11/04/2011

Mise au Coin

pic-1.jpgPolaroïd 21 : 21

J’aurais aimé vous dire à quel point la dernière émission ‘’Mise au Point’’ de la Télévision Suisse Romande est un chef d’œuvre.

Vous dire à quel point les neuf (j’ai compté) éternelles secondes de silence de Michel Chevrolet sont jouissives. A la question du journaliste : ‘’est-ce que vous avez un conseil à donner aux gens qui cherchent un appartement maintenant’’, le candidat PDC répond avec la plus grande des impuissances: ‘’euh, mmmh, euh, c’est dur, c’est dur pour tout le monde’’. ‘’Blocage, blocage, blocage’’ de l’organe vocal, aurais-je perfidement envie de rétorquer.

J’apprends également, ô stupéfait, de la propre bouche de l’intéressé qu’il appartient ‘’à la classe moyenne’’. C’est vrai mon bon Monsieur: ‘’c’est dur, c’est dur pour tout le monde’’.

Vous dire qu’Abdallah Chatila, promoteur autoproclamé d’un gigantesque complexe immobilier, justifie les deux appartement réservés au maire de Cologny avec l’argumentaire suivant : ‘il a eu l’intelligence de venir vers moi, en me disant : Monsieur Chatila, s’il vous plaît, le jour où vous avez quelque chose à vendre, mettez moi sur la liste, et c’est là que j’ai eu l’idée de créer une liste’’. Suis-je si naïf ? Quelle merveilleuse idée, Monsieur le Maire, d’avoir eu l’outrecuidance d’insuffler l’idée d’une liste au promoteur momentanément cérébralement défavorisé!

Enfin vous dire que le reportage de Mise au Point sur ‘’ces logements que vous pouvez posséder si vous avez des relations’’ aurait pu se passer d’images. Un seul titre aurait suffi. Quelques mots contre douze minutes. Une onomatopée contre un plan de la Porsche Cayenne du diamantaire.

Avec en note de bas de page : ‘’si vous avez plus de 700'000 francs’’. J’aurai aimé. Mais ne vais pas.

28/03/2011

Le Bestiaire

10_animaux.jpgBillet d'humeur, Radio Cité Genève, 28 mars 2011

Mémento à l’usage de l’électeur genevois.

Entendez par genevois, celui qui habite en ville de Genève, parce qu’à en croire l’actualité des communes (une partouze politique à Vernier, une affaire sodomite à Onex), rien n’indique que l’actualité n’ait déjà foulé l’herbe humide de Jussy, Veyrier ou encore Puplinges, si ce n’est d’étranges soirées déguisées où une jeune sosie de Marine Le Pen fait claquer une cravache sur le derrière rougeaud d’un canasson aviné.

A croire également que l'actualité ne foule plus, non plus, le parquet de l'Hôtel de ville, fief et bastion d'un Conseil d'État qui ne communique que pour nous annoncer le retour, tel un phénix, du brochet dans le lac Léman.

A toi, très Cher électeur, enfin surtout si tu es PDC, je t’offre ce matin un bestiaire des dix candidats au Conseil administratif. Un recueil éclairé et objectif des animaux qui hanteront peut-être tes quatre prochaines années. Alors oublie l’onanisme nocturne de l’électeur hésitant, saisi-toi d’un crayon et d’une gomme, n’hésite pas à biffer, rayer, barrer, raturer, corriger même, celles et ceux que tu jugeras indigne de ta voix.

Pierre Maudet. Meilleur élève de sa volée, c’est celui qui, au premier rang des pupitres, levait la main pour répondre aux questions. Moi Monsieur ! Moi Monsieur ! C’est l’étudiant irritant, celui qui t’a volé la première place et ta première copine, même si aujourd’hui, il t’apparaît plus proche de ton grand-père que de tes amis, certes. Néanmoins, tu peux toujours compter sur lui, lorsqu’il s’agit de débarrasser ton grenier, de faire le ménage ou d’exécuter un groupe de musique tzigane qui t’interprète pour la vingtième fois, la version roumaine de Titanic par Céline Dion, sous tes fenêtres.

