28/04/2013

Chelsea Hotel no2.

Olivier, Francey, Britney, Spears, Genève, ObamaPolaroïd 22 : 35

 

Il n'y avait pourtant aucune goutte de pluie sur les vitres de l'appartement. De celles qui s'entremêlent, qui se mélangent, glissant lentement avant de s'écraser. Même la panaflex 35mm n'en aurait pas voulu. La scène n'est pas assez cinématographique. 

 

"Je regarde les voiture qui passent", se justifie-t-elle. Rouge, vert, orange, rouge. Puis vert. Orange. Rouge. Lui, regarde ailleurs. 

 

"Avant, je serais allé la serrer. Avant, j'aurais été la serrer", pense-t-il. En silence, avant de lui propose de se coucher. 

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19/04/2013

La porte close

Olivier, Francey, Journaliste, TDG, Tribune, Genève, Britney, SpearsPolaroïd 00:33

 

Ils prénommèrent le phénomène "l'effet de masse". Quand il faudrait le prénommer l'effet de la porte fermée. Celui de ce professeur de psychologie n'ayant pas daigner clore les portes de l'amphithéâtre où il délivrait ses cours, et où ses élèves, dans l'attente chrétienne de la leçon, n'osaient pas ouvrir les portes ainsi closes. Mais pas verrouillées. Alignés comme des moutons, rares furent ceux qui essayèrent d'y apposer une quelconque pression.


Pas facile de résister aux persiflages, aux langues qui se lèchent parmi, et aux murmures. Quelle difficulté de nager à contre-courant, surtout lorsque tous les indicateurs sont au rouge. "Facile", expulsent les médiocres rebelles, estimant que toute posture révolutionnaire est juste, et que chaque aveugle a le droit aux visions.

 

Dans l'ombre des autres, on panse ses plaies à grosses bouchées d'anti-dépresseurs, de Xanax, de Midazolam ou d'objectifs à atteindre. On s'annonce unique, singulier ou spécial. On crie, on critique en ne manquant pas de livrer salive. Babines hurlantes béantes. 

 

Mais alors, quand il faut brûler son épiderme au grand soleil, on se réfugie sous les caps et les diarrhées verbales. Ben ouais. Ca brûle.