06/10/2013

L'autre

Olivier francey,britney,spears, GenèvePolaroïd 02:11

Le temps des désirs, aussi éphémère que les frottements des peaux. A ce stade, on n'avale plus les mots, on se pourlèche les lèvres. Quelles lèvres. Suffisamment tremblantes mais pas asez closes pour ne pas expulser des promesses. Il fallait être si bête et tant épris pour y croire. Pour croire à ça. A elle, aux lendemains, au poids des mots et à la pesanteur des regards. Le coeur si gonflé, les artères tant encombrées, le pouls si arythmique que même le miroir nous a menti. Dans la ligne, à quoi bon se servir d'un rétroviseur? Dans le trou, quelle utilité à la corde? 

 

Y croire. Y croire fort. Pas cette fois. Par pitié, pas encore. 

 

Si. Encore. Sortie théâtrale. Une porte qui se claque comme des dents, avec pour seuls compagnons: un numéro de chambre, des draps froissés, et un mégot gisant dans un cimetière. On aura espéré du rouge à lèvres sur glace, ce sera le bout de plastique dans la corbeille. Ouf. Elle n'aura ni volé le stylo, ni le savon. Ni clefs de maison, ni portable. Ce serait si bête de devoir l'appeler. L'autre.

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