03/02/2014

And this how it starts

Olivier francey,britney,spears, GenèvePolaroïd 01:13

Le graine aride de ta peau, tes courbes dont tu vantes si souvent les imperfections, les mots dont tu ignores la portée, ceux que tu tais et ceux qui t’échappent. Les odeurs que tu dissimules, les silences qui te rendent insaisissables. Il ne s’agit pas d’énoncer. Jamais. Comme s’agissant des hommages aux morts que tu ne connais pas, des sentiments fébriles et des ressentis amers ou des griefs acerbes. Le silence.

 

Parfois tu t’insurges. Délicieuse rébellion aussi précieuse que tu ne la partages jamais. «Il n’y a pas de récompense à attendre des commentaires», dis-tu. «Pas de sourires élargis, aucune dilatation d’organe à voir ses opinions approuvés ou combattues.» La satisfaction ne mesure pas au nombre de retours et d’insultes. «On ne dit pas tout, comme on tire une chasse d’eau.»

 

Les comportements obscènes, étymologiquement «ce qui n’a pas sa place sur scène», tu les évites. «La scène, aimes-tu rappeler, est devenue une partouze géante d’opinions et de commentaires. Rarement argumentées. Et dont on a fréquemment rien à foutre, comme le nouveau romand d’Alexandre Jardin». Ou la protection des zones humides dans le canton de Genève? Tu ris. 

 

Ta haine, tu la réserves, bienveillante, à ceux qui insistent sans savoir pourquoi. Ceux qui veulent dire, faire savoir et être écoutés. A la liberté d’expression, tu réponds «argumentation». A la spontanéité, tu rétorques un sinistre «et alors?». A l’émotivité? Tu te tais. 


Le silence. Ton arme face au monde qui se répand. Face à la peur. Ce qui dit échappe.

01:18 Publié dans Rien | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

Eh bien !

Écrit par : Gorgui NDOYE | 03/02/2014

. o O ( fouyayaaa )

Écrit par : Keren Dispa | 04/02/2014

Les commentaires sont fermés.