Sandrine Salerno. Elle, était à gauche de la salle, à côté de la fenêtre. Elle rêvait déjà, en secret, de rencontrer l’homme de sa vie dans une manifestation pour la dépénalisation du cannabis. Militante, elle l’était déjà en distribuant, à la sortie des cours, des tracts contre ce diktat qu’est la charnelle attirance du corps féminin. Enfin, Sandrine Salerno est réputée pour sa gentillesse et son aptitude à reconnaître ses erreurs.

Sami Kanaan. Le petit garçon en a toujours voulu à ses parents, de l’avoir prénommé du nom d’un héros de dessin animé, et pas le plus réveillé. Rancunier, il n’hésita pas à s’inscrire à un cours de clarinette pour pourrir les oreilles de ceux qui l’ont vu naître. Aujourd’hui, on dit de lui qu’il incarne le changement dans la continuité. Un peu comme si on avait remplacé Sophie Favier de ‘’Ciel, mon mardi !’’ par Victoria de la Roue de la Fortune.

Rémy Pagani. Déjà tout petit, Rémy préférait les jeux de constructions au Monopoly. La rumeur dit qu’il aurait déposé plainte contre le jeu de plateau ‘’Destins’’ parce qu’on ne pouvait devenir que Médecin ou Avocat, il aurait préféré gardien de centrale nucléaire ou ouvrier métallurgiste à la chaîne.

Florence Kraft-Babel. Déjà artiste, ses professeurs ne comprenaient pas toujours ce qu’elle voulait dire. On lui prête déjà des ‘’jeux de mains, jeux de vilain’’ avec Eric Bertinat, qui lui, n’avait qu’une obsession en tête : dénoncer ses petits copains francs-maçons à la maîtresse. Eric Bertinat, qui ne cachait pas sa passion pour les femmes, et de l’utilité de la reproduction.

Reste Carlos Medeiros, qui n’hésitait pas chaque premier août, à porter une kippa de jodleur et à se couvrir d’un drapeau helvétique, tout en se moquant de l’accent argentin du petit Michel Chevrolet. Ce dernier étant réputé pour son amour inconditionnel des boums de fin d’année et pour sa haine du dernier de la classe : Soli Pardo. Lequel n’en avait cure, puisque trop occupé à composer des poèmes lyriques pour la fille du pasteur. ‘’O toi, pacsé infécond’’, poème célèbre que lui empruntera Eric Bertinat quelques années plus tard.

Enfin, petite voix timide sortant du placard, Esther Alder, défendait déjà l’économie solidaire de proximité. Terme incompréhensible soufflé par l’élève redoublant, Boris Drahusak.

Voilà c’est fait, sortez vos crayons! Vous avez 19 jours pour biffer.

16/03/2011

Michel Chevrolet: il n'y a plus le feu au lac

anna_pavlova.jpgBillet d'humeur, 16 mars 2011

Michel Chevrolet.

3'973, c’est le nombre de voix que le candidat PDC à la course à la Mairie de Genève a récolté. Je dis bien ‘’course à la mairie’’ supputant avec une perfide méchanceté, qu’un simple siège de Conseiller administratif ne soit pas suffisant pour satisfaire son ambition stomacale.

3'973, c’est 42 voix de moins que le candidat UDC Michel Amaudruz, à ne pas confondre avec Amoudruz, entreprise de vidange de fosses sceptiques. Non, Michel Amaudruz, lui, est connu pour avoir enfanté une amazone qui choisira toujours les équidés aux génuflexions de mendiants étrangers, Céline Amaudruz. On ne dira pas, ici, du ‘’papa avocat’’ qu’il a brillé dans les médias, l’homme préfère arpenter les couloirs du palais de justice à ceux, sombres et humides du Francis, boîte de nuit réputée pour ses karaokés et ses dames de compagnie.

