06/02/2013

L'infidélité

XXXX.jpgPolaroïd 00: 00 ou "L'exercice du pouvoir... l'art de l'éphémère".

Une fois le titre ôté, quel plaisir de parler de la vie. "La vraie", aiment-ils à dire. On veut bien les croire. Nous, abreuvés comme des louves au sein. Ou comme des vautours s'extasiant sur cette vérité. Lapant, tous crocs dehors, le précieux liquide. Qu'est-ce qu'on se rassasie des doutes, des erreurs et des failles. Surtout de l'autre se remémorant de sa propre normalité.

 

Ah putain, quel coeur derrière tout ça, quelles plaies béantes et quel sentiment de mimétisme. Comme on s'éprend à lécher, à comprendre et à relativiser. Au regard de ce qui nous importe, de ce qui nous semble vital. Quel métier ingrat. Celui de la maîtresse, de l'amante, du cocu, du bouc émissaire, du mal-compris et des erreurs de communication. Il faudrait s'étaler, dire pourquoi, alors que tout ce qui vient à nos lèvres se résume en plaintes, complaintes, gémissements et regrets.

 

Alors que tout vient en appels, en appels sourds, en appels de détresse. On aimerait se sentir aussi faible, on aimerait aussi questionner. Mais pourquoi?


Elle n'aura pas glissé subrepticement. "J'en ai marre d'être la salope, j'aimerais être la cocue."

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