30/09/2011

Sandrine Salerno attaquée par GaucheHebdo.

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Polaroïd 11 : 59

On appelle cela une petite bombe.

GaucheHebdo publie aujourd'hui un article à charge contre la Conseillère administrative socialiste Sandrine Salerno. Il révèle que la magistrate a engagé un ancien journaliste de la Tribune de Genève en tant que chargé de communication du département des Finances et du Logement. Assez rare pour signaler que l'hebdomadaire a envoyé aux rédactions l'article publié.

Selon lui et là où le bât blesse, c'est que le fonctionnaire en question aurait été mandaté pour rédiger des articles pour le compte de Sandrine Salerno au sein du journal des socialistes de la Ville, à savoir ''Causes communes''.

Plus étonnant encore, la mission qui consiste à poster anonymement des commentaires sur le site de la Tribune lui aurait été attribuée, ainsi que d'autres ''missions'' tels que s'occuper du profil FaceBook de la Conseillère administrative ou encore de trouver des slogans pour la campagne du PS.

Aujourd'hui, le fonctionnaire a été licencié. Il est désormais employé par un autre magistrat : Pierre Maudet.

A supposer que ces faits soient avérés, (ce qui ne semble pas le cas pour la magistrate socialiste, nous attendons sa version des faits), ils pourraient dénoter encore une fois l'opacité des ressources humaines au sein de la Ville de Genève, dernièrement épinglée par la Cour des Comptes, il y a deux semaines. Je le relevais déjà : un magistrat vert avait pu être engagé pour 50'000.- l'un des siens pour la réalisation d'un fichier Excel de quelques centaines de noms, jugé ''inutilisable dans le cadre du projet dans lequel cette tâche s'inscrivait''.

Qu'on engage un collaborateur proche de son parti, et qui partage des affinités politiques dans un rôle de communicant me paraît acceptable. Ce qui ne l'est pas du tout, c'est de l'employer pour d'autres tâches que celles requises par l'administration, la fonction et surtout par le contribuable. Le manque de contrôle des travaux effectués, de l'engagement relevant parfois du copinage, ou encore des ''postes-placards'' ne peuvent subsister au sein de l'administration, qu'elle soit municipale ou cantonale. Parce qu'avec eux, c'est toute la machine qui se décrédibilise. ''Qu'importe'' me direz-vous. Les partis contestataires en profiteront, en expulsant des ''tous pourris'', et on ne pourra pas, alors, leur donner tort.

31/08/2011

Non, Pierre Maudet ne se bat pas!

peaceandlove49591.gifPolaroïd 10 : 50

Pierre Maudet ne se bat pas.

Non, il ne se livrera pas à des ''guéguerres'' sur un sujet aussi important que la sécurité, déclare-t-il en page 4 du Matin d'aujourd'hui. ''Qui minimise l'insécurité?'', s'interrogent nos collègues Winnie Covo et Fabiano Citroni. Le Conseiller administratif n'y ''répond'' pas. Non, il préfère rappeler que la majorité de gauche lui a refusé dix postes de policiers municipaux.

Pierre Maudet ne se bat pas contre Micheline Calmy-Rey. ''Est-ce normal qu'il ait fallu qu'un fils de diplomate se fasse agressé pour que la Conseillère Fédérale intervienne?''. Non, le magistrat ''retiens de son courrier qu'il y a une préoccupation'', tout en précisant qu'il ne distingue pas le diplomate de la personne ''normale'', lui.

Pierre Maudet ne se bat pas, non plus, contre le canton, ''un sujet trop important pour rentrer dans cette logique''. On aurait presque cru à une collaboration ville-canton dans le domaine de la sécurité, pensant naïvement que cette dernière relevait de la chaîne causale. Pas du tout, rétorque le radical: ''nous sommes pas dans un modèle de cogestion''. On l'aura compris. Chacun pour soi. Mieux pour la paix des ménages.

L'aspect préventif, c'est lui. Les tags, l'affichage sauvage, l'éclairage, la salubrité, la fermeture nocturne des préaux. Discours immuable, l'homme est fidèle, on ne le lui reprochera pas.

Pour quoi combat-il alors? A le lire, pour vingt policiers municipaux supplémentaires. Les tags, l'affichage sauvage, l'éclairage, la salubrité, la fermeture nocturne des préaux.

