04/11/2012

La vague

ecume-de-mer-a19489128.jpgPolaroïd 02 : 20

 

Dedans, dessus ou dehors. Le curseur, la boussole, le nord. La main à caresser, celle que l'on lèche ou abreuve de sécrétions. Celle que l'on prend ou celle qui fait mal dans le creux d'un oreiller à liquider les dernières larmes qu'on n'a pas versé à Haneke, à la télé-réalité, aux documentaires sur la seconde ou les maladies orphelines. Celle qu'on avale, le pharynx dilaté, celle qui nous porte contre celle qui nous noie, les poumons bien remplis.

 

"Il faut pourtant choisir lorsqu'elle se fait sentir. Humer le vent", ruminent-ils à la chaire aussi dure qu'un céphalopode. "Dans quel sens se dirige-t-il? Est-il noir? L'embarcation est-elle assez charpentée?", calculent-ils aux manière d'apothicaire, à la précision délicate des pas des danseuses de l'Opéra de Paris sous Lifar.

 

On aimerait haïr, ceux qui lèchent l'écume. On y arrive, l'oeil pourtant inéluctablement attiré par le cul nu d'un autre. Pas celui qui ne l'a pas vu venir. Celui qui l'a attendu. Le pied froid, les lèvres gercées. 

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