29/09/2012

Aux délices de la cathode

5461943104_5a4b00ce3b_z.jpgPolaroïd 23 : 36

Dilatées, engorgées ou brisées dans des opales trop exposées aux délices de la cathode ou de la vitrine, on aimerait que les veines mentent. Surtout lorsqu'elles ne font que rappeler notre propre solitude, avachis comme des singes à contempler son reflet, quand ce n'est pas son propre... vide. On se moque, on rit sans se soucier du ton jaune pâle que délivre cette façade dentaire. Une rasade de rouge dilatera encore un peu plus ces tubes bleutés. Le temps de tituber autour des caniveaux pour trouver la proie. La proie? Celle qui passe, dirons-nous.

Ainsi danse la gitane sur les effluves d'un mauvais Guerlain, jusqu'à vous écorcher le palais lorsqu'il s'agira de cacher l'odeur. Pas à coup de dentifrice, ni d'échantillon parfumé. A grande gorgée de Roxycide. C'est vrai, il y a trop d'eau dans la Javel.

Il est temps de rentrer, les poches vides. Il est surtout temps de mentir. Serrer, se taire, espérer. Que les veines mentent, faisant cesser toute palpitation. Un "je t'aime", de ceux qu'on lance par précaution, devrait suffire.

23:46 Publié dans Rien | Lien permanent |  Facebook