3'973, c’est également une voix de plus, que Jacques Pagan, pourtant ex-Conseiller national transparent certes, mais connu pour disposer d’une biographie sur wikipédia. Trois lignes exactement suffiront à décrire l’homme d’influence. Trois lignes, c’est aussi une de moins que le non moins célèbre Conseiller national défenseur des droits de l’homme, du suisse-allemand et des ‘’Birkenstock’’ : Antonio Hodgers.

Enfin 3'973, c'est beaucoup moins que le nombre d'amis dont dispose le candidat sur Facebook. On le rappelle: vos amis sur le réseau social ne sont pas forcément vos amis dans la vie réelle.

En tous les cas, Michel Chevrolet est bien entouré, devant et derrière par des UDC. Au final, ne resteront que comme seul point commun : une simple lettre : le ‘’C’’. Le centre de l’un n’étant pas le même que les deux autres.

Bon, arrêtons de parler chiffons, chiffres et des lettres. Michel Chevrolet a été transparent : 320'000 francs provenant de jetons de présence des conseillers PDC. 120'000 francs d’un compte ouvert à la Poste à la manière d'un Julian Assange et alimenté par de mystérieux investisseurs ‘’que je vous révélerai plus tard’’. Coquin!

Pas de quoi affoler l’électeur, le candidat avoue ‘’ne pas avoir promis quoi que ce soit en retour’’. Je le crois. Moi aussi, on m’a déjà donné 120'000 francs pour que je m’épanouisse. ‘’L’amitié n’a pas de prix, pour le reste, il y a visa’’, disait le slogan. Avec un peu de mauvaise foi, le compte est bon : un siège au Conseil municipal (et ils en ont sept), n’aura coûté au parti chrétien, que seulement 63'000 francs. ‘’Bagatelle !’’, dira François Gillet, président du même parti genevois.

Là n’est pas le problème. Le problème, c’est comment expliquer cette inimitié de la populace qui a, avec un acharnement certain, biffé le candidat pourtant fort sympathique ? Quoi ? Qu'ouïs-je? Genève, ville triste ? Pas de vidéos en chantant, ni pin’s, ni soirée pour alimenter ma vie quasi moribonde de genevois protestant ?

Qu’en sais-je ?

Le genevois ne doit pas aimer la politique spectacle, préférer les cols serrés et les cravates droites. A l’équerre la cravate ! Les caravanes doivent lui faire penser à des gens du voyage. Le MOA club et ses jeunes délinquants doivent lui susciter de l’urticaire. Les bagnoles américaines sont trop grosses et polluantes.

Nul aujourd’hui, ne le saura. Reste qu’à l’évidence : ‘’il n’y a vraiment plus le feu au lac’’.

14/03/2011

Petits meurtres entre amis

splash.gifPolaroïd 08:59

Eric Stauffer annonce ce matin, sur nos ondes, lancer deux candidats à la course à l'exécutif de la ville : Carlos Meideros et Soli Pardo.

Cyril Aellen veut, quant à lui, briguer deux sièges. Michel Chevrolet, lui, ne renoncera pas à se présenter au Conseil administratif. ''J'ai fait le score auquel je m'attendais'', a-t-il rajouté ce matin.

Les Verts ne présenteront, vraisemblablement, qu'un seul candidat: Esther Alder, la mieux élue. Reste Rémi Pagani pour la gauche de la gauche, et l'UDC.

Beaucoup de prétendants. Cinq sièges. De la salive, de la mauvaise foi, des unions et des assassinats, l'inceste peut-être? On s'en réjouit déjà.

03/03/2011

Délivrez-nous du mal!

17 RUBENS TEMPTATION OF CHRIST.jpgBillet d'humeur, Radio Cité Genève, 3 mars 2011

Vous m’en voyez désolé, mais j’ai l’impression, ces dernières semaines, de voir le mal partout.

Tenez, par exemple : j’apprends que l’un des candidats à la course au Conseil administratif, le PDC Michel Chevrolet encourage les électeurs étrangers à se rendre dans les bureaux de vote. C’est vrai, qu’après les jeunes, les handicapés, les paquisards, le hockey sur glace, la programmation de l’Usine, les soirées de soutien aux associations, ne manquaient qu’à l’appel : les étrangers.

