03/03/2014

Blocher, Dieudonné, Soral et Ayoub et les autres

Olivier francey,britney,spears, GenèvePolaroïd 23: 13

 

Non, Dieudonné M’Bala M’Bala ne passe presque plus par les médias «traditionnels» pour s’exprimer. Tout comme Alain Soral, Serge Ayoub, ou Genève Non Conforme. Ce dernier «groupe» n’ayant d’ailleurs jamais semblé émettre la moindre volonté de vouloir répondre à quelque question que ce soit. D’ailleurs, pourquoi? Quels médiums ont-ils choisi pour s’exprimer? La toile. Brillant. Auraient-ils cent fois raison? Presque. Si un seul d’entre eux ameute les millions de vues, les interventions des autres restent relativement confidentielles. Mais sur le fond. Pourquoi répondre aux questions des journalistes orientés et de mauvaise foi, argumentent-ils. C’est vrai. Pourquoi? Il faudrait être crétin de se passer d’un mauvais contradicteur. Moins d'un bon, mais je pourrais me tromper. Surtout que ces médias «traditionnels» reprennent leur propos. Tout du moins, les propos de Dieudonné, mais là n’est pas le sujet. 

 

Le 9 février 2014, un autre personnage n’a pas souhaité commenter sa délicieuse victoire à vif. Christoph Blocher. Aucune velléité de mettre tous ces personnages ou entité sur le même plan (et ils ne sont pas), mais rappelons que le Zurichois a choisi son propre canal de diffusion pour commenter la savoureuse victoire de l’initiative UDC «Contre l’immigration de masse». Christoph Blocher, conseiller national et ancien conseiller fédéral a préféré sa télévision. Et alors? Alors rien. Il s’exprime là où il le désire, avec qui il le souhaite, sous la forme qui lui convient. Aux médias « traditionnels » de ne pas relayer ses propos? Non. Et alors? Oui. Et alors? 


Et après?

02/03/2014

L'absurdité

Olivier francey,britney,spears, GenèvePolaroïd 00:26

 

L’absurdité.

 

Celle de constater que ses cheveux, fournis, n’auront été que blancs. Je ne l’ai jamais connu autrement. Fort. Aujourd’hui, ce sont ces yeux qui me terrorisent le plus. Ils sont de plus en plus vitreux. Mots hésitants, gestes gauches, souvenirs ressassés, il n’a toujours pas perdu sa poigne. Il s’en vante toujours, lui qui a connu les plus belles années du tertiaire genevois. Il a raison, j’ai toujours mal aux mains. Il s’en vante. J’en ris volontiers. La force, c’était la vie. C’était le mâle.

 

L’absurdité.

 

Celle d’avoir omis qu’elle s’est toujours astreinte à lécher les première personnes du singulier, en les multipliant comme le fils unique. D’avoir oublier cette affection toute particulière pour les questions, surtout lorsqu’elles lui sont adressées. Vraisemblablement à terre, génuflexié, il n’a cessé, amoureux, de contempler les auréoles. Elle avait espéré n’en avoir qu’une. Elles seront nombreuses, délicieusement âcres sous un bras ou deux qui se lèvent. Aujourd’hui, son miroir demeure son meilleur ami. Celui qui reflète désormais ses seins démesurés, à la texture si artificiellement tendue. La peur l’anime. Celle-là même qui suinte. Horriblement attachante à s’attacher à l’image. Ce qui lui reste, alors que ce n’est pas ce qui lui a plus. Il y a quarante ans. L’esthétique, c’était la vie. C’était la Femme.


Ils ne ressemblent pas. Pas plus qu'ils ne se connaissent. L'absurdité commune. Le jugement.