ‘’L’amitié n’a pas de prix, pour le reste, il y a visa’’, disait le slogan. Avec un peu de mauvaise foi, le compte est bon : un siège au Conseil municipal (et ils en ont sept), n’aura coûté au parti chrétien, que seulement 63'000 francs. ‘’Bagatelle !’’, dira François Gillet, président du même parti genevois.

Là n’est pas le problème. Le problème, c’est comment expliquer cette inimitié de la populace qui a, avec un acharnement certain, biffé le candidat pourtant fort sympathique ? Quoi ? Qu'ouïs-je? Genève, ville triste ? Pas de vidéos en chantant, ni pin’s, ni soirée pour alimenter ma vie quasi moribonde de genevois protestant ?

Qu’en sais-je ?

Le genevois ne doit pas aimer la politique spectacle, préférer les cols serrés et les cravates droites. A l’équerre la cravate ! Les caravanes doivent lui faire penser à des gens du voyage. Le MOA club et ses jeunes délinquants doivent lui susciter de l’urticaire. Les bagnoles américaines sont trop grosses et polluantes.

Nul aujourd’hui, ne le saura. Reste qu’à l’évidence : ‘’il n’y a vraiment plus le feu au lac’’.

14/03/2011

Petits meurtres entre amis

splash.gifPolaroïd 08:59

Eric Stauffer annonce ce matin, sur nos ondes, lancer deux candidats à la course à l'exécutif de la ville : Carlos Meideros et Soli Pardo.

Cyril Aellen veut, quant à lui, briguer deux sièges. Michel Chevrolet, lui, ne renoncera pas à se présenter au Conseil administratif. ''J'ai fait le score auquel je m'attendais'', a-t-il rajouté ce matin.

Les Verts ne présenteront, vraisemblablement, qu'un seul candidat: Esther Alder, la mieux élue. Reste Rémi Pagani pour la gauche de la gauche, et l'UDC.

Beaucoup de prétendants. Cinq sièges. De la salive, de la mauvaise foi, des unions et des assassinats, l'inceste peut-être? On s'en réjouit déjà.

03/03/2011

Délivrez-nous du mal!

17 RUBENS TEMPTATION OF CHRIST.jpgBillet d'humeur, Radio Cité Genève, 3 mars 2011

Vous m’en voyez désolé, mais j’ai l’impression, ces dernières semaines, de voir le mal partout.

Tenez, par exemple : j’apprends que l’un des candidats à la course au Conseil administratif, le PDC Michel Chevrolet encourage les électeurs étrangers à se rendre dans les bureaux de vote. C’est vrai, qu’après les jeunes, les handicapés, les paquisards, le hockey sur glace, la programmation de l’Usine, les soirées de soutien aux associations, ne manquaient qu’à l’appel : les étrangers.

Je taquine, je taquine, c’est le principe même d’être en campagne.

Alors vous imaginez ma déception, à la lueur du résultat du candidat PDC sur le site smartvote.ch, d’apprendre que le même Michel Chevrolet refusait d’accorder le droit de vote et d’éligibilité au niveau communal pour les étrangers.

Alors de deux choses l’une : soit notre candidat est dyslexique de la souris, soit il préfère que les étrangers votent pour lui, mais sans pouvoir se présenter à des élections. Ce qui serait drôlement malin de sa part.

Autre exemple : un confrère bien intentionné, cela va de soit, me signale qu’une intéressante conférence se donne le 9 mars prochain au Club Suisse de la Presse. Pour les novices, sachez que le Club Suisse de la Presse est un bel endroit, près de l’hôtel Intercontinental, où les journalistes peuvent siroter un verre de blanc et rencontrer des grandes stars qui font la une des médias : Micheline Calmy-Rey, Julian Assange, Michel Platini, même Evelyne-Widmer Schlumpf s’y est rendue, nous affirmant ‘’qu’il n’y avait pas de problèmes avec les étrangers’’. C’était quelques mois avant les votations sur l’érection, ou pas, de tours pointues.

Je disais, le 9 mars, se tiendra une conférence pour présenter le nouveau livre de Guy Mettan et de Christophe Büchi : le dictionnaire impertinent de la Suisse. Super Tip Top !

Seul anicroche: Guy Mettan n’est autre que le directeur du même Club suisse de la Presse. C’est un peu comme si je m’invitais moi-même, sur cette antenne, pour parler de ma propre émission, pour vous dire à quel point je suis formidable, c’est comme si un administrateur de Palexpo organisait ses propres expositions dans ses propres hangars. Le salon de l’Auto au hasard. Comme si c’était le Canton de Genève qui était actionnaire majoritaire de Palexpo. Comme si les équerres étaient en exposition au Salon du Livre.

