01/09/2009

Le navire sans capitaine... ou sans équipage, c'est selon.

 

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Premier septembre 2009,

Un anniversaire. Une révolution. La révolution libyenne. Quarante années. A Tripoli, on festoie dignement. Les petits suisses attendront.

Bonne nouvelle, jamais autant des bagages n'auront aussi bien voyagé. Business Class dans un Falcon du Conseil Fédéral. Sabrons le champagne, à huit mille francs l'heure, les bouchons seront nombreux à voltiger dans les airs.

Enfin.

Des questions. Incorrects.

Retenus en Libye en 2008 ou retenus à Beyrouth en 1985... tous otages?  Jamais la langue française n'aura été aussi pauvre. J'aurais préféré "séquestration".

J'attendais l'article du quotidien orange. Il n'est pas venu. Encore une question: peut-on être Conseiller Fédéral et partager l'étude d'un homme qui défend les intérêts libyens? Vous le savez, ce n'est qu'une question de temps.

Enfin. Il n'attendait que cela. La Suisse le lui donne sur un plateau d'argent.

"Saisie de larmes et de stupeur, la Nation les interpelle, elle demande: mais qui donc êtes-vous?"

On le lâche, on l'abandonne. On nous avait dit un jour: ne lave jamais ton linge sale en public.  Ils l'ont fait. Ils le font.

Elections en vue? Peut-être.

A choisir un navire sans capitaine, ou sans équipage.... j'ai fait mon choix.