27/09/2011

L'erreur de communication de l'Entente genevoise.

h-20-1551550-1243365007.jpgÉditorial Radio Cité Genève, 27 septembre 2011

L'erreur de communication de l'Entente genevoise.

Impossible de passer à côté des publicités de l'Entente genevoise et du Parti Libéral-Radical publiés dans la Tribune de Genève .

La semaine dernière, le PLR accusait le PS de ''refuser d'avoir plus de gardes-frontières à Genève''. Aujourd'hui, l'Entente élargit ses critiques aux Verts et au PS, déclarant que ces partis ''veulent punir les agressions physiques en jours-amende''.

Qu'importe ici de savoir si ces critiques sont fondées ou pas, vous l'aurez bien compris, ce n'est pas le dessein de ce billet. Pourquoi la communication de l'Entente et du PLR est-elle mauvaise?

Une personne se définissant par ''ce qu'il n'est pas'' n'envoie jamais un signal fort. Déclarer ''je ne suis pas comme vous'', ''je ne suis pas comme eux'' dénote souvent (mais pas toujours) un complexe d'infériorité. Ce qui est d'ailleurs le cas aujourd'hui où l'Entente pourrait bien perdre au moins un siège au Conseil National. Pire encore, il pourrait dénoter un manque d'identité propre. C'est ce que beaucoup ont, par ailleurs, dénoncé en accusant le PLR suisse (la droite traditionnelle plus généralement) de n'avoir été que ''réactif'' vis-à-vis de l'UDC, et non considéré comme une force propositionnelle. Se démarquer, c'est essayer d'exister. Oui mais par rapport à.

Il n'est pas certain, non plus, que l'action qui consiste à ''pointer du doigt'' ou stigmatiser un ennemi politique n'accouche de résultats satisfaisants. Il suffit de penser aux qualificatifs plutôt virulents employés à l'encontre de l'UDC ou du MCG. La stigmatisation a souvent été synonyme de victimisation, et donc source quasi ''pavlovienne'' de soutien.

Enfin vulgairement, n'est-ce pas un peu crétin de se payer une campagne de pub à quelques milliers de francs, pour citer à chaque fois le nom de la personne à abattre?

Ceci étant dit, c'est tout autant sot (comme le rappelle Pascal Décaillet) de la part de la gauche de reprocher à la droite, dans un communiqué publié aujourd'hui, de ''n’avoir pas d’autres idées que de s’en prendre à ses adversaires''...

27/06/2011

Les Hauts de Hurlevent

9774.jpgPolaroïd 12 : 41

J’entends encore certains membres du parti démocrate-chrétien et des radicaux hurler lorsqu’il a fallu évoquer une alliance UDC-Entente lors des dernières élections au Conseil Administratif de la ville de Genève.

Aujourd’hui ? Cette même Entente accepterait le ‘‘deal’’ (sous réserve de l’accord des comités directeurs). Enjeu ? Soutien de l’UDC Yves Nidegger à la Cour des Comptes, contre un ticket Christian Lüscher (PLR) – Luc Barthassat (PDC) aux élections fédérales.

Mais quel chemin a donc emprunté le PDC qui, pourtant, avouait déplorer ‘‘cette demi-alliance contre nature qui dénote un certain strabisme au sein du [feu] parti Libéral’’ ? Quelle illumination a traversé le PDC qui refusait l’association avec l’UDC, au nom ‘‘des valeurs’’ qui la séparent du parti blochérien ? Qu’en pense Pierre Maudet, celui-là même qui se disait ‘‘prêt à faire des compromis, mais pas de compromissions’’ ?

Alors c’est vrai, on peut changer d’avis. Ils diront sûrement que les enjeux ne sont absolument pas les mêmes.

Mais de grâce, que ces mêmes personnes arrêtent de clamer ‘‘qu’il n’y a jamais d’alliance de circonstance’’.

 

''Je m'attardai autour de ces tombes sous un ciel serein, suivant des yeux le vol des papillons de nuit sur la bruyère et les campanules; j'écoutais souffler le vent léger sur l'herbe et je me demandais comment on pouvait imaginer que ceux qui reposaient dans cette terre tranquille pussent dormir d'un sommeil troublé''.