Je taquine, je taquine, c’est le principe même d’être en campagne.

Alors vous imaginez ma déception, à la lueur du résultat du candidat PDC sur le site smartvote.ch, d’apprendre que le même Michel Chevrolet refusait d’accorder le droit de vote et d’éligibilité au niveau communal pour les étrangers.

Alors de deux choses l’une : soit notre candidat est dyslexique de la souris, soit il préfère que les étrangers votent pour lui, mais sans pouvoir se présenter à des élections. Ce qui serait drôlement malin de sa part.

Autre exemple : un confrère bien intentionné, cela va de soit, me signale qu’une intéressante conférence se donne le 9 mars prochain au Club Suisse de la Presse. Pour les novices, sachez que le Club Suisse de la Presse est un bel endroit, près de l’hôtel Intercontinental, où les journalistes peuvent siroter un verre de blanc et rencontrer des grandes stars qui font la une des médias : Micheline Calmy-Rey, Julian Assange, Michel Platini, même Evelyne-Widmer Schlumpf s’y est rendue, nous affirmant ‘’qu’il n’y avait pas de problèmes avec les étrangers’’. C’était quelques mois avant les votations sur l’érection, ou pas, de tours pointues.

Je disais, le 9 mars, se tiendra une conférence pour présenter le nouveau livre de Guy Mettan et de Christophe Büchi : le dictionnaire impertinent de la Suisse. Super Tip Top !

Seul anicroche: Guy Mettan n’est autre que le directeur du même Club suisse de la Presse. C’est un peu comme si je m’invitais moi-même, sur cette antenne, pour parler de ma propre émission, pour vous dire à quel point je suis formidable, c’est comme si un administrateur de Palexpo organisait ses propres expositions dans ses propres hangars. Le salon de l’Auto au hasard. Comme si c’était le Canton de Genève qui était actionnaire majoritaire de Palexpo. Comme si les équerres étaient en exposition au Salon du Livre.

Bref passons, je vous le disais, je vois le mal partout.

Quant il faut y voir des plumes, j’y vois des objets contendants, de l’encre, du sang, des gens qui toquent à me fenêtre, des car-jackers. Quand il faut y voir des amis, j’y vois des traîtres, quand il faut il y voir des dictateurs, j’y vois des acteurs de cinéma, quand il faut y voir du rouge à lèvres, j’y vois du maquillage, enfin quand il faut y voire des mendiants voleurs-de-poule, ce ne sont que des policiers.

C’est décidé, aujourd’hui, je ne me fierai qu’à une seule chose: les larmes.

07/02/2011

Comme un lundi

439.jpgPolaroïd 19 : 07

Comme un lundi 7 février.

08:07 Tribune de Genève: Lire en page 19 qu'Isabel Rochat ne sait pas pourquoi le nombre de détenus chute à Champ-Dollon.

18:35 Plate-forme des blogs de la Tribune de Genève: Assister à un pugilat verbal entre Boris Drahusak et Michel Chevrolet sur la nature des investissements.

18:44 Plate-forme des blogs de la Tribune de Genève: Lire Antoine Bertschy, supputant que les fuites de la Commission de Gestion de contrôle pourraient provenir d'un exécutif.

19: 05 Genève à Chaud, Léman Bleu: Entendre Thierry Oppikofer suspecter Christian Grobet d'être à l'origine des ''villas à 950 .-''.

 

Je comprend mieux la déclaration du président du syndicat de police ce matin, 07:14 sur Radio Cité Genève:

''les policiers n'arrêtent plus''.

Bien évidemment, sans une feuille d'avis officiel, pour vérifier l'une, et une seule, de ces informations.

24/01/2011

Plus de transparence, pour Michel Chevrolet

cherubin6.jpgPolaroïd 09 : 55

Le candidat au Conseil Administratif de la ville de Genève apportera les chiffres du financement de sa campagne. ''Ils seront publiés prochainement''.