Bref passons, je vous le disais, je vois le mal partout.

Quant il faut y voir des plumes, j’y vois des objets contendants, de l’encre, du sang, des gens qui toquent à me fenêtre, des car-jackers. Quand il faut y voir des amis, j’y vois des traîtres, quand il faut il y voir des dictateurs, j’y vois des acteurs de cinéma, quand il faut y voir du rouge à lèvres, j’y vois du maquillage, enfin quand il faut y voire des mendiants voleurs-de-poule, ce ne sont que des policiers.

C’est décidé, aujourd’hui, je ne me fierai qu’à une seule chose: les larmes.

07/02/2011

Comme un lundi

439.jpgPolaroïd 19 : 07

Comme un lundi 7 février.

08:07 Tribune de Genève: Lire en page 19 qu'Isabel Rochat ne sait pas pourquoi le nombre de détenus chute à Champ-Dollon.

18:35 Plate-forme des blogs de la Tribune de Genève: Assister à un pugilat verbal entre Boris Drahusak et Michel Chevrolet sur la nature des investissements.

18:44 Plate-forme des blogs de la Tribune de Genève: Lire Antoine Bertschy, supputant que les fuites de la Commission de Gestion de contrôle pourraient provenir d'un exécutif.

19: 05 Genève à Chaud, Léman Bleu: Entendre Thierry Oppikofer suspecter Christian Grobet d'être à l'origine des ''villas à 950 .-''.

 

Je comprend mieux la déclaration du président du syndicat de police ce matin, 07:14 sur Radio Cité Genève:

''les policiers n'arrêtent plus''.

Bien évidemment, sans une feuille d'avis officiel, pour vérifier l'une, et une seule, de ces informations.

24/01/2011

Plus de transparence, pour Michel Chevrolet

cherubin6.jpgPolaroïd 09 : 55

Le candidat au Conseil Administratif de la ville de Genève apportera les chiffres du financement de sa campagne. ''Ils seront publiés prochainement''.

''Je n'ai aucun problème avec la transparence'' s'est-il exprimé ce matin dans la matinale de Radio Cité. ''J'aimerais également savoir comment le MCG finance sa campagne''.

Le candidat PDC estime à 400'000.- environ le montant total de sa campagne.


 

16/12/2010

Le cordon sanitaire de Christophe, Darbellay bien entendu

pic.jpgPolaroïd 18 : 31

RSR, Forum, Michel Chevrolet contre Sami Kanaan:

1) ''A Genève, il y a une gauche agressive et arrogante''. L'humble candidat qu'est Michel Chevrolet n'a jamais approché l'UDC, c'est à la base de décider un rapprochement''.

2) ''Une alliance avec l'UDC est purement mathématique''.

3) ''Vous [la gauche] nous forcez à faire ce genre d'alliances''.

4) ''L'UDC vaudoise ou bernoise est tout à fait fréquentable''.

Michel Chevrolet tutoie Sami, tout en parlant de lui-même à la troisième personne.

Ceci étant dit, combien des quatre citations ci-dessus sont-elles tout à fait véridiques? Corollaire?

 

Pendant ce temps, Christophe D. parle de ''cordon sanitaire'' pour expliquer son rapport à l'UDC.

15/12/2010

PDC et UDC en ont commun un D.

PerseeAndrom.jpgPolaroïd 19 : 12

Céline Amaudruz, Genève à Chaud, 19:04: " Oui, Michel Chevrolet souhaite un rapprochement avec l'UDC en vue des élections municipales en ville de Genève".

Le parti et l'union. Le christianisme et le centre.

PDC et UDC ont en commun un mot, et un seul. Enfin en français.

Un peu comme les métamorphoses d'Ovide?  Ou le Bruit et la Fureur de Faulkner? Non, voyons.

 

 


Michel contre Boris. Et vice versa.

David.jpgMichel contre Boris. Et vice versa.

Ce dernier accuse l'autre de ne pas refuser de s'acoquiner avec l'UDC. Et d'en profiter au passage de rappeler que ''Marine Le Pen félicitait chaudement l'UDC (..) et Oskar Freysinger''.

Oser comparer la frappe de force de l'UDC suisse dans la campagne sur le renvoi des étrangers criminels avec l'UDC genevoise, qui organise des soirées ''découvertes'' au Francis? Il fallait oser. Là-aussi, Monsieur D. maîtrise le grand écart.

