24/09/2013

Mutisme 2.0.

Olivier francey,britney,spearsPolaroïd 02:00


Hormis le fait qu'à défaut de vocabulaire, on se résume, par fainéantise, à qualifier une funeste disparition "d'affaire".

Hormis le fait que le gouvernement genevois a rappelé (13.09) n'avoir que des dizaines de minutes (!!!) à consacrer aux questions de la presse (de mémoire très sélective: "Soyez bref, le temps nous est imparti. Nous devons partir dans une demi-heure.").

Hormis les déclarations du conseiller d'Etat sortant Pierre Maudet au quotidien Le Matin (20.09) - qui déclare ne pas vouloir assister aux funérailles ("La famille ne souhaite pas la présence des autorités, aussi bien politiques qu'administratives, et nous respecterons ce choix") - et qui pourtant, a répondu présent (ATS, 23.09) in persona aux obsèques (nda: mais nous n'avons pas d'explications sur ce point). 

Enfin hormis les informations nauséabondes (parce que non vérifiées!) relayées conjointement par l'AFP, France Info et TF1 dans une débauche médiatique. 

Reste les insolubles questions des droits à la présomption d'innocence et au droit numérique à l'oubli. Ou tout du moins à l'anonymat relatif.

 

Je crois avoir compris que l'auteur d'un homicide, avant d'avoir été jugé et condamné n'était que présumé. A ce titre, son image ne devrait-il pas être floutée, et ce dès lors qu'il avait été retrouvé? Oui. Quant à la victime ainsi reconnue comme telle, une règle similaire ne devrait-elle pas s'appliquer? Oui. Quant à lancer un appel à disparition en rendant méconnaissable l'auteur présumé du délit, on frise la bêtise. Ces choses-là ont-elles été faites? En partie. 

Voilà pour la théorie.

 

Seulement, en pratique, ces règles échouent lamentablement face au 2.0. Les archives (de Google et les captures d'écran relayés par les réseaux sociaux, les blogs, Tumblr et Vine et...) le rappellent allègrement. Voilà ce que nous dit aussi cette sombre histoire. Rien ne se perd. Ni les propos des candidats au Conseil d'Etat ou au Grand Conseil. Ni ceux des élus, conseillers communaux, municipaux ou députés. Ni les vôtres. Ni les nôtres. Pour le meilleur. Mais surtout pour le pire. N'est-ce pas? 

 

Se taire? Hallelujah. Et si seulement, pour dire. Ca.

02:01 Publié dans Rien | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook

Commentaires

Fort justement et délicatement dit!
Enfin...

Écrit par : Renaud Gautier | 24/09/2013

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