07/02/2011

Comme un lundi

439.jpgPolaroïd 19 : 07

Comme un lundi 7 février.

08:07 Tribune de Genève: Lire en page 19 qu'Isabel Rochat ne sait pas pourquoi le nombre de détenus chute à Champ-Dollon.

18:35 Plate-forme des blogs de la Tribune de Genève: Assister à un pugilat verbal entre Boris Drahusak et Michel Chevrolet sur la nature des investissements.

18:44 Plate-forme des blogs de la Tribune de Genève: Lire Antoine Bertschy, supputant que les fuites de la Commission de Gestion de contrôle pourraient provenir d'un exécutif.

19: 05 Genève à Chaud, Léman Bleu: Entendre Thierry Oppikofer suspecter Christian Grobet d'être à l'origine des ''villas à 950 .-''.

 

Je comprend mieux la déclaration du président du syndicat de police ce matin, 07:14 sur Radio Cité Genève:

''les policiers n'arrêtent plus''.

Bien évidemment, sans une feuille d'avis officiel, pour vérifier l'une, et une seule, de ces informations.

15/12/2010

Michel contre Boris. Et vice versa.

David.jpgMichel contre Boris. Et vice versa.

Ce dernier accuse l'autre de ne pas refuser de s'acoquiner avec l'UDC. Et d'en profiter au passage de rappeler que ''Marine Le Pen félicitait chaudement l'UDC (..) et Oskar Freysinger''.

Oser comparer la frappe de force de l'UDC suisse dans la campagne sur le renvoi des étrangers criminels avec l'UDC genevoise, qui organise des soirées ''découvertes'' au Francis? Il fallait oser. Là-aussi, Monsieur D. maîtrise le grand écart.

Quant au premier qui accuse ce dernier de toujours occuper un poste de conseiller dans le département des affaires culturels? Que dire. Devra-t-il alors renoncer de débattre avec Monsieur Pagani et Madame la Mairesse Salerno?

 

Et à vous lire, Monsieur D. ''Non, il ne m’appartient pas de juger les alliances de mes adversaires politiques'' et vous Monsieur C. ''IL NE M'APPARTIENS PAS DE JUGER LA STRATEGIE DE MES ADVERSAIRES !'',

ne reste qu'une conclusion: la campagne, elle, ne commence pas de travers!

 

 

11/11/2010

Vous reprendrez bien un peu de dynamite?

Valseuses.jpgÉditorial Radio Cité Genève, 11 novembre 2010

«Ensemble, dynamisons Genève».

Voilà, c’est le slogan de campagne de Michel Chevrolet, candidat à l’exécutif de la ville, présentement directeur d’une agence de communication, ancien directeur et rédacteur en chef de Léman Bleu, présentateur-à-son-insu-humoriste d’une émission sur une télévision locale en quête d’argent ou d’économies, c’est selon, ancien journaliste à la RSR, et accessoirement, dans ses idéalistes années d’éphébisme, président des jeunes du parlement de Meyrin.

Mais jeune, il l’est toujours, à voir ses efforts déployés pour sauver sa boite de nuit fétiche et non pas SM, le MOA Club.

« Ensemble, dynamisons Genève », c’est aussi ce qui trône, sur le « nouveau » site internet que le candidat a lancé hier, à grand coup de communiqué. Le PDC est donc fortement présent sur la toile : MichelChevrolet.ch, mchevrolet.blog.tdg.ch, espace-chevrolet.ch ou encore facebook.com/michel.chevrolet.

Bien.

Dans le même temps, on ne peut, sauf atteint de mauvaise foi, critiquer l’omniprésence du personnage un peu partout. SamiKanaan.ch n’existe pas, BorisDrahusak.ch non plus. Et pour ceux qui ne les connaîtraient pas, sachez que ces deux illustres inconnus sont également candidats au même poste. Sauf que eux, ont décidé dans la plus grande machination, dans la plus haute forme de machiavélisme (à croire qu’ils ont pris des cours avec d’autres dont les noms seront passés sous silence ici), ont décidé d’attendre le dernier moment pour se lancer dans la bataille.

On se pourlèche déjà les babines, imaginez : des lancers de ballons à leurs effigies, des cartes postales au couleur du parti, des clefs USB, 16 go, promis à toute électeur leur étant favorable, et enfin, roses offertes à toutes les dames, graine de ficus à tous les hommes.

Seul problème, me direz-vous, c’est la différence de moyens financiers dans cette campagne, c’est vrai, je le regrette amèrement, j’imagine que Michel Chevrolet aussi. L’homme est noble, un combat déséquilibré lui donnerait, à coup sûr, de l’urticaire, se battre à armes égales fait parti de ses sacro-saints principes.

Bon, c’est vrai, pour sa défense, et il faut le rappeler, notre candidat n’est pas libéral, il est PDC! C’est tout le problème.Ouste la manne financière des notables genevois! Ouste les bas de laine des promoteurs immobiliers!  Ouste les deniers des banquiers!

Ne lui reste que ses œuvres d’art qu’il expose dans sa galerie, 5 rue du Diorama, 1204 Genève. Il lui faudra en vendre, du Newton, du Botero, ou encore des poèmes originaux de Soli Pardo, l’album de bonnes blagues dédicacé de Guy Mettan, le manuscrit des voyages de Laurent Moutinot, et enfin, masterpiece, un extrait tamponné à l’aigle, de la quittance d’achat d’un sauna équipé en jets puissants d’Eric S.

Vous n’êtes pas sans savoir, que nous avons souvent houspillé le godelureau trentenaire sur nos ondes. On taquine. On tacle. Parfois on fait mouche, et le candidat nous annonce qu’il ne nous parlera plus. Parfois, on se trompe en qualifiant l’animal de « fêtard », alors qu’il est rentré dans les ordres.

Mais le problème est simplissime. Quand il n’y a qu’un coureur dans le couloir, qu’un Travolta sur la piste, et que les autres sont dans les starting-blocks ou au bar en train de charmer une pianiste libérale… et bien, facile: pas besoin de traquer la bête, elle s’offre à vous.

Alors, de deux choses l’une.

Soit le coureur se trompe, et ce n’est pas un 100 mètre qu’il courre, mais bien un décathlon, auquel cas, notre athlète risque fortement, sauf dopage, de finir essoufflé.

Soit, c’est bel et bien un sprint, auquel cas on invitera les retardataires à arrêter de s’échauffer.

Et de conclure par ces paroles, Monsieur C.

« Ne faites pas attention à ce que dit la critique : on n'a jamais élevé une statue, à un critique »