''Je n'ai aucun problème avec la transparence'' s'est-il exprimé ce matin dans la matinale de Radio Cité. ''J'aimerais également savoir comment le MCG finance sa campagne''.

Le candidat PDC estime à 400'000.- environ le montant total de sa campagne.


 

16/12/2010

Le cordon sanitaire de Christophe, Darbellay bien entendu

pic.jpgPolaroïd 18 : 31

RSR, Forum, Michel Chevrolet contre Sami Kanaan:

1) ''A Genève, il y a une gauche agressive et arrogante''. L'humble candidat qu'est Michel Chevrolet n'a jamais approché l'UDC, c'est à la base de décider un rapprochement''.

2) ''Une alliance avec l'UDC est purement mathématique''.

3) ''Vous [la gauche] nous forcez à faire ce genre d'alliances''.

4) ''L'UDC vaudoise ou bernoise est tout à fait fréquentable''.

Michel Chevrolet tutoie Sami, tout en parlant de lui-même à la troisième personne.

Ceci étant dit, combien des quatre citations ci-dessus sont-elles tout à fait véridiques? Corollaire?

 

Pendant ce temps, Christophe D. parle de ''cordon sanitaire'' pour expliquer son rapport à l'UDC.

15/12/2010

PDC et UDC en ont commun un D.

PerseeAndrom.jpgPolaroïd 19 : 12

Céline Amaudruz, Genève à Chaud, 19:04: " Oui, Michel Chevrolet souhaite un rapprochement avec l'UDC en vue des élections municipales en ville de Genève".

Le parti et l'union. Le christianisme et le centre.

PDC et UDC ont en commun un mot, et un seul. Enfin en français.

Un peu comme les métamorphoses d'Ovide?  Ou le Bruit et la Fureur de Faulkner? Non, voyons.

 

 


Michel contre Boris. Et vice versa.

David.jpgMichel contre Boris. Et vice versa.

Ce dernier accuse l'autre de ne pas refuser de s'acoquiner avec l'UDC. Et d'en profiter au passage de rappeler que ''Marine Le Pen félicitait chaudement l'UDC (..) et Oskar Freysinger''.

Oser comparer la frappe de force de l'UDC suisse dans la campagne sur le renvoi des étrangers criminels avec l'UDC genevoise, qui organise des soirées ''découvertes'' au Francis? Il fallait oser. Là-aussi, Monsieur D. maîtrise le grand écart.

Quant au premier qui accuse ce dernier de toujours occuper un poste de conseiller dans le département des affaires culturels? Que dire. Devra-t-il alors renoncer de débattre avec Monsieur Pagani et Madame la Mairesse Salerno?

 

Et à vous lire, Monsieur D. ''Non, il ne m’appartient pas de juger les alliances de mes adversaires politiques'' et vous Monsieur C. ''IL NE M'APPARTIENS PAS DE JUGER LA STRATEGIE DE MES ADVERSAIRES !'',

ne reste qu'une conclusion: la campagne, elle, ne commence pas de travers!

 

 

08/12/2010

La Sainte Trinité. Ensemble, évidemment

17 ANONYME TRINITE TERRESTRE.jpgLa Trinité de l’Entente à Genève à Chaud.

‘’Je ne tiens pas à gérer les acquis, mais développer les atouts [Genève]’’ Pierre Maudet.

‘’Le prix ma campagne ? 300'000 francs.’’ Michel Chevrolet.

‘’ Je propose de lancer des assises de la sécurité’’. Florence Kraft-Babel. ‘’Des assises, n’est-ce pas ce que l'on fait quand on a justement rien à dire, quand on est pas sûr ? ‘’ Pascal Décaillet.

Unie, dynamique, ensemble, évidemment.

Le père, le fils et le Saint-Esprit. A vous d'y attribuer des noms, cela devrait être un jeu d'enfant!

 

Le ridicule ne tue pas, non!

Le ridicule ne tue pas.PDC.jpg

Non. Non. Non. Il ne tue pas. Et il permet même de gagner des votations et des élections ! Démonstration.