Quant au premier qui accuse ce dernier de toujours occuper un poste de conseiller dans le département des affaires culturels? Que dire. Devra-t-il alors renoncer de débattre avec Monsieur Pagani et Madame la Mairesse Salerno?

 

Et à vous lire, Monsieur D. ''Non, il ne m’appartient pas de juger les alliances de mes adversaires politiques'' et vous Monsieur C. ''IL NE M'APPARTIENS PAS DE JUGER LA STRATEGIE DE MES ADVERSAIRES !'',

ne reste qu'une conclusion: la campagne, elle, ne commence pas de travers!

 

 

08/12/2010

La Sainte Trinité. Ensemble, évidemment

17 ANONYME TRINITE TERRESTRE.jpgLa Trinité de l’Entente à Genève à Chaud.

‘’Je ne tiens pas à gérer les acquis, mais développer les atouts [Genève]’’ Pierre Maudet.

‘’Le prix ma campagne ? 300'000 francs.’’ Michel Chevrolet.

‘’ Je propose de lancer des assises de la sécurité’’. Florence Kraft-Babel. ‘’Des assises, n’est-ce pas ce que l'on fait quand on a justement rien à dire, quand on est pas sûr ? ‘’ Pascal Décaillet.

Unie, dynamique, ensemble, évidemment.

Le père, le fils et le Saint-Esprit. A vous d'y attribuer des noms, cela devrait être un jeu d'enfant!

 

22/11/2010

14 millions, 160 000 billets et des écrevisses à pattes blanches

Ecrevisse.jpgÉditorial Radio Cité, 22 novembre 2010

Si vous avez été absent de notre chère République ces derniers jours, je me dois, dans la plus grande objectivité, cela va de soit, de vous rendre compte des évènements qui ont bouleversé l’actualité.

Le Canton de Genève règle désormais ses problèmes à coup de millions, 14 pour être exact. Il s’achète 20'000 mètres carré à Vernier pour conserver sa boîte de nuit préférée, le MOA Club. Promis, nous dit-on, les gendarmes, les pervenches et tout autre personne affichant un écusson genevois sur leur veste ne bénéficieront pas de la carte platine VIP et seront soumis à une fouille corporelle. Thierry Cerrutti, le représentant de la culture à Vernier fulmine, il n’a pas été mis au courant. Enfourchant sa mobylette, il se dirige tout droit vers le Grand Conseil.

Dans le même temps, Michel Chevrolet, sans domicile fixe depuis qu’il a décidé d’offrir son gîte à des étudiants ayant peine à se loger, conduit son bus de campagne, sa petite maison roulante, direction : les Automnales.Fan de Marie-Paul Belle, il a, lui aussi, pu profité des 160'000 entrées gratuites, généreusement offertes par un bienveillant ex-chambellan. Dans un rapide calcul mental, le candidat à la Mairie de Genève se dit que 160'000 billets à 10 francs l’entrée, c’est un 1,6 millions de francs. « C’est décidé, quand je serais Maire, moi aussi, j’investirai dans la culture ».

Pas de chance, pris dans ses pensées, il ne voit pas le cyclomotoriste enragé qui déboule sur le bitume. Et là, c’est le drame. Thierry Cerrutti est emmené d’urgence à l’hôpital cantonal, chambre 547, qu’il partage avec un hippie valaisan moustachu, et ce n'est pas Jean-Charles Rielle.

Notre élu verniolan est vert de rage. Faute à un majeur fracturé, il ne pourra pas voter ce soir sur les écrevisses à pattes blanches, sujet en votation au Grand Conseil. Son collègue de chambre, aveugle mais pas encore sourd, lui propose de voter à sa place. « Chantage, chantage, chantage » hurle Michel Chevrolet posté dans le couloir. « On a déjà condamné un élu de couleur pour fraude électorale, on ne va pas te condamner toi aussi ! », rajoute-t-il.

Ni une ni deux, trois infirmières bulgares accourent et tentent de maîtriser notre trio infernal. Manque de chance ou heureuse destinée, Eric Stauffer, victime lui aussi d’un accident de tracteur, débarque dans le couloir, pour pester contre cette prise d’otage. Organisant de suite une conférence de presse dans le hall de l’hôpital, il déclarera avoir été brutalisé, non pas par trois, mais par 120 infirmières, elles-mêmes tout bulgares.

