16/07/2013

Un jour de juillet

Pour, toi, Merci, as, always, LPolaroïd 01:06


Sa peau perle. Suintante sueur. On aimerait accabler la chaleur moite de l'été. Ce n'est que l'odeur de la peur. Ou alors de la fin. La vraie. Celle-là n'attendra pas le printemps indien. Sans rien dire, sur des pas à peine plus lourds que le vent qui souffle sur le lac. On aurait aimé repousser le crépuscule, ne serait-ce que pour que les yeux se closent dans ses draps et sur ses cadres aujourd'hui poussiéreux. Fallait-il encore douter que la sépia ravivait autant de couleurs? Celle des baisers, des promesses fallacieuses tenues au petit matin mais des vraies larmes. Celle des ombres acceptées et des allumettes qui illuminèrent son visage désormais découvert. On la savait fourbe sans jamais l'avoir senti haleter dans son cou. Fascinante fétidité.

 

Fascinante parce que suspendant le temps aux aiguilles. Des montres et des injections. Attente paralysante, comme le Jura qui se fige dans le lac, lorsqu'il se fait huile. Lisse. Pas un cheveu. L'angoissante palpitation de l'horizontalité des lignes et la phobie des zéros. Les conversations se résument, faute d'intérêt et de présence, à lire sur des lèvres, pupilles dehors mais pupilles vides. 

 

"Elle va mourir?" 

 

"Oui."

 

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