20/02/2013

Enfin

pic-1.jpgPolaroïd 1 : 00


Enfin. Un peu de nudité, d'os qui s'entrechoquent, de chairs qui se bousculent et de salives qui se mélangent. O, rien de très charnel, juste du frottement, de la tellurique. Du non-filtré, des pudeurs qui explosent. Quelle jouissance à constater, comment les langues s'étalent comme de délicates masses visqueuses, lorsqu'il s'agit d'aborder les désirs. Les envies et les frustrations. L'horizon dégagé et la liberté des possibles contre la porte étroite et la supposée ruelle sans-issue. Ils et elles ont alors tous des opinions. Des avis. Ils et elles font presque tous des choix, sans pour autant, tous, les assumer. Ou alors ils et elles courbent l'échine espérant secrètement que la vie décide pour eux. Sécrétions un peu sèches, on peut l'accorder. Ils et elles ne sont pas tous pareils, bien sûr. On en croise. De ceux qui résistent, qui suscitent les rictus à demi déguisés. Dont on se moque. A tort. Pour sûr.

 

D'autres font semblant. Il faut bien s'occuper. C'est quand même long toute une vie. Aux allures de Tetris, dans un sombre cabinet, il faut remplir. Des vides parfois lorsqu'il s'agit de remplir des manques mais essentiellement des trous. Ceux là mêmes qu'il suffit de combler. Avec du rien, souvent. Mais quel délice!

 

Donner du sens. A n'importe quel prix tant qu'on existe, même si tout cela tient plus de la reconnaissance. Ce serait si bête si tout cela. N'avait aucun sens. Ce serait si absurde, non?

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