Dans le même temps, et apprenant que le leader du MCG avait décidé de convoquer la presse, Monica Bonfanti et Isabel Rochat quittent immédiatement les Bains des Pâquis où elles profitaient d’une langoureuse séance de massage à deux (quelles petites coquines!), pour se rendre à l’hôpital.

La suite, vous la connaissez. Le Gouvernement genevois débloque des fonds spéciaux, puisque c'est sa nouvelle manière de faire.

Eric Stauffer est envoyé en vacances à Tripoli, où il pourra s’adonner à ses premières amours : la photographie.

Bernard Rappaz retournera cultiver l’abricot en Valais.

Michel Chevrolet, quant à lui, se voit offrir un abonnement général CFF en hausse de 3% pour sillonner la Suisse et mener campagne dans tout le pays.

Vous voyez, l’actualité, on peut tout lui faire dire à force de l’imaginer.

Quittant l’hôpital, Thierry Cerutti voyant, main dans la main, Monica et Isabel, sifflote : « Ah, qu’elles sont jolies les filles de mon pays ».

21/10/2010

Quand l'actu tue

Jack.jpgEditorial Radio Cité, 21 octobre 2010

Si j’ai bien compris l’actualité genevoise cette semaine et avec un tout petit peu d’imagination.

Un certain Daniel Quarcoopome souhaitait organiser le concert de Prince à Genève, et plus particulièrement, au Stade de Genève. Un joli stade à 100 millions. Malheureusement, dans le même temps, Michel Chevrolet, décide, lui, de faire construire une gigantesque boîte de nuit sous le pont de la route des Jeunes. Au GHI mardi, il déclare y avoir pensé il y a deux ans déjà, le soir même sur une grande radio nationale, les deux ans se transforment en une année.

A ce rythme là, demain, l’argentin de Buenos Aires nous apprendra qu’il en a rêvé cette nuit.

Bref, le candidat à l’exécutif de la ville de Genève riposte et invoque la clause de concurrence, Daniel Quarcoopome, dévasté par la nouvelle, finit sa nuit à l’hôtel Président, commande trois bouteilles de champagne, bat sa domestique, et s’endort dans les bras de quatre filles, filles d’origine étrangère, mais déclarées non-dangereuses, raison pour laquelle l’initiative UDC ne peut être appliquée.

On connaît la suite, une trentaine de policiers empruntent le nouveau pont de la Rade, financé par une tribu elle-aussi étrangère, mais riche et donc bienvenue. Daniel Quarcoopome est emprisonné illico presto dans une cellule à Palexpo, Champ-Dollon est toujours surpeuplée, et son extension est toujours au point mort.

Michel Chevrolet, lui, est fâché. Blocage, blocage, blocage, Christian Grobet a déposé un référendum pour violation de l’article 135, alinéa 8 point 2 de la LDTR! L’ex-directeur de Léman Bleu cherche donc un lieu de remplacement pour sauver nos jeunes de l’ennui et de la morosité genevoise.

« Moa, j’irai bien à Vernier » dit-il. Pas de bol, l’endroit a failli être sauvé par Olivier Jornot, le nouveau super-héros libéral défenseur de la culture alternative, mais c’est trop tard, son ennemi juré, l’infâme sheriff Stauffer a dégainé plus rapidement. Vite une solution alternative!

François Longchamp propose de louer un hangar à Cointrin. Raté, les syndicats s’y opposent. Le président du Conseil d’Etat soumet alors, l’idée de faire des « afters » aux Automnales, en engageant de chômeurs en fin de droit. Encore raté, Genève ne peut plus prolonger ses indemnités.

Isabel Rochat lance l’idée de reprendre la patente du Velvet. Mais pas de chance, les policiers, eux ont l’habitude de se rendre à la Coupole.

Véronique (!) Künzler décide d’organiser une techno party, en plein air, sur le site de l’Allondon. Malheureusement, les grenouilles sont encore protégées.

Pierre-François Unger retourne sa veste, pas question donc d’ouvrir un club. Mark Muller, lui, essaie toujours d’obtenir des autorisations. Charles Beer et René Longet papotent dans un coin, David Hiler, lui, s’entretient avec Daniel Brélaz sur la question de l’utilité de la pose d’un anneau gastrique. Bon. Michel Chevrolet repart en Argentine, Sami Kanaan, qui ? Oui, le candidat socialiste devient maire de Genève, et nous ?

Nous. On organise un petit dîner en tête-à-tête avec la chancelière, dans un ballon suspendu au-dessus du jet d’eau… parce que les fiestas géantes à Plainpalais, ce n’est définitivement pas assez compliqué pour notre canton.