15/04/2014

Miracle de la chimie moderne

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Effleurée par un satin deux étoiles, mais réveillée par les éboueurs. L’odeur anxiogène d’un monde dont les paupières se décollent. Alors que les siennes ne se rencontrent désormais plus beaucoup. Un cil n’effleure désormais que rarement un congénère. Surtout pas cette nuit. Lui est différent, ressent-elle. Miracle de la chimie moderne. 

 

Il y a celle qu’elle croyait être subitement devenue. Elle demeure pourtant celle qu’elle était. La peau épaisse de fond de teint, le bas à peine déchiré si un vernis ne lui avait pas sauvé sa soirée. On sauve. On n’a pas le temps de capitaliser. Caresser l’instantanéité, le poumon hypertrophié, les lèvres entrouvertes.


Il y a de l’infinie tristesse à épier les pupilles, à supputer des intentions à des mains et à se laisser bercer par des palpitations, lorsqu’elles ne sont que mécaniquement cardiaques. Il y a pourtant de la beauté à cette volonté désespérée du sens. Un sens à ses mots, ou plutôt à ses syllabes ouatées comme elle regarde des néons osciller dans la nuit. 

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