24/07/2013

Les donneurs de leçon

Olivier, Francey, Journaliste, TDG, Tribune, Genève, Britney, SpearsPolaroïd 11 : 14

 

Ah? Nouveauté. On ne se moque pas des morts. Encore moins des mères mortes. En fait, on ne se moque pas de Diana Spencer, Duchesse de Rothesay. Damn. Voilà ce que j'ai appris en paraphrasant sur Facebook l'excellent Guillon. L'outrecuidance de l'humoriste? S'être fendu d'un brillant tweet à la suite de la naissance du Royal Baby: "Toujours aucune réaction officielle de Lady Di qui est pourtant grand-mère depuis plusieurs heures." Vous avez évidemment le droit de ne vous gausser, surtout si vous veniez de perdre votre mère. Auquel cas, je présenterai de ce pas, bien évidemment, mes plus bafouillantes excuses. C'est vrai, on ne rit pas de tout. Sauf si on en est, soi-même, la principale victime. Desproges serait sans doute pendu aujourd'hui.

 

Ce qui étonnant - outre la lumineuse plaidoirie du conseiller national PLR Christian Lüscher ("Nul à ch...") et qui dénote un franc sens du second degré - et outre le geste très désapprobateur de l'ancienne conseillère municipale démocrate-chrétienne Sandra Golay (mais aujourd'hui MCG) qui s'est immé-dia-tement retirée de ma précieuse liste d'amis virtuels (de quoi susciter un vif émoi et une vive interrogation du type: "Comment? Pourquoi? Misère.") - c'est une remarque particulière qui m'a interpellée. Celle-là même qui me pousse à ces présentes jérémiades. Je cite: "Toi, tu n'as probablement pas perdu ta mère." Non, c'est vrai. On doit absolument et sur le champ lui donner raison. Comment ai-je pu être à ce point si insensible. Fabienne Gautier, ancienne député PLR tout aussi loquace sur les réseaux sociaux, dit le vrai, lorsqu'elle s'offusque de ces hommes qui manquent de sensibilité. Quels crétins ces mecs. Qu'on me pende.

 

Mais une question, néanmoins, taraude toujours mon esprit, si masculin.... Est-ce que la perte d'un frère m'autoriserait à ironiser sur le dos de la mort? Oui? Non? Ou est-ce que seules les mamans comptent? Un père vaut-il une moitié de mère? Une soeur, trois quarts? Dites-le moi, please. Parce ce serait dommage de continuer à croire que seuls ceux qui ont perdu des gens s'autorisent à en s'en amuser. Encore plus dommage d'oublier de souhaiter à tous ceux qui n'en n'ont pas perdu d'en rire. A mort. On lui doit bien ça, à la grande faucheuse.

11:32 Publié dans Humour, Résistance | Lien permanent |  Facebook

08/09/2012

Quand Bender et Varone partagent tous deux une passion pour les pierres

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L'information tombe à 10 heures 57 sur un vieux téléscripteur crachotant. Nul besoin d'en préciser la source, elle est limpide comme un torrent. Le message invite à visionner les archives de Canal 9, télévision d'état valaisanne. L'émission? "Croire", c'est son nom. L'invité est un certain Philippe Bender, historien libéral-radical et fils du conseiller d'Etat Arthur Bender (1965-1979). Philippe Bender, c'est aussi celui qui qualifie le parcours politique de Christian Varone de "page blanche".

 

Ironie du sort ― pour celui qui, disons-le, affiche une certaine animosité envers le chef de la police valaisanne ― puisque les deux hommes ont désormais un nouveau point commun (hormis d'appartenir officiellement au même parti): celui d'avoir tous les deux un caillou dans leur valise. A la 38ème seconde de la 5ème minute, Philippe Bender avoue avoir toujours sur soi (ou "sur son bureau à Berne") un "petit objet". Oh, rien de très précieux. Un petit bouquetin en pierre vieux de deux mille ans retrouvé dans une tombe romaine près de Mazembroz.

 

Comme quoi. On peut se détester et partager une passion pour l'archéologie.