28/03/2011

Le Bestiaire

10_animaux.jpgBillet d'humeur, Radio Cité Genève, 28 mars 2011

Mémento à l’usage de l’électeur genevois.

Entendez par genevois, celui qui habite en ville de Genève, parce qu’à en croire l’actualité des communes (une partouze politique à Vernier, une affaire sodomite à Onex), rien n’indique que l’actualité n’ait déjà foulé l’herbe humide de Jussy, Veyrier ou encore Puplinges, si ce n’est d’étranges soirées déguisées où une jeune sosie de Marine Le Pen fait claquer une cravache sur le derrière rougeaud d’un canasson aviné.

A croire également que l'actualité ne foule plus, non plus, le parquet de l'Hôtel de ville, fief et bastion d'un Conseil d'État qui ne communique que pour nous annoncer le retour, tel un phénix, du brochet dans le lac Léman.

A toi, très Cher électeur, enfin surtout si tu es PDC, je t’offre ce matin un bestiaire des dix candidats au Conseil administratif. Un recueil éclairé et objectif des animaux qui hanteront peut-être tes quatre prochaines années. Alors oublie l’onanisme nocturne de l’électeur hésitant, saisi-toi d’un crayon et d’une gomme, n’hésite pas à biffer, rayer, barrer, raturer, corriger même, celles et ceux que tu jugeras indigne de ta voix.

Pierre Maudet. Meilleur élève de sa volée, c’est celui qui, au premier rang des pupitres, levait la main pour répondre aux questions. Moi Monsieur ! Moi Monsieur ! C’est l’étudiant irritant, celui qui t’a volé la première place et ta première copine, même si aujourd’hui, il t’apparaît plus proche de ton grand-père que de tes amis, certes. Néanmoins, tu peux toujours compter sur lui, lorsqu’il s’agit de débarrasser ton grenier, de faire le ménage ou d’exécuter un groupe de musique tzigane qui t’interprète pour la vingtième fois, la version roumaine de Titanic par Céline Dion, sous tes fenêtres.

Sandrine Salerno. Elle, était à gauche de la salle, à côté de la fenêtre. Elle rêvait déjà, en secret, de rencontrer l’homme de sa vie dans une manifestation pour la dépénalisation du cannabis. Militante, elle l’était déjà en distribuant, à la sortie des cours, des tracts contre ce diktat qu’est la charnelle attirance du corps féminin. Enfin, Sandrine Salerno est réputée pour sa gentillesse et son aptitude à reconnaître ses erreurs.

Sami Kanaan. Le petit garçon en a toujours voulu à ses parents, de l’avoir prénommé du nom d’un héros de dessin animé, et pas le plus réveillé. Rancunier, il n’hésita pas à s’inscrire à un cours de clarinette pour pourrir les oreilles de ceux qui l’ont vu naître. Aujourd’hui, on dit de lui qu’il incarne le changement dans la continuité. Un peu comme si on avait remplacé Sophie Favier de ‘’Ciel, mon mardi !’’ par Victoria de la Roue de la Fortune.

Rémy Pagani. Déjà tout petit, Rémy préférait les jeux de constructions au Monopoly. La rumeur dit qu’il aurait déposé plainte contre le jeu de plateau ‘’Destins’’ parce qu’on ne pouvait devenir que Médecin ou Avocat, il aurait préféré gardien de centrale nucléaire ou ouvrier métallurgiste à la chaîne.

Florence Kraft-Babel. Déjà artiste, ses professeurs ne comprenaient pas toujours ce qu’elle voulait dire. On lui prête déjà des ‘’jeux de mains, jeux de vilain’’ avec Eric Bertinat, qui lui, n’avait qu’une obsession en tête : dénoncer ses petits copains francs-maçons à la maîtresse. Eric Bertinat, qui ne cachait pas sa passion pour les femmes, et de l’utilité de la reproduction.

Reste Carlos Medeiros, qui n’hésitait pas chaque premier août, à porter une kippa de jodleur et à se couvrir d’un drapeau helvétique, tout en se moquant de l’accent argentin du petit Michel Chevrolet. Ce dernier étant réputé pour son amour inconditionnel des boums de fin d’année et pour sa haine du dernier de la classe : Soli Pardo. Lequel n’en avait cure, puisque trop occupé à composer des poèmes lyriques pour la fille du pasteur. ‘’O toi, pacsé infécond’’, poème célèbre que lui empruntera Eric Bertinat quelques années plus tard.