Tenez, regardez. Le Parti Socialiste genevois avait réalisé quelques petites vidéos, hilarantes, il faut le dire, pour soutenir le non à l’extension des horaires des magasins. Résultat : victoire dans les urnes!

 

 

Autre exemple : Oskar Freysinger publie ses poèmes sur un Iphone:

La coquette cocotte,

N’a pas une minute,

Car la sotte fricote,

Avec un coq en rut.

 

Un coq en pâte de crête,

Le plus ultra des nec,

La cocotte caquette,

Pour un pète-sec à bec.

Résultat : une initiative plébiscitée par le peuple!

Et puis hier, alors que j’écoutais avec intérêt le même Oskar Freysinger gratter de la corde en récitant du Cé qu'è lainô dans une assemblée d’amateurs de Gamanote, à l’haleine fétide, mon téléphone vibra. Un ami qui me voulait du bien, m’annonça : ça y est ! Le nouveau clip de campagne du PDC fait le buzz sur internet ! Vous me direz: faire pire que les Verts (Michelle chantant dans le parc des Bastions), faire pire que les humoristes Socialistes et les poèmes d’Oskar : IM-PO-SSIBLE !

Et bien vous avez raison. Je fus littéralement soufflé.

Ça dégouline de bonheur, de joie de vivre. A croire qu’au PDC, on ne sniffe ni de la colle, ni de la MD, on prend de la poudre d’ange. Il y a des jeunes, et spécialement des jeunes filles très charmantes, il faut l’avouer, ça change des vieux-grenadiers, mais attention, attention, on se croirait presque dans une vidéo d’enrôlement chez Raël. Christophe Darbellay, en guest-star n’a rien à envier à toutes les autres stars du rock chrétien. Bras ouverts, il est aussi à l’aise qu’un Jon Bon Jovi, qu’un Steve Lee, le Dani Brillant de la pop. Une véritable bête de scène, Couchepin à côté, c’est du pipi de chat.

Michel Chevrolet, lui a raté sa vocation. Il faut absolument qu’il renonce à se présenter aux élections pour se lancer dans le music business. Enfin, cerise sur le gâteau, le pompon : Alain de Kalbermatten, président de la section genevoise, aura couronné l’extase. Il s’exprimait hier au quotidien le Matin :

‘’On ne veut pas tomber dans le piège de ridiculiser les autres, alors on prend le risque de se ridiculiser nous-mêmes.

Jouissance totale. Merci le PDC. Vous avez fait ma journée. Nul doute qu’à défaut de remporter peut-être des élections, vous aurez eu, vous au moins, le courage de faire n’importe quoi.

C’est toujours 1000 fois mieux, qu’une pleine page indigeste, triste à se pendre, du Parti Libéral Radical dans le dernier Matin dimanche.

 

22/11/2010

14 millions, 160 000 billets et des écrevisses à pattes blanches

Ecrevisse.jpgÉditorial Radio Cité, 22 novembre 2010

Si vous avez été absent de notre chère République ces derniers jours, je me dois, dans la plus grande objectivité, cela va de soit, de vous rendre compte des évènements qui ont bouleversé l’actualité.

Le Canton de Genève règle désormais ses problèmes à coup de millions, 14 pour être exact. Il s’achète 20'000 mètres carré à Vernier pour conserver sa boîte de nuit préférée, le MOA Club. Promis, nous dit-on, les gendarmes, les pervenches et tout autre personne affichant un écusson genevois sur leur veste ne bénéficieront pas de la carte platine VIP et seront soumis à une fouille corporelle. Thierry Cerrutti, le représentant de la culture à Vernier fulmine, il n’a pas été mis au courant. Enfourchant sa mobylette, il se dirige tout droit vers le Grand Conseil.