 

15/07/2012

Sortez du bois que je vous abatte!

670282-pn-feral-pig.jpgPolaroïd 23 : 14

Vous n'avez rien compris, c'est pourtant facile. Il y a un siège à récupérer. Celui de Pierre Maudet, surnommé PierreMaudet.com par élu municipal. Ce dernier étant plus que chahuté pour son accent lusitanien par un journaliste spécialisé dans l'immobilier dont l'occupation quasi journalière et pathologique semble s'être porté vers la critique orthographique d'un quotidien radical.

Il y a quelque jours, seulement cinq candidats étaient en lice, et "toujours en lice" pour suivre avec zèle les recommandations d'une bien trop éminente femme de président de parti. Eric Bertinat (UDC) connu pour avoir fait de la politique, une source de revenu majeure. Olivier Fiumelli (PLR) dont un collègue de parti dira qu'il ne peut pas se présenter parce qu'il est "libéral et fonctionnaire". Adrien Genecand, lui aussi PLR mais pas fonctionnaire (c'est vrai, on n'est plus fonctionnaire désormais à l'UBS). Alain de Kalbermatten (PDC), et Salika Wenger (PdT). Sur ce dernier cas, disons juste que son groupe ne présente pas de candidats, mais qu'elle se présente quand même, bien qu'elle ait été élue sous une bannière de groupe mais pas de parti. On n'est pas à une hallucination près avec l'extrême-gauche.

Bref. Le jeune Adrien Genecand, dont certaines langues ainsi profilées se plaisent à user du mot "jeune" avec une récurrence trop élevée pour être honnête, décide d'abandonner la course. "Je reviendrai", dira-t-il en crachant sur leur dos. Coup de tonnerre: celui qui assurait pourtant il y a deux semaines ne pas pouvoir assumer la fonction de conseiller administratif, parce que peu "compatible, dans les faits, avec un mandat de député au Grand Conseil" revient sur le ring. Et pour cause, les "pontes" lui ont ciré les pompes. Drame à l'Entente. Celui qui est qualifié par certains de semi-demiurge crie à la magouille hospitalière. Propos niés dans la foulée par son président de parti sur les ondes d'une radio nationale. Psycho-drame, la matière grise du PLR sacrifie comme un mouton son poulain, Olivier Fiumelli. "Nous ne cherchons que le meilleur candidat", assure robotiquement Alain Dominique-Mauris.

Dernier acte en date, d'Artagnan offre sa candidature libéral-radical. Les compétences? Il les a. Mieux. "A la différence de tous les autres, elles sont reconnues." Alain de Kalbermatten sort sa perceuse-taraudeuse De Walt, Eric Bertinat expulse des versets, la princesse rouge lance un appel aux camarades et Guillaume Barazzone émet un avis de droit.

"Nous ne cherchons que le meilleur candidat", susurre une petite voix dans les travées pavées de linoléum verdâtre d'un grand établissement autonome.

28/09/2011

Isabel Rochat bis repetita.

L-ORGASME.jpgPolaroïd 17:28

Tout a commencé lundi matin entre deux cafés parfaitement infectes et une voisine qui, selon toute probabilité, n'avait pas usé de son organe, vocal, depuis fort longtemps. L'article sous mes yeux embués est signé Dejan Nikolic et s'intitule: ''Bonneteau: des miliciens prêts à tout pour nettoyer nos rues''.

J'imagine alors, déjà et non sans un sourire, le lecteur républicain hurler au scandale, en psalmodiant ''qu'une milice citoyenne qui se forme, c'est l'État qui n'assume plus''. Le troisième café, toujours autant difficilement ingérable, aura eu le mérite de parachever cette lecture de l'aube.

Le lecteur hyper-caféiné, que je suis désormais, relève avec vif intérêt ces quelques mots du nouveau secrétaire général adjoint en charge du département de la Sécurité et de la Police (et de l'Environnement diantre!): ''nous souhaitons procéder à une modification du règlement d’application pour permettre aux agents de police municipale d’intervenir contre les bonneteurs''. ''L’initiative doit être validée par le Conseil d'État''.

