21/03/2013

I >3 PDC

Olivier, Francey, Journaliste, TDG, Tribune, Genève, Britney, SpearsPolaroïd 02 : 00

 Mais que se passe-t-il au PDC?

 

Commençons par utiliser ses doigts. Delphine Perella-Gabus part au MCG avec la conseillère municipale Sandra Golay, accompagné de l'ancien conseiller d'Etat Philippe Joye. Sanja Lopar jette l'éponge pendant que le démocrate-chrétien lancéen, Sébastien Grosdemange, directeur du service juridique de la police genevoise quitte le navire. Dernière défection en date, le départ d'Ornella Grillet, co-présidente de "jeunes" femmes PDC, qui rejoint les troupes du PS.

 

Je sais compter. Ils sont six à avoir déserté le navire démocrate-chrétien. "Si nous devions virer de bord à chaque fois qu'un membre mécontent ou déçu quitte le bateau, ce serait inquiétant", avait lancé la présidente du PDC, Béatrice Hirsch. Ben ouais quoi? Pour le nouveau chef de groupe au Grand Conseil, le député Vincent Maitre, "on oublie l'arrivée de 46 nouveaux membres". Parfait. Vive l'arithmétique. 46 - 6 = 40. 

 

Loin de moi l'idée de critiquer la bonne ambiance qui règne, cela va de soit, au PDC genevois. Ni d'imaginer que le bon docteur Morel, feu chef de groupe des démocrates-chrétiens au Grand Conseil invité à saisir la porte (pardon, poliment invité à renoncer à sa fonction) n'ait été cordialement poussé à l'ouvrir, cette foutue porte. On est pas à une valve près, c'est vrai. On n'est pas non plus à une place sur une liste. 

 

Y'a rien à voir. Tout va bien. Les médias sont vilains. Vraisemblablement instrumentalisés par les citoyens genevois. Et l'appât du sang et des scandales. Si nous devions virer de bord à chaque fois qu'un membre mécontent ou déçu quitte le bateau, ce serait inquiétant, non?

 

18/03/2013

Des petits riens

Olivier, Francey, genève, britney, spearsPolaroïd 20 : 45


On se rencontre, puis se quitte. Il paraît que l'on s'y habitue. On s'y habitue, en effet, quoi qu'on ait pu dire, un jour une fois. En lançant des jamais, des toujours, au soleil brûlant l'horizon. Les écorces se débarrassent des stigmates des amours dégoulinantes, aussi naturellement que le temps passe. La première désillusion écorne, la deuxième griffe, la dernière caresse. 

 

La peau sillonnée, les yeux fatigués mais lumineux, elle en parle toujours. Encore aujourd'hui. De lui. "C'était lui et rien d'autre. Je l'ai juste raté", murmure-t-elle l'esprit embué par ces neurones rebelles, de la race de ceux qui préfèrent mourir, avant. Tout en caressant son alliance. Tout en caressant son alliance.

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15/03/2013

Les yeux vitreux

Olivier, Francey, Journaliste, TDG, Tribune, Genève, Britney, SpearsPolaroïd 00:07


Elle n'avait l'air de rien. La politique ne l'intéresse "absolument" pas, selon ce qu'elle a pu dire entre deux caresses de pelage de chat. Dents blanches minées par une consommation excessive supposée de tabac, elle ne s'étendra pas plus sur le sujet. Enfin, presque. Pas de doute, ses votes se portent vers la gauche, se dit-on naïvement avant qu'elle n'expulse, si naturellement, deux ou trois phrases en totale contradiction avec la supposition. Il ne faut jamais supputer des orientations politiques, se remémore-t-on avant qu'elle ne s'abandonne. Sur ses peurs, sur ces vérités qu'on expulse comme on commande un café ou comme on se lave les mains après s'être délesté de la "dernière" Grappa. 

 

L'avis est si tranché. Pure comme les lignes des diamants taillés, l'absolu bleuté des pupilles, bien évidemment dilatées, qui en disent beaucoup plus que son taux d'alcoolémie. Nul besoin de discuter de l'ouverture des rideaux quand la pièce est connue. Scénario au cutter, bétonné à la haine ou à la douleur, à l'injustice clamée. Si glacial qu'on finit par relier les deux extrémités. La gauche de la droite. Comme une rengaine incarnée. Mais si palpable lorsque, bouche ouverte, elle nous fixe, de ses yeux vitreux.

 

Terrifiant. Délicieux? Pas sûr. Vraiment pas.

13/03/2013

Je sais

Olivier, Francey, Journaliste, TDG, Tribune, Genève, Britney, SpearsPolaroïd 00:00

 

Quelle putride démangeaison d'évoquer la vie privée. Quelle jouissance de dire qu'on sait et quel pouvoir de le faire savoir, comme autant de caresses que l'on se prodigue comme on caresse les poils d'un chat, qui ronfle à chaque doigt qui le touche. On a le chat qu'on mérite. Le nez écrasé, les fosses nasales obstruées qui suintent. Quoi de plus normal, quand son fond de commerce se vend au nombre de sourires gluants et à celui des dents blanches alignées. Des poignées de mains humides et des rires qui résonnent dans l'enceinte des cabinets.

 

Jouissance quand il s'agit de dénoncer les privilèges ainsi supputés, alors qu'on a pas foutu un doigt dans l'engrenage, ni visité le 40 m2 de l'ancien élu. Ah oui, pas besoin de le visiter. Le con n'a pas souhaité nous répondre. Tant pis pour lui. Sa main tremblante est un handicap, il n'avait qu'à la régler, cette foutue déficience. Merde, le peuple l'avait élu. C'est vrai, pas besoin d'en savoir plus. J'ai déjà avalé et pas une ombre d'envie de régurgiter. Non. Pas une ombre. 

 

Aucun désir de savoir si l'heure est exacte, qu'importe la régularité de l'aiguille, sur cadran noir et blanc, tant qu'on connaît sa provenance. Donnez-moi de la morale, des corps qui se mélangent, malheureusement au pied du Salève ou près de l'Arve. Ou des partis de badminton l'après-midi près de Lausanne. Donnez-moi des portes qui se ferment, tant que je n'ai pas vraiment à les ouvrir. Juste parce que je sais. Oui, je sais. Et je vous le dis. Croyez-moi. Je sais tout.

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