30/03/2011

La symétrie

pic-2.jpgPolaroïd 19 : 05

Carlos Medeiros contre Sandrine Salerno, sur le plateau de Genève à Chaud sur Léman Bleu.

L’opinion contre les chiffres, la volonté contre les faits. L’un à l’épiderme, l’autre à l’argumentation. La simplicité contre les circonvolutions.

La symétrie. Pure et parfaite.

17/02/2011

De l'idée d'un média romand de droite

img254685.jpgPolaroïd 11 : 35 De l'idée d'un média romand de droite.

Deux articles se sont prononcés sur cette question ce matin, sous la plume de Christophe Passer dans l'Hebdo, et de Yelmarc Roulet dans le Temps.

Une ''Weltwoche'' romande, alimentée par Uli Windish, Pascal Décaillet, Phillippe Barraud, Marie-Hélène Miauton, Oskar Freysinger et Marc Bonnant pourquoi pas?

Qu'en penser?

On attend avec impatience les réactions: les rires, la moquerie puis le venin, les crachats, l'appel au meurtre.

A chacun son idée du journalisme. Mais être de droite n'implique pas de ne pas donner la parole à l'autre. L'inverse étant également vrai. On peut, tout autant, être parfaitement schyzophrène.

Reste qu'au final, je choisirai celui qui s'affiche à celui qui se déguise, la nudité au travestisme, l'esprit de brûlure à celle de l'eau tiède. Parce que livrer l'information, c'est déjà prendre parti. Il suffit désormais de l'assumer. Qu'on soit de gauche, de droite, valaisan, genevois, amateur de petite arvine ou de Laphroaig. C'est ce qui différencie le journalisme d'opinion de la brève de l'agence télégraphique suisse.


01/02/2011

Antonio H. VS Christian L. VS Pascal D.

001226bb_medium.jpegPolaroïd 13 : 00

Je constate (dans la plus grande des délectations) avec quelle fougue, quelle verve les esprits se sont échauffés suite au billet fortement inspiré, pour ne pas dire inhalé, de mon confrère, Pascal Décaillet sur le voyage du frère Antonio en Tunisie.

Je constate surtout avec quelle maîtrise du machiavélisme dans sa forme originel (celle de Nicolas), le journaliste a suscité la cinquantaine de commentaires sur le profil du Vert genevois.

Bien entendu, celui que certains appellent déjà le Maître, aura eu raison de laisser les langues se délier et les plumes couler, puisque personne ne semble avoir pris le temps de questionner le principal intéressé. Une sorte de Grand Architecte, mais sans compas ni équerres.

 

12/01/2011

Politiquement correct?

rebel-without-a-cause3.jpgEditorial Radio Cité, 12 janvier 2011

Le politiquement correct, c’est quoi ?

C’est en tous les cas ce que souhaite un peu plus Patrice Mugny, Conseiller Administratif de la Ville de Genève. Il s’exprimait hier matin, à peu près à la même heure, sur les ondes d’une radio de service public, ''gargantuesquement'' subventionnée, la RSR. Le magistrat en charge de la culture et sur le départ, a vivement déploré le sort réservé aux hommes politiques, notamment durant l’émission phare de la Schweizer Fernsehen Eins, l’émission Arena. Pour Patrice Mugny, les politiciens se font parfois, je cite, traiter ‘’comme de la merde’’.

A l’ancien rédacteur en chef du Courrier de prendre à parti, le journaliste Pascal Décaillet et le sociologue Uli Windisch, qu’il affuble du terme ‘’pseudo intellectuel’’. Il les accusent, de créer un ‘’autre politiquement correct’’ à force de critiquer justement le ‘’politiquement correct’’ dont on aurait l’habitude. En clair, le politiquement incorrect d’autrefois devient le politiquement correct d’aujourd’hui.

Loin de moi, l’idée, ne serait-ce qu’infime, de prendre la défense des uns ou de l’autre, les comptes se règlent dans l’intimité, et on la souhaite chaude.

Non. La question de savoir ce qui est politiquement correct ou pas, a ressurgi, pas plus tard qu’en novembre dernier, lorsque le peuple s’est prononcé sur une certaine initiative sur le renvoi des étrangers criminels.

A l’époque, deux sons de cloches ou d’appel à la prière avaient alors résonné : de l’un, il fallait respecter l’omnisciente volonté populaire, de l’autre, il fallait s’indigner. Pour certains, il était justement devenu ‘’politiquement très incorrect’’ de bafouer la démocratie en affirmant que le peuple, bien que souverain, était tout simplement, crétin. Pour les autres, il était devenu, au contraire, ‘’politiquement incorrect’’ d’affirmer que l’UDC avait démocratiquement remporté le scrutin. Vous l’aurez saisi, ce que l’on appelle le ‘’politiquement correct’’ est un point de vue duquel on se place, un curseur qui est souvent du côté de la majorité.

Hors la majorité, aujourd’hui, elle dérange, elle agace, elle suscite de l’urticaire, à en croire la réaction des vaincus du 28 novembre dernier. Aujourd’hui, le premier parti de Suisse, c’est l’UDC. Est-ce le parti politiquement correct d’aujourd’hui? Je n’en sais rien, le terme ‘’correct’’ est une valeur normative.