Dans le même temps, Michel Chevrolet, sans domicile fixe depuis qu’il a décidé d’offrir son gîte à des étudiants ayant peine à se loger, conduit son bus de campagne, sa petite maison roulante, direction : les Automnales.Fan de Marie-Paul Belle, il a, lui aussi, pu profité des 160'000 entrées gratuites, généreusement offertes par un bienveillant ex-chambellan. Dans un rapide calcul mental, le candidat à la Mairie de Genève se dit que 160'000 billets à 10 francs l’entrée, c’est un 1,6 millions de francs. « C’est décidé, quand je serais Maire, moi aussi, j’investirai dans la culture ».

Pas de chance, pris dans ses pensées, il ne voit pas le cyclomotoriste enragé qui déboule sur le bitume. Et là, c’est le drame. Thierry Cerrutti est emmené d’urgence à l’hôpital cantonal, chambre 547, qu’il partage avec un hippie valaisan moustachu, et ce n'est pas Jean-Charles Rielle.

Notre élu verniolan est vert de rage. Faute à un majeur fracturé, il ne pourra pas voter ce soir sur les écrevisses à pattes blanches, sujet en votation au Grand Conseil. Son collègue de chambre, aveugle mais pas encore sourd, lui propose de voter à sa place. « Chantage, chantage, chantage » hurle Michel Chevrolet posté dans le couloir. « On a déjà condamné un élu de couleur pour fraude électorale, on ne va pas te condamner toi aussi ! », rajoute-t-il.

Ni une ni deux, trois infirmières bulgares accourent et tentent de maîtriser notre trio infernal. Manque de chance ou heureuse destinée, Eric Stauffer, victime lui aussi d’un accident de tracteur, débarque dans le couloir, pour pester contre cette prise d’otage. Organisant de suite une conférence de presse dans le hall de l’hôpital, il déclarera avoir été brutalisé, non pas par trois, mais par 120 infirmières, elles-mêmes tout bulgares.

Dans le même temps, et apprenant que le leader du MCG avait décidé de convoquer la presse, Monica Bonfanti et Isabel Rochat quittent immédiatement les Bains des Pâquis où elles profitaient d’une langoureuse séance de massage à deux (quelles petites coquines!), pour se rendre à l’hôpital.

La suite, vous la connaissez. Le Gouvernement genevois débloque des fonds spéciaux, puisque c'est sa nouvelle manière de faire.

Eric Stauffer est envoyé en vacances à Tripoli, où il pourra s’adonner à ses premières amours : la photographie.

Bernard Rappaz retournera cultiver l’abricot en Valais.

Michel Chevrolet, quant à lui, se voit offrir un abonnement général CFF en hausse de 3% pour sillonner la Suisse et mener campagne dans tout le pays.

Vous voyez, l’actualité, on peut tout lui faire dire à force de l’imaginer.

Quittant l’hôpital, Thierry Cerutti voyant, main dans la main, Monica et Isabel, sifflote : « Ah, qu’elles sont jolies les filles de mon pays ».

18/11/2010

Supercalifragilisticexpialidocious

mary-poppins.jpgPolaroïd 11 : 24

L'Etat veut acheter le terrain et le bâtiment du MOA Club pour 14 millions, 19'639 m2.

Mark Muller, Nicolas Grange, Olivier Jornot, Michel Chevrolet, tous présents à un point presse du gouvernement.

Tous ensemble. Pour dynamiser Genève évidemment.

 

 

 

 

pic.jpgPolaroïd 12 :25

Eric Stauffer poursuivi par le CF sur plainte de la Libye.

Sans rappeler ceci (http://olivierfrancey.blog.tdg.ch/archive/2010/10/27/il-n...)

(...) Une option: et si un guide de la révolution libyenne décidait, dans un éclair de génie, pour le coup, avec autant de remous politiques et médiatiques, de s’emparer du sujet?  Le rire de la hyène résonne encore, Eric Stauffer aura réussi son coup. Nous, nous nous sommes rassurés. (...)

11/11/2010

Vous reprendrez bien un peu de dynamite?

Valseuses.jpgÉditorial Radio Cité Genève, 11 novembre 2010

«Ensemble, dynamisons Genève».