Enfin, petite voix timide sortant du placard, Esther Alder, défendait déjà l’économie solidaire de proximité. Terme incompréhensible soufflé par l’élève redoublant, Boris Drahusak.

Voilà c’est fait, sortez vos crayons! Vous avez 19 jours pour biffer.

25/03/2011

Bla-bla-bla et autres considérations

6a00d8341d1ea853ef01053688327d970c-450wi.jpgPolaroïd 12 : 40

On ne répond jamais par la pertinence. Jean-Jacques Roth a beau avoir une plume, elle ne saigne pas. Il est, en effet, délicat de répondre à Charles ‘’Carlo’’ Poncet, je le lui accorde. (l'Hebdo, 17 mars).

Quand il s’agit de tuer, il n’y a jamais deux tentatives d’assassinat. On meurt ou pas. Autant dire, que si le combat n’a pas eu pour issue fatale, une mort certaine de l’un ou l’autre des protagonistes, qu’on a assisté effectivement à un combat de poules, ou de vagues cétacés en fin de marée.

L’écume aux lèvres ne suffit pas. Soutenir une patinoire non plus.

Soit il faut se battre par conviction, soit être brillant, ces deux éléments n’étant pas mutuellement exclusifs. Le reste n’est que poudre d’apparat, signe ostentatoire de médiocrité, ou de poudre tout court.

Etre brillant ? Ranimer un blog inactif depuis le 23 novembre 2010. Son propriétaire : Pierre Maudet. Sa motivation : la peur.

Etre brillant ? Engager Romain de Sainte-Marie, ancien ex-futur-nouveau président des jeunes socialistes pour alimenter, 24/24 et 7/7 le blog non électoral de la Maire de Genève. Je l’espère toujours aussi vivant, ce blog, après le 17 avril.

Etre brillant ? Se taire. Tuer. Accepter la sentence populaire. Etre fourbe et calculateur aussi. Le but nous importe peu. Le pourquoi un peu plus.

Rassurez-vous: à l'écoute. A l'écoute, même si la mémoire de l'électeur n'est pas la même que la mienne.

 

18/01/2011

Comme des allumettes inopinément frottées dans le noir

images.jpegÉditorial 18 janvier 2011

Au Rivella, on préférera le mille-feuille, aux ténèbres, un peu de lumière ou des lumières : ‘’ ces miracles quotidiens qui donnent sens à la vie comme autant d’allumettes inopinément frottées dans le noir ’’.

‘’Vers le phare’’. C’est le titre d’un roman de Virginia Woolf paru en mai 1927. C’est aussi ce qui permit au pseudo couple qu’elle formait avec son mari Leonard, de s’acheter une voiture. Oui, j’aime les détails, et pour l’anecdote, Virginia était lesbienne.

L’image de ‘’ces allumettes inopinément frottées dans le noir’’ sont réapparus hier à mon esprit, à la lecture des vingt-deux pages qui composent le rapport sur la politique de sécurité en Suisse, rédigées par le conseiller administratif Pierre Maudet. Et en passant, autre détail, sachez que le radical se représente à sa propre succession au Conseil administratif de la ville de Genève. Hasard du calendrier politique probablement, ne soyons pas mauvaise langue.

Ce rapport intitulé modestement ‘’le vrai rapport’’, dresse le bilan et les issues de la politique en matière de sécurité. ‘’ La plus grande menace pour la Suisse, c'est Ueli Maurer''.

Le ton est d’ores et déjà donné en page 4. Le texte sera véhément. Disons-le franchement, pour Pierre Maudet, le Conseiller fédéral est tout simplement nul.

‘’C’est vrai, admirer Ueli Maurer revient à aimer le Rivella’’ aurait-il pu rajouter dans une remarque acrimonieuse, faute de n’être pas encore à Berne.