Retournons à nos moutons, très Cher Monsieur Mugny. Vous avez, bien évidemment, le droit de fustiger le traitement réservé aux hommes politiques, c’est vrai, le respect n’a pas d’âge et d’époque ; c’est vrai également, vous avez le droit de vous en prendre à ces journalistes qui gâchent le plaisir du travail acharné des notables qui en leur âmes et conscience consacrent, bien évidemment, leur vie à satisfaire le citoyen ; vous avez également le droit enfin, de ne lire ni les journaux, ni d’écouter la radio.

Je me permettrais juste de vous rappeler cette époque où vous aussi, vous étiez membre actif d’une certaine culture alternative, journaliste engagé, puis politicien de combat. Cette époque édénique où le politiquement incorrect vous semblait être une qualité. Cet éden que vous semblez avoir abandonné. Un peu comme un jeune acteur brûlant les planches pour exister, qui à force de côtoyer les étoiles aurait cessé de tourner les yeux vers le public et lui-même.

Le politiquement incorrect s'oublierait-il avec le pouvoir?

Le rideau s’est fermé. Votre dernière saynète avec. Bon vent à vous. Monsieur Mugny.

08/01/2011

Le fait ''divers'' ou d'hiver, c'est selon.

pic.jpgLe fait ''divers''. Expulsée à 91 ans.

Vous m’en voyez désolé. Mais la beauté de ce que l’on appelle le ‘’fait divers’’ réside dans son universalité. Dans l’exemple qui rassemble le ‘’tout’’.

Elle s’appelle Noëlla Rouget. A 91 ans, elle s’est vue expulsée de son logement. L’information nous était alors parvenue du blog de Pascal Décaillet, hébergé par la Tribune de Genève et repris par le même journal deux jours plus tard.

Nous sommes le vendredi 28 décembre 2010, le quotidien publie l’information en page 15.

 

©TdG

Loin de moi l’idée de relativiser le drame qu’aurait pu vivre cette nonagénaire. La douleur ne se chiffre pas. Je m’étonne néanmoins dans le traitement médiatique de cette affaire.

De un, la parole n’a pas été donné au ‘’méchant’’ propriétaire ‘’expulseur de grand-mère’’. Aucune trace, aucune voix, rien. Pourtant, on aurait vivement souhaité l’opinion du vil expropriateur.

De deux, il me semble qu’on attise la sympathie du lecteur par le fait de mentionner que la dit-dame soit une ancienne rescapée du camp de Ravensbrück. Surtout quand cette information n'est jamais développée. En quoi le fait d’être rescapée d’un camp devrait-il interférer dans le cas d’une expulsion ?

N’aurait-il pas été judicieux de mentionner toutes ces personnes, âgées ou pas, héroïnes ou pas, rescapées ou pas, qui se font expulser de leur appartement après y avoir passé de longues années ?

Nul doute qu’une rescapée est plus ‘’vendeuse’’ et insoutenable qu’un anonyme grand-père. Nul doute.

Mais vous avouerez que c’est à la fois, partial, racoleur, et injuste. Pour toutes les autres voix. Celles qui se taisent. Celles qui s’oublient et se noient. Celles qui n’intéressent personne.

 

Le fait divers est précieux. Quand il est universel.

08/12/2010

La Sainte Trinité. Ensemble, évidemment

17 ANONYME TRINITE TERRESTRE.jpgLa Trinité de l’Entente à Genève à Chaud.

‘’Je ne tiens pas à gérer les acquis, mais développer les atouts [Genève]’’ Pierre Maudet.

‘’Le prix ma campagne ? 300'000 francs.’’ Michel Chevrolet.

‘’ Je propose de lancer des assises de la sécurité’’. Florence Kraft-Babel. ‘’Des assises, n’est-ce pas ce que l'on fait quand on a justement rien à dire, quand on est pas sûr ? ‘’ Pascal Décaillet.

Unie, dynamique, ensemble, évidemment.

Le père, le fils et le Saint-Esprit. A vous d'y attribuer des noms, cela devrait être un jeu d'enfant!

 

13/10/2010

Comment Belzébuth aime à se cacher dans le détail

Devil.jpgPolaroïd 20 : 28

Le Diable ou comment Belzébuth aime à se cacher dans le détail.

Le Diable s’est caché cette semaine. Le Diable est malin, il se sait se travestir, usurper l’apparence du noble, mais il sait surtout se faire oublier, « passer inaperçu » dira-t-on. Le Diable aime jouer. Quel hasard, nous aussi.

Pascal Décaillet, sur son blog, révèle qu’une figure de l’extrême gauche, Tobias Schnebli, va recevoir 20'000.- francs de la ville de Genève, dans le cadre d’une « étude sur la Genève internationale », liée aux 60 ans des Conventions de Genève.

Le journaliste relève « l’intéressante structure du vote » qui a mené à cet investissement.

 

Pour le mandat de CHF 20'000 à Tobias Schnebli

* Rémy Pagani (Solidarités)

* Patrice Mugny (Verts)

* Pierre Maudet (Radical)

Contre le mandat de CHF 20'000 à Tobias Schnebli

* Manuel Tornare (PS)

* Sandrine Salerno (PS)

 

Si Belzébuth s’est caché dans la structure, Azazel lui s’est caché ailleurs.

Comment un membre du Collectif Urgence Palestine peut-il être l’auteur d’un rapport, d’une étude sur la Genève internationale en rapport avec les 60 ans des Conventions de Genève ?

Non pas que je doute de la sincère et profonde objectivité de Tobias Schnebli mais aux vues des jets d’eau bénite que le camarade risque d’essuyer, ne devrait-il pas tout simplement éviter d’empoigner la plume ?

Ou alors je n'ai rien compris, mais qu'on m'explique, que Diable!