Voilà, c’est le slogan de campagne de Michel Chevrolet, candidat à l’exécutif de la ville, présentement directeur d’une agence de communication, ancien directeur et rédacteur en chef de Léman Bleu, présentateur-à-son-insu-humoriste d’une émission sur une télévision locale en quête d’argent ou d’économies, c’est selon, ancien journaliste à la RSR, et accessoirement, dans ses idéalistes années d’éphébisme, président des jeunes du parlement de Meyrin.

Mais jeune, il l’est toujours, à voir ses efforts déployés pour sauver sa boite de nuit fétiche et non pas SM, le MOA Club.

« Ensemble, dynamisons Genève », c’est aussi ce qui trône, sur le « nouveau » site internet que le candidat a lancé hier, à grand coup de communiqué. Le PDC est donc fortement présent sur la toile : MichelChevrolet.ch, mchevrolet.blog.tdg.ch, espace-chevrolet.ch ou encore facebook.com/michel.chevrolet.

Bien.

Dans le même temps, on ne peut, sauf atteint de mauvaise foi, critiquer l’omniprésence du personnage un peu partout. SamiKanaan.ch n’existe pas, BorisDrahusak.ch non plus. Et pour ceux qui ne les connaîtraient pas, sachez que ces deux illustres inconnus sont également candidats au même poste. Sauf que eux, ont décidé dans la plus grande machination, dans la plus haute forme de machiavélisme (à croire qu’ils ont pris des cours avec d’autres dont les noms seront passés sous silence ici), ont décidé d’attendre le dernier moment pour se lancer dans la bataille.

On se pourlèche déjà les babines, imaginez : des lancers de ballons à leurs effigies, des cartes postales au couleur du parti, des clefs USB, 16 go, promis à toute électeur leur étant favorable, et enfin, roses offertes à toutes les dames, graine de ficus à tous les hommes.

Seul problème, me direz-vous, c’est la différence de moyens financiers dans cette campagne, c’est vrai, je le regrette amèrement, j’imagine que Michel Chevrolet aussi. L’homme est noble, un combat déséquilibré lui donnerait, à coup sûr, de l’urticaire, se battre à armes égales fait parti de ses sacro-saints principes.

Bon, c’est vrai, pour sa défense, et il faut le rappeler, notre candidat n’est pas libéral, il est PDC! C’est tout le problème.Ouste la manne financière des notables genevois! Ouste les bas de laine des promoteurs immobiliers!  Ouste les deniers des banquiers!

Ne lui reste que ses œuvres d’art qu’il expose dans sa galerie, 5 rue du Diorama, 1204 Genève. Il lui faudra en vendre, du Newton, du Botero, ou encore des poèmes originaux de Soli Pardo, l’album de bonnes blagues dédicacé de Guy Mettan, le manuscrit des voyages de Laurent Moutinot, et enfin, masterpiece, un extrait tamponné à l’aigle, de la quittance d’achat d’un sauna équipé en jets puissants d’Eric S.

Vous n’êtes pas sans savoir, que nous avons souvent houspillé le godelureau trentenaire sur nos ondes. On taquine. On tacle. Parfois on fait mouche, et le candidat nous annonce qu’il ne nous parlera plus. Parfois, on se trompe en qualifiant l’animal de « fêtard », alors qu’il est rentré dans les ordres.

Mais le problème est simplissime. Quand il n’y a qu’un coureur dans le couloir, qu’un Travolta sur la piste, et que les autres sont dans les starting-blocks ou au bar en train de charmer une pianiste libérale… et bien, facile: pas besoin de traquer la bête, elle s’offre à vous.

Alors, de deux choses l’une.

Soit le coureur se trompe, et ce n’est pas un 100 mètre qu’il courre, mais bien un décathlon, auquel cas, notre athlète risque fortement, sauf dopage, de finir essoufflé.

Soit, c’est bel et bien un sprint, auquel cas on invitera les retardataires à arrêter de s’échauffer.

Et de conclure par ces paroles, Monsieur C.

« Ne faites pas attention à ce que dit la critique : on n'a jamais élevé une statue, à un critique »