27/06/2011

Mauro Poggia a osé

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Mauro Poggia était l’invité de notre rédaction ce matin. Avec toute la lucidité qui caractérise la branche non sanguine du MCG, l’avocat aura expulsé ceci : ‘‘La nuance est souvent plus compliquée que le slogan’’.

On ne peut que lui donner raison!  Douce réminiscence d'un 15 mai et d'un slogan: ‘‘A force de faire ch… les Genevois avec les pistes cyclables, bloquons les 70'000 voitures de frontaliers’’.

20/12/2010

Pas crédible, dixit René Longet

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On apprend ce matin dans le Temps en page 8 que le Parti Socialiste genevois ''change d'approche'' en matière de sécurité. C'est bien.

Le PS veut gagner ''de la crédibilité'' sur ce terrain, terrain qu'il avait abandonné pendant de nombreuses années. C'est vrai, ''intégration'' et ''répression'' dans une même bouche, ont de quoi transformer son locuteur en un parfait schizophrène.

A l'aube de nouvelles élections, on sent bien la fébrilité d'un parti souvent incompris (on pense à son refus de soutenir la baisse des impôts, en votation en 2009), d'un parti perdant (la gifle des élections au Grand Conseil), d'un parti qui tente de monter lui-aussi dans le train. Parfait.

Oui le PS peut parler de sécurité. Oui le PS peut enfin évoquer le mot ''criminalité'' sans évoquer le mot ''étranger'', le terme ''migrant'' fera l'affaire. Le PS peut même s'aventurer sur le thème de la vidéosurveillance.

Un programme? Fantastique, même si son contenu, tel que présenté dans le quotidien, sent le plagiat, d'autres crieront probablement au suivisme ou à l'opportunisme. On attendra la version finale de la feuille de route.

Monter dans le train? Passer des mots aux actes risque d'être un peu plus compliqué. Bon, c'est vrai, on peut faire semblant. D'autres le font bien, aussi.

09/12/2010

Genève: rive droite ou rive gauche?

Lac.jpgEditorial Radio Cité Genève, 9 décembre 2010

Genève.

Genève est une ville fantastique, multiculturelle ou ‘’multikulti’’ comme disent nos amis germanophones. Genève est riche, pas d’argent évidemment, mais riche de gens différents, des gens d’ici bien sûr, des gens de là-bas aussi, et enfin des gens vraiment d’ailleurs, les vaudois par exemple. Comme aime nous le rappeler notre mairesse Sandrine S., avec tellement de sensibilité, d’ouverture et de compassion, ‘’ Genève est une ville cosmopolite et métissée, qui, dans la tradition de l’accueil et du refuge, s’est construite avec les étrangers, qu’elle a su intégrer ’’. Indigeste mais tellement beau, Sandrine.

Genève est habité par une mystérieuse population : le genevois. Comprenez par là, celui qui habite le canton de Genève, et non pas le genevois pure souche, puisqu’à force de métissage ou d’exil en valais, ce spécimen a quasiment disparu de nos contrées.

Il existe deux types de genevois : le genevois rive droite, et le genevois rive gauche.

Tous les séparent. Un lac déjà, c’est le lac de Genève. Seuls quelques mouettes bavardes, des cygnes gris, et des silures sont accrédités à passer d’une rive à l’autre. Ne vous en faites pas, un pont sponsorisé par la fondation Wilsdorf sera bel et bien construit en 2073. Il portera le nom suivant : le Ferrazino’s bridge, construit en crottes séchées de Laponie, et en fer rouillé, importé d’un ancien complexe minier de Chelyabinsk, charmante petite bourgade de Russie.

Tous les séparent, notamment en termes de mœurs. A droite, on se reproduit avec ses semblables, un peu comme dans le haut-valais. A gauche, on fait quelques infidélités en s’acoquinant parfois d’une étudiante russe de la Servette, d’une stagiaire avocate bulgare des Pâquis ou alors d’un homosexuel colombien de la Jonction. En matière d’achat, à droite, très très pauvre: Denner, très pauvre, c’est la Migros, un peu moins pauvre c’est la COOP, et enfin pour ceux qui ont grimpé socialement, le graal de la réussite sociale : la Placette.

A Gauche, c’est une évidence : le Grand-Passage.

En matière culturelle, là aussi, les habitudes ne sont pas les mêmes. L’un préfère un bon vaudeville ''popu'' au théâtre de Carouge, l’autre ne jure que par la Comédie, histoire de ronfler tranquillement sans avoir à parler à sa femme. Le jeune ‘’rive droite’’ va se droguer à l’Usine, se saouler à la Sportive, ou alors, s’il a fait des études, avaler un café et réciter du Gainsbourg au Remor. Le jeune ‘’rive gauche’’, lui préfère le Java, champagne et bonne musique, les conversations philosophiques. Et s’il n’a pas trop d’argent, existe toujours la SIP, où il pourra, sans trop de difficultés, rencontrer une jeune puplingeoise de bonne famille, pas d’assez d’argent pour s’acheter une Audi TT, elle aussi.

Alors qu’ont-ils en commun ? Ils râlent.

Ils râlent tout le temps, pour n’importe quoi. Une piste artificielle de ski inaugurée au moment même où l’on célèbre la journée mondiale du climat, les TPG qui ne sont même pas foutus d’assurer leur travail, le seul jour de l’année, où on a besoin d’eux, l’infecte décoration de l’île Rousseau, les suisses-totos qui ne votent pas comme nous, la hausse du prix du billet du bus (c’est vrai en comparaison de Paris ou de Londres, c’est vraiment trop cher !), la Migros de Florissant qui est vraiment plus chouette que celle des Charmilles, ou encore, les dealers qui nous empoisonnent la vie. C’est vrai, on en croise souvent du côté de Cologny.

Vous voyez, c’est tellement facile de voir la vie en clichés. C’est arrangeant, c’est commode, c’est réducteur, c’est parfois drôle. En tous les cas, ça nous simplifie grandement la vie, parce que parler en nuances, en degrés, en incertitudes, ou encore en doutes, c’est beaucoup trop éreintant pour notre cerveau.

 

Crédit Photo: Anne-Laure Martin

18/11/2010

Supercalifragilisticexpialidocious

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L'Etat veut acheter le terrain et le bâtiment du MOA Club pour 14 millions, 19'639 m2.

Mark Muller, Nicolas Grange, Olivier Jornot, Michel Chevrolet, tous présents à un point presse du gouvernement.

Tous ensemble. Pour dynamiser Genève évidemment.

 

 

 

 

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Eric Stauffer poursuivi par le CF sur plainte de la Libye.

Sans rappeler ceci (http://olivierfrancey.blog.tdg.ch/archive/2010/10/27/il-n...)

(...) Une option: et si un guide de la révolution libyenne décidait, dans un éclair de génie, pour le coup, avec autant de remous politiques et médiatiques, de s’emparer du sujet?  Le rire de la hyène résonne encore, Eric Stauffer aura réussi son coup. Nous, nous nous sommes rassurés. (...)