30/05/2013

Ces si petits riens

Olivier, Francey, Britney, Spears, GenèvePolaroïd 20 : 20

Je le regarde. Le col serré, la peau moite et perlée de ces gouttes de sueur légèrement avinées. «Du vaudois», me dis-je alors. Le double-menton est agité à intervalles réguliers de spasmes frénétiques. Il rit. Ah?

Je ne peux m’empêcher de regarder ce maudit bouton de chemise prête à exploser. J’y pense. Fasciné. Lui, persiste dans le regard moitié vitreux, moitié pervers, les dents lavées à la fange. L’air porcin n’est pas rafraîchissant mais suscite néanmoins une vague empathie. Là. Quelque part. Au fond de l’estomac.

Je l’écoute. Oh oui, je l’écoute. Il me dit que le trac, «il ne connaît pas». J’ai envie de lui répondre que cela viendra avec le talent. Il me demande alors «à quoi on reconnaît le talent».

A la colère.

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