13/09/2013

Avis de recherche

pic-3.jpg
Polaroïd 01 : 00
 
Faut-il rendre méconnaissable la photo d'un détenu genevois "condamné à 10 ans de prison pour viol et 'jugé' en fuite", suite à une communication de la police genevoise (doit-on préciser), laquelle annonce qu'il "a disparu jeudi matin" en compagnie d'une socio-thérapeute? Nul doute, que contrairement au quotidien 20 Minutes et à la Tribune de Genève, le service public (la RTS) a estimé que le présumé coupable n'est que... présumé coupable. Et qu'à ce titre, il mérite toute notre discrétion. C'est à dire flouté. Intéressant. 
 
Il faut bien évidemment, préserver la présomption d'innocence. Qu'importe la source, même s'il s'agit de la police genevoise. D'accord. Mais.... Parce qu'il y a toujours un "mais".... entre la volonté de préserver la présomption d'innocence et la suspicion d'une infraction commise (supposée grave à en croire toujours le communiqué de la police genevoise), le floutage de l'individu suspecté devient légèrement caduque, non? Le but n'est-il pas de retrouver la supposée victime vivante? Indemne? Quelque part?
 
Ne doit-on pas préférer, dans le cas qui nous intéresse ici, que le présumé coupable soit identifié et que la socio-thérapeute soit retrouvée? Ne doit-on pas "préférer" que le coupable présumé soit blanchi (certes désagréable si nous nous trompons) à ce que la "socio-thérapeute" ne soit jamais retrouvée?
 
Je pose la question. Et je ne doute malheureusement pas à fournir les noms... Et me tais, face à l'attitude de la RTS. Douteuse...
 
Fabrice Anthamatten: homme, type caucasien, 181 cm, crâne rasé, porte des lunettes de vue. Il est vêtu d’un K-way bleu, d’une veste en mouton retourné, d’un pantalon brun multipoches, d’une casquette noire avec oreillettes.
- Adeline Morel : femme, 170 cm, corpulence normale, les cheveux détachés. Elle est vêtue d’un pantalon, d’une longue veste beige, d’un pull. Porte un sac à main.
Toutes les personnes pouvant fournir des informations sur les deux personnes disparues ou sur le véhicule utilisé sont priées de prendre contact sans délai avec la police cantonale au 0800 800 844.

Commentaires

Olivier, vous avez tout à fait raison.
Notre société est malade. Les criminels de tous genres sont "chouchoutés", protégés, choyés.
Et rien n'est fait pour les victimes et leurs familles.
Au-delà de celui qui a fait cet acte horrible et qui devra être condamné sévèrement (les systèmes pénitenciaires et la justice suisse sont laxistes, puisque Anthamatten a demandé de pouvoir purger sa peine dans notre pays), on devrait également attaquer et condamner pour complicité ces "faiseurs de lois", ces "experts psychiatres" et ces élus qui réclament et obtiennent "le respect des droits humains" (!!!) pour les condamnés en leur donnant cours d'équitation, sorties, (ou appartement et prof privé de boxe thaie comme en Suisse allemande).
Le bon-sens n'existe plus. Chacun se réfugie derrière des textes de lois, des règlements et personne ne prend sa responabilité. Pendant ce temps, Lucie, Marie et Adeline ont disparu.
Non, tout le monde ne peut pas guérir.
Oui, certains doivent rester à tout jamais derrière les barreaux pour la protection de la société.
Combien faudra-t-il encore de tels assassinats sordides pour que nos élus en prennent cconscience ?

Écrit par : A. Piller | 15/09/2013

Les commentaires sont fermés.