10/09/2013

Le goût des crépuscules

olivier francey,britney,spearsPolaroïd 01 : 14


La belle promesse. Celle de l'instant, celle de la fin de l'été et de sa tiédeur. Elle ressemble tant à l'aube. De celles qui s'expulsent à l'arrière d'un taxi, au lendemain des ruptures ou à l'approche du trophée tant sécrété. Elles ont l'odeur des toujours mais le goût des crépuscules. On s'en étonne encore. Pitre. Elles ont commencé dans l'ombre des ruelles.

 

On hésite entre l'infâme désir et le machinal espoir. Oh putain, on y croit. Les yeux rivés vers ce ciel alors qu'on est pas foutu de lever sa jambe. Il ne s'agirait pas de la perdre, n'est-ce pas? Et alors qu'il faudrait haïr... et bien, on hait. Comme une défense trop bien huilée. On ne sait pas trop qui. Elle. Soi. Lui. L'autre. 

 

Pour finir par faire pareil. Promettre... De ne plus jamais lever la jambe. Jamais. Promis.

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