''Ah?'' me dis-je dans un immonde bâillement, ''la Police municipale n'arrête pas les joueurs de bonneteau''?

La loi permettant de punir pénalement le bonneteau a été votée le 14 avril 2011, pourquoi diable le Conseil d'État n'a-t-il pas alors élargi les compétences de la Police Municipale, en leur octroyant le droit d'intervenir?

Enfilant à la hâte un vieux peignoir spongieux, je m'empresse d'appeler le DSPE. On me répond qu'il ''est probable qu'Isabel Rochat ait attendu une décision de justice sur un recours de l'association Mesemrom avant de procéder à une modification du règlement d'application''. Un autre avocat libéral n'hésitera pas à défendre sa magistrate (''c'est le dernier'', me susurre-t-on) en déclarant que ''cinq mois, c'est un délai tout à fait raisonnable pour ce genre de pratique''.

L'esprit toujours infusé par la précieuse substance, une question traverse mon esprit (à la manière du Conseil d'État oubliant les funérailles de Monseigneur Genoud): eût-il été préférable que la police municipale fût officiellement autorisée à intervenir contre les vilains prestidigitateurs avant l'été, là où ils semblent être le plus nombreux?

Question rapidement oubliée lorsque cette même charmante voisine reprit, de plus belle, ses expectorations vocales, synonymes d'un enchevêtrement corporel intense.

15/09/2011

Martine à NYC

woman-eating-hotdog-0907-de.jpgPolaroïd 16 : 01

Martine à New York.

La question est sur toutes les lèvres: pourquoi diable Martine aurait-elle besoin de New York pour comprendre de quelle manière elle pourrait bien résoudre la relative insécurité genevoise?

Comme le déclarait ce matin la Martine en charge de la sécurité, de la police, des déchets et de la propreté, dans un français grammaticalement soigné: il est question de ''savoir comment une grande ville de 12 millions d’habitants comme New York a pu régler le problème avec non seulement des effectifs en plus, mais peut-être une réflexion sur la façon dont doit être organisée cette police''.

Je reconnais volontiers l'esprit éclairé de la Martine d'État, qui a reconnu, sur les ondes de la RSR, que ''les situations ne sont pas toujours comparables''. Et en effet, elles ne le sont pas. Du tout.

Contrairement à Martine qui estime la population New-Yorkaise à 12 millions d'habitants, la grande pomme compte 8'175'133 habitants contre seulement 457'715 habitants pour le canton de Genève. Je le lui concéderais fort bien: on n'est pas à quatre millions près. Un peu comme confondre 20 et 200. Je rappellerais également, à titre informatif, que Rudolph Guliani n'est plus maire de la ville depuis le 31 décembre 2001, et qu'il y a 1,5 fois plus de policiers à NYC.

Il serait bien malhonnête de ma part de penser qu'il est totalement inutile de se rendre à New York. Les échanges, quels qu'ils soient, sont souvent, dans un sens ou un autre, fructueux: si Manuel Tornare s'est rendu à Bamako, Martine peut bien partir à New York, n'est-ce pas?

01/09/2011

L'histoire fictive d'un élu aux besoins pressants

Toilethowtouse.jpgBillet d'humeur, Radio Cité Genève, 1 septembre 2011

C'est l'histoire totalement fictive d'un élu ou plutôt d'un non-réélu dans une lointaine commune.

Le Conseiller administratif, alors battu et abattu, dut se résigner à ranger ses crayons, son unique gomme et la photo de Bobbie, fidèle berger allemand, dans le sombre carton orphelin, dernier mobilier trônant au milieu de la pièce.

Le regard vitreux et la truffe humide, Thibaud Mascarpone (nom et prénom fictifs) tourna pour la dernière fois le bouton du vieux transistor à tubes. Les premières notes audibles ne trompèrent pas l'homme blessé: celles de Chi Mai d'Ennio Morricone qui prirent une toute autre saveur que celle d'une boite de viande pour canidés, mais bien celle d'une oraison funèbre.

