27/02/2013

Regardez-moi ce crétin

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On a toujours l'air complètement crétin face aux larmes. Toujours. Légèrement désarmé, les lèvres closes, les syllabes lourdes. L'air si niais tant on tente de dissimuler à quel point les gouttes de pluie violent notre épiderme. Comme j'aimerais être un canard alors que je ne suis qu'un poulet. L'imperméabilité me fait tant défaut.

 

J'aime beaucoup les cons, parce qu'ils suent, parce qu'ils transpirent, parce qu'ils puent. Qu'est-ce que j'aimerais moi aussi suinter. La colère, l'incompréhension, l'anxiété et la haine. Alors que je leur ressemble tant. La différence? Je nie. Je parjure, je crache à même le bitume jurant sur la tête d'un ami proche ou d'une vieille grand-mère déjà enterrée. Et s'il faut l'enterrer une deuxième fois, allons-y! 

 

On ne demande que très rarement pourquoi on est en colère. Non, on ne demande pas. Par pudeur? Non, vous plaisantez. Par couardise. Par pure couardise. On se tait. On attend. Quoi? D'être un peu plus vrai. Juste cela. Juste. Cela.  

Commentaires

Et si c'était la clé?

Écrit par : Nina | 07/03/2013

D'être un peu plus vrai, pourquoi pas oser d'être vrai? Quel risque est à craindre?

Écrit par : Nina | 11/03/2013

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