23/01/2014

La salive

Britney, spears, Genève, Polaroïd 00 : XX

C’est l’heure des comptes. Il s’agit de payer. Babines rougeâtres, gonflées par l’attrait du pouvoir et de la victoire supputée, il s’agit de s’expliquer. De vendre. L’irrigation des membres supérieurs - y compris une salivation inhabituelle - n’y fera rien; l’élocution exacerbée par l’adrénaline se vouera à un alignement malheureux de litotes. On ne défend jamais bien ce auquel on ne croit pas. Délictueux plaisir à les contempler se brûler et se noyer, les lèvres dégoulinantes de mauvaise foi, face à un jouissif élenchus. 

 

La mauvaise posture, celle de l’équilibriste, dès qu’on on ose l’apercevoir, distingue les silhouettes et éclaircit les lignes. On voudrait presque y croire, mais la couche superficielle de la peau dit le contraire. 


Lorsqu’il s’agit de signer, l’épiderme nous trahit indubitablement. Mais on le choisit toujours. Dans le faux, ne pas préférer la palpitation est un calcul erroné.

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05/01/2014

Ich singe bis der Tag erwacht ein heller Scheine am Firmament

Olivier francey,britney,spears, GenèvePolaroïd 23 : 56


On disparaît, disent certains. Je les crois. On disparaît. On ne le dit pas, on préfère répéter qu'on nous suit. Ici. Là. Ailleurs. D'autres disent qu'ils nous hantent. "Quelque part, là au fond", questionnent-ils, tout en connaissant la réponse. Ils se trompent. A la mort? La solitude et les interrogations, quand ce n'est pas la culpabilité, il n'y a rien à leur rétorquer. 

 

Le vide. Comblé par rien. Par des simulacres. Par des esquives. Des mots maladroits, une élocution hésitante et des gestes gauches. Aux questions, l'esquive. Aux pourquoi? Au mieux, le flegme. Aux yeux inlassablement interrogateurs, la haine. La haine des jugements, mère des mauvaises revanches, mais combustibles de la survie.

 

Une vie joyeuse. Ils la désirent? Pourquoi ne pas leur donner ce dont ils s'effraient?