''Allez, il faut partir'' gémira Thibaud dans un ultime grommellement. Alors que toute protubérance physique était attirée irrémédiablement par une pesante gravité, celui qui avait effleuré la lumière nourrissante des flashs et dansé au son des flûtes qui s'entrechoquent, ne caressait désormais plus, de ses pieds nus et velus, qu'une moquette acquise aux soldes à Carpetland.

Avant de partir, Thibaud Mascarpone, en homme trahi n'hésita pas à laisser quelques souvenirs. Un souvenir de lui. Oh, pas le plus intime, non. Juste son urine. Ici et là.

L'animal vise désormais Berne. Un animal qu'il faudra surveiller s'il s'adonnait à la récidive dans les couloirs du parlement. Beaucoup plus cher de remplacer la moite moquette par un parquet ciré dans la capitale que dans la lointaine commune.

''Arnaque d'État? assez'' clame son parti. Arnaque de commune? Sûrement. Ce n'est pas lui qui a réglé l'addition. Un indice? Il ne s'appelle pas Thibaud.

27/06/2011

Mauro Poggia a osé

pic-1.jpgPolaroïd 11 : 43

Mauro Poggia était l’invité de notre rédaction ce matin. Avec toute la lucidité qui caractérise la branche non sanguine du MCG, l’avocat aura expulsé ceci : ‘‘La nuance est souvent plus compliquée que le slogan’’.

On ne peut que lui donner raison!  Douce réminiscence d'un 15 mai et d'un slogan: ‘‘A force de faire ch… les Genevois avec les pistes cyclables, bloquons les 70'000 voitures de frontaliers’’.

22/06/2011

Le compte est bon

pic.jpgPolaroïd 17 : 11

Le MCG soutient le président du Parti socialiste genevois à l’élection à la Cour des Comptes. Information révélée ce matin par l’agence Décaprod. Bien.

C’est vrai, pour un parti ‘’ni gauche ni droite’’, le MCG peut avoir l’outrecuidance de soutenir n’importe qui. Un bègue, une veuve, un avocat ou une danseuse. C’est vrai aussi, le parti socialiste peut, tout autant, accepter la main tendue, dans la plus grande chrétienté, surtout si elle est aimable et caressante. ‘’Sans rien demander en retour’’ déclarera le MCG. Amen.

Nul doute que René Longet ne soit passé par la case ‘’expiation’’ et ‘’confessionnal’’, se remémorant avec honte les propos, jadis expulsés : ‘’Eric Stauffer fait du banditisme politique’’, ‘’le MCG séduit la population étrangère en lui servant un discours xénophobe’’, ‘’les Genevois en ont marre des grandes gueules, ils veulent être gouvernés par des personnes fiables, compétentes et qui ont du cœur ’’.

Autant d’expulsions liturgiques qui résonnent dans la Cour avant que le Saint ne pénètre la chapelle. Finalement, René Longet s’est trompé. Eric Stauffer a du cœur.

15/06/2011

La pluie et le beau Temps

fessee-01.jpgPolaroïd 14 : 47

Le quotidien Le Temps est un journal merveilleux. Mardi 14 juin, 100 ème journée internationale de la femme, commémoration de l’inscription de la loi sur l’égalité entre les sexes, 40ème année d’anniversaire de l’obtention du droit de vote du sexe faible.

Qu’en disent nos confrères du Temps ?

En page 4, ‘’Berlusconi encaisse’’. D’accord, mais quoi ? Une gifle, une main aux fesses, une poursuite judiciaire pour harcèlement sexuel ou détournement de mineurs ? Non. Un revers électoral ! Un peu plus bas, ‘’les braises brûlent’’. Non pas entre patrons et employées prêtes à se faire trousser, mais bien ‘’sous la cendre de la révolte verte’’ en Iran.

Maigre espoir en page 6 avec une ‘’irrésistible ascension’’. Ce ne sera ni une protubérance turgescente suscitée par l’apparition providentielle d’une bonne, ni de l’émergence d’un mouvement féministe, mais bien celle du premier ministre turc Recep Erdogan.

