07/11/2013

L'aube

Olivier francey,britney,spears, GenèvePolaroïd 00 : 26

Il faut bien apparaître, exister, signifier. Putain si l'inexistence est si insupportable, miséricorde si l'inexistence est tant effrayante. "Mais oui rappelle-toi, j'existe." Là quelque part. A la merci d'une publication, d'un geste, d'un mot. Obsession digitale quand je ne peux toucher ta peau. Compulsion virtuelle quand ma vie est vide. Pendu à tes mots, mêmes désagréables tant qu'ils me sont adressés. Appels qu'on envoie en rafales, qu'importe celui qui me répond. Je veux coucher, bordel. Celui-ci. Celle-là. Dis-moi que je t'importe. Dis-moi que je compte.  

 

A chaque fois, l'impression de la première passe, ne restent que les amis, les vrais, de ceux qui restent au petit matin. La gueule ouverte dans le caniveau. 

 

Et déjà, l'aube. Attisé par les premiers rayons. De ceux qui réchauffent. L'aube nouvelle. Les souvenirs de la veille, à la gorge. Les désirs qui se réveillent encore, comme si tout cela n'avait servi à rien. Dis-moi que je compte. Aujourd'hui. Et encore demain.

Commentaires

"Dis-moi que je compte(,,,) que je t'importe"!
Et les autres... comptent-ils pour toi?
Et si oui: les autres, s'ils comptent pour toi, comment ou... pourquoi?
Si les autres comptent pour toi,peux-tu dire pourquoi?
Forcément gratuit... ce pourquoi?

Écrit par : Alix | 11/11/2013

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