13/06/2012

Elles, au moins, elles ratent les trains

pic.jpgPolaroïd 00 : 11

Quel plaisir de te lire. Toujours un commentaire bien placé, une remarque pertinente, une vision. Sur le monde, sur la vie, les gens qui t'entourent. Non, en fait sur tout. La littérature, la poésie, la philosophie grecque, Godard, Lynch, Beigbeder et Barack Obama. La politique hexagonale n'a pas de secrets pour toi, la Berne fédérale? Tu la connais. Comment? On ne le sait pas. Qu'importe, les gens te commentent. N'est-ce pas amusant, toutes ces personnes qui commentent des commentaires? A quand, ceux qui commentent des commentaires sur tes propres commentaires? Suis-je bête. C'est déjà le cas.

Tu postes comme on tire, tu dégaines les tweets comme on crache. Ne te reste, que comme ultime douille, qu'à lécher les propres commissures de tes lèvres. A croire que l'idée de rester sur le quai t'est insupportable. Il faut avaler, aspirer sa salive par des légères succions épileptiques avant de plonger. Tête baissée. C'est certain, on ne rate pas les trains. On les prend, on ne cesse de saisir, il faut attraper.

Il faut surtout exister, c'est bien cela même qui t'est reproché. Tu en sais beaucoup trop sur tout. Un peu comme ces "je t'aime" lancés à la première qui fait convulser ton coeur meurtri. Et qui se dégonflent aux oreilles des dix qui suivent.

Elles, au moins, elles ratent les trains.

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