Sursaut cardio-vasculaire en page 12, on apprend que l’infidélité conjugale est ‘’aussi’’ dans nos gènes. La page 24 finira par achever tout forme de lumière dans nos yeux: on apprend enfin que nous aussi, les hommes, avons droit à nos crèmes hydratantes, anti-rides, autres anti-cernes et anti-âge. La marque World Wild Men en est responsable, ‘’des produits faits par des hommes pour les hommes’’, se vantera la marque citée par le journaliste.

Un peu comme le Temps, un 14 juin.

06/06/2011

Concombres, DSK, Kadhafi et autres objets intrusifs

7610632986790.jpgPolaroïd 18 : 21

Comme un crétin, je n’ai pas pensé une seule seconde à vérifier l’origine de la source. Celle qui ‘’disait’’ que les concombres étaient maléfiques. Tant de médias agglutinés à l’information, distillant avec bienveillance la malfaisance de l’herbacée. Journalistes se confondant avec la plante potagère, croquant un radis de leurs dents jaunâtres ou de leur limbe denté, devant un flux de dépêches. Certains d’entre eux, sûrement les plus vieux, diront que le terrain leur manque. Les gens aussi.

‘’Prends ton téléphone’’, leur rétorquera l’habile rédacteur en chef. ‘’C’est moins cher, et tout autant efficace’’ rajoutera-t-il en maniant un stylo noir sur un tableau blanc ‘’imitation latex 36 rue de Monthoux’’, en expectorant quelques formules telles que ‘’synergie convergente’’, ‘’complémentarité’’ et ‘’discrimination positive’’. A quelques mots près, on se croirait presque à une conférence de presse de l'office cantonal de l'emploi.

Le même rédacteur qui arrosera ses troupes du précieux liquide, fertilisant, pour les pousser à réaliser une maquette en trois dimensions de l’appartement de DSK. ‘’Trente minutes d’un journal de 20 heures sur le même individu, c’est long’’, persiflera un stagiaire payé à coups de cerfeuils, de rhubarbes et de tétragones. On lui demandera de réaliser un reportage sur le troussage de domestiques pour le punir. Marc B. lui, exulte. ‘’C’est bien mon petit’’ lui susurrera-t-il à l’oreille et de sa sombre voix imposante, religieuse et hétérosexuelle, tout en claquant le derrière d’un tendre éphèbe stagiaire.

Trente minutes exquises, autant qu’un cadavre, à supputer et prédire, pour finalement jouir sur l’expertise. Celui qui sait. Paradoxalement, lui même supputant et prédisant.

Pendant ce temps-là, un ex président d’une petite bourgade ronge sa cucurbitacée, en se remémorant le temps où il était bon de brandir l’article 296 du code pénal : ‘’outrage à concombres étrangers’’. ''Appelle Mouammar, et demande-lui s'il se considère comme un dictateur'' glissera le vieux chêne, en tirant âprement sur un bolivar asséché.

12/05/2011

''Je trouve cette question débile'': Eric Stauffer.

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Mémorable moment de radio ce matin sur nos ondes.

A la question ''pourquoi ne vous présentez-vous pas au Conseil National: peur de n'être pas assez compétent?'', Eric Stauffer répondra : ''je trouve cette question débile !''.

Marc Bonnant, invité sur un tout autre sujet, a probablement du s'étrangler en assistant à l'expulsion du mot.

Piqué à vif à 07h07, ce fût difficile pour le président Ad Eternam du Mouvement Citoyen Genevois d'avoir de l'humour. De toute façon, le journaliste pose des questions débiles.

07/05/2011

Marie-Ange revient!

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On aurait cru rêver. Marie-Ange revient dans les colonnes du matin. Détails croustillants et appétissants, on sait tout : l’alimentation, le parcours mystique ‘’j’ai purifié mon esprit’’, le nom de la clinique (pertinent pour l’information !, à supputer qu'une efficace entreprise de communication n’y soit pas pour quelque chose), et enfin le sacro-saint lavement. Amen.