Je ne jugerai pas ici de l’essence même du projet, tout est sujet à débat : l’abolition de l’obligation de servir, un département fédéral de la sécurité, la réduction des forces à 20'000 hommes. Je constate juste que parler de sécurité se résume souvent mais pas toujours, pour ceux à droite de l’échiquier politique à trouver des coupables, et à gauche, de chercher des causes. J’avoue, l’analyse est manichéenne, mais elle a le mérite d’éclairer les propos qui vont suivre.

Qu’on soit d’accord ou pas sur les idées lancées par Pierre Maudet, elles ont le mérite de ne pas se résumer à un seul facteur. Le domaine de la sécurité est un domaine complexe, transnational. Il est pluridisciplinaire, il touche à de multiples domaines: économie, politique migratoire, législation, répression, intégration, environnement urbain, armement, internet, peur, sentiment, médias.

Corollaire : lutter contre l’insécurité, elle-aussi, est une croisade complexe.

Alors comment, en tant qu’homme politique, doit-on communiquer sur ce domaine aussi sensible ? On l’a vu, nul ou presque ne se risque dans la nuance des propos, c’est vrai, c’est chiant. Quant certains habitants des Pâquis parlent ‘’d’enfer’’, on ne leur répond pas par des explications sociales ou par l’apparition divine de médiateurs de rue, mais par des réponses concrètes.

C’est vrai également, les élections et les votations se gagnent plus facilement à coup de slogan. Il vaut mieux dénoncer les accords de Schengen, renvoyer les criminels dans des cercueils ou voter un crédit pour l’installation de caméras de vidéo-surveillance, que de s’aventurer dans un véritable programme, dans un contenu autre que l’action ponctuelle ou réactive.

La force d’un véritable homme politique, c’est une communication accessible à tous, c’est aussi des prises de position fortes, quitte à en fâcher plus d’un. C’est faire appel à des slogans percutants pourquoi pas. C’est aussi avoir l’intelligence d’éviter les effets d’annonce et autres ‘’mesurettes’’.

L’intelligence politique, c’est souvent l’art du détail et la clarté de propos. C’est préférer le mille-feuille au Rivella. Comme autant d’allumettes inopinément frottées dans le noir.

17/01/2011

Au Rivella, on préférera le mille-feuille

Rivella.jpgPolaroïd 18 : 55

''La plus grande menace pour la Suisse, c'est Ueli Maurer''.

Propos signés de la main de Pierre Maudet, Conseiller administratif en ville de Genève. Accessoirement candidat à sa propre succession aux prochaines élections communales. C'est vrai, admirer Ueli revient à aimer le Rivella.

Vingt-deux pages pour un rapport modestement intitulé ''le vrai rapport'', en référence à ceux présentés successivement à l'assemblée fédérale en juin et en octobre dernier.

Vingt-deux pages, c'est peut-être court pour redéfinir la politique de sécurité de la Suisse, c'est en tous les cas, vingt-deux fois plus excitant que les centaines de pages accumulées des deux autres rapports rédigés à l'attention du parlement.

Vingt-deux pages et autant d'idées. Nécessaires pour certaines (cyber-criminalité, collaboration avec l'UE, département fédéral de la sécurité), surtout en 2011.

Le domaine de la sécurité est complexe, transnational. Corollaire: les causes de l'insécurité sont multiples.

On espère que ce rapport du Conseiller administratif résonnera ailleurs. Qu'on partage les idées ou pas, il est nécessaire d'en débattre. Autrement qu'en effets d'annonce, en pose de caméras de vidéo-surveillance, ou en retrait des accords de Schengen-Dublin.

Au Rivella, on préférera le mille-feuille.

08/12/2010

La Sainte Trinité. Ensemble, évidemment

17 ANONYME TRINITE TERRESTRE.jpgLa Trinité de l’Entente à Genève à Chaud.

‘’Je ne tiens pas à gérer les acquis, mais développer les atouts [Genève]’’ Pierre Maudet.

‘’Le prix ma campagne ? 300'000 francs.’’ Michel Chevrolet.

‘’ Je propose de lancer des assises de la sécurité’’. Florence Kraft-Babel. ‘’Des assises, n’est-ce pas ce que l'on fait quand on a justement rien à dire, quand on est pas sûr ? ‘’ Pascal Décaillet.

Unie, dynamique, ensemble, évidemment.

Le père, le fils et le Saint-Esprit. A vous d'y attribuer des noms, cela devrait être un jeu d'enfant!