La quasi parabole du boxeur revenant sur le ring, après avoir essuyé les coups est touchante. Le lecteur peut enfin verser la précieuse larme. Hallelujah !

 

© Christian Bonzon

Et puis, c’est vrai. L’actualité n’est pas très riche, ces derniers jours. L’autre vilain barbu est mort, aucune nouvelle de jumelles (aucuns indices, pas même un vieux chewing-gum mâchouillé), et les cyclo-terroristes qui militent pour la mobilité douce ne figurent pas parmi les sujets les plus glamour.

Un vrai sujet comme on aime ! Il paraît qu’Eric Stauffer s’est blessé avec un oursin, et qu’il serait désormais victime d’aphasie. Je suis convaincu qu’on peut en faire la saga de l’été, n’est-ce pas ?

18/04/2011

L'universalité du détail ou comment Eric S. part en vacances au Cap d'Agde

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J’apprends d'un sujet dédié à ces ‘’gens qui votent MCG’’ à ‘’Couleurs Locales’’ sur la TSR et diffusé ce soir, que 700'000 genevois auraient voté MCG aux dernières élections. Non sans rappeler l’évangile selon Matthieu : ‘’Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfants’’, le MCG se reproduit à une vitesse déconcertante.

J’apprends également qu’aucun membre du Mouvement n’aura réussi à pénétrer l’enceinte, pourtant protégée, des exécutifs communaux. Eric Stauffer, après s’être fait traiter de président de parti ‘’d’extrême-droite’’ par un brillant confrère, doit en vouloir sérieusement, ce soir, aux médias. Et pour cause, il pourrait devenir Maire d’Onex. ‘’Tous contre moi !’’ s’exclamera-t-il en écrasant le mégot de gitane (fumée secrètement dans les locaux d’Uni mail, mais trahi par la photo de la Julie), sur la cuisse encore brûlante de Carlos Medeiros.

Finalement, Eric Stauffer est un homme fort sympathique, humain.

‘’Larmes au yeux’’, il prie pour que les seconds tours disparaissent. Appelle les chats par leurs prénoms, se fait photographier, clope au museau, dans les locaux d’Uni Mail par la TdG, pour finir par accepter l’intrusion des caméras de Temps Présent. Les médias. Il aime. Les médias le lui rendent bien. Avec une certaine profondeur.

Après la série d’été du premier quotidien genevois, sur ces ‘’gens qui votent MCG quand on a vingt ans’’, les reportages sur ces ‘’gens qui votent MCG quand on est déçu du socialisme’’ et sur ces ‘’gens qui votent MCG quand on a plus de 70 ans’’, j’attends avec un langoureux trépignement la suite de la saga de l’été.

Préliminaires avec une plainte à Vernier, tentative de rapprochement avec Carole-Anne Kast sensuellement entourée de guillemets en page 28 de la TdG.

O mon dieu, l’été pourrait être torride ! Les vacances d’Eric S. au Cap d’Adge ? Eric S. dans l’enfer napolitain ? Eric S. opéré dans le plus grand secret ? De quoi, presque, nous faire oublier d’autres sagas : le poussin élevé par la rédaction du Matin ou la pose de l’anneau gastrique de Marie-Ange.

Amen !

13/04/2011

Les Libéraux Sont-ils Dépendants?

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Les libéraux abuseraient-ils de substances illicites?

Hier, à la question ''quel homme politique suisse vous donne la nausée'', Nathalie Fontanet rétorquait, avec une rapidité déconcertante, laissant à penser que la réponse n'avait pas passé par des neuro-transmetteurs, mais bien par l'épiderme: ''Carlo Sommaruga! ''.

Le même Carlo Sommaruga qu'on retrouvait hier soir sur la plateau d'Infrarouge en compagnie de Christian Lüscher. Ce dernier déclarera dans un argumentaire ayant pu être expulsé par un hippie sous LSD : ''j'estime qu'il y a un devoir civique à devenir propriétaire, parce que cela rend les citoyens beaucoup plus responsables''. On ne manquera pas, nous aussi, à aspirer à la responsabilité civique.

A noter encore la chaleureuse caresse d'Antoine Veilliard, Conseiller Général du canton de St-Julien en Genevois, qui traite l'honnête propriétaire de ''pitoyable Conseiller National''. ''Christian Lüscher est plus utile aux Genevois lorsqu'il est sur des ski nautiques ! '' finira-t-il par inciser sur son blog.

Enfin ce matin, sur nos ondes, Florence Kraft-Babel a proposé d'envoyer les délinquants ''peler des patates aux cantines scolaires'' pour les punir. ''C'est une idée qui me vient à l'esprit au moment où je vous parle''. C'est ce qu'on appelle de la création spontanée!

A en croire ces dernières prises de parole, nul doute que ce n'est pas ''l'Amour de la Suisse'' qui meut les libéraux!

07/04/2011

Pourquoi la TdG se demande-t-elle ''pourquoi adhère-t-on au MCG quand on a 20 ans''?

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Je constate avec un certain amusement comment certains Conseillers administratifs et candidats aux élections du 17 avril prochain se sont soudain pris d’un vif intérêt pour le média qu’est le web et son outil : le blog.

Mais comment expliquer cette soudaine hyperactivité numérique de Pierre Maudet ? Pas évident de rattraper la brigade d’infanterie de montagne 9 de Sandrine Salerno, c’est vrai, on le lui accordera.

On ne peut pas non plus, décemment, en vouloir à Michel Chevrolet, connu pour avoir toujours été victime d’une addiction au net (addiction brutalement guérie au mois de mars).

Sami Kanaan, lui, peut se prévaloir d’être entouré de la meilleure communicatrice du canton. Un esprit sournois n’hésitera pas à penser à un ‘’nègre’’. Idée balayée de suite par tout socialiste qui remplacera le vilain mot par un terme plus consensuel : ‘’légère aide’’.

Plus étonnant. Même Esther Alder, pourtant femme de terrain et de rue, a décidé de passer le cap de se débarrasser de la gomme et du crayon gris Caran d’Ache. Pour le coup, au moins, nous sommes sûrs que ce soit bien elle, qui s’exprime puisque le champ lexical contient ‘’solidaire’’, ‘’démantèlement’’ et ‘’mixcité’’.

La présente analyse est également valable pour la candidate Florence Kraft-Babel. Sobrement, je me contenterai de citer l’enchaînement hasardeux des mots suivants :

‘’Quand à parler de politique de la Ville... Le bilan: une législature de débats fleuves - mes hommages aux valeureux combattants - portant davantage sur la forme, que sur le fond. Zéro en terme de volonté de faire prévaloir un vrai projet de cité phare sur les petites querelles provinciales du type: qui a dit quoi de qui. Une législature pour rien. Ma réaction: Proposer un Quelque chose face au moins que Rien! Avec la ferme espérance que le Quelque chose l'emporte sur le moins que Rien, affaire de liberté et de responsabilité. ‘’

Intégralité du digeste texte à retrouver ici.

Quant aux autres candidats. Je suppute avec perfidie que Carlos Meideros écume, non pas les bars, mais bien les multiples associations lusitaniennes de la ville. Eric Bertinat, lui vote à Gauche. Enfin Soli Pardo ne veut pas être élu, préférant le nettoyage de printemps.

A l’image d’un article fortement intéressant ce matin dans la Tribune de Genève ‘’Pourquoi adhérer au MCG quand on a 20 ans’’, j’ajouterai : ‘’Pourquoi adhérer au web quand on a plus 20 ans ?’’. Vous avez la réponse.

Quant à moi, j’attends avec impatience la suite du feuilleton de la TdG. Donnez-moi à manger!

‘’Pourquoi adhérer au PS, au parti des Verts, au parti Radical, au parti Libéral, au parti évangélique, à ''Ensemble à Gauche'', à l'UDC quand on a 20 ans ?’’

Aucune question n’est innocente. Surtout en période d'élections.