09/06/2012

A s'asseoir. Pas à changer

pic.jpgPolaroïd 17 : 55

Passionnante, l'élection complémentaire au Conseil d'Etat. Passionnante, parce que portée sur les nervures, les failles, les plaies et les peaux des candidats. "Une élection sur la personne", entend-on dire. Ils ont presque raison, peu d'entre eux sont des personnages. Un seul l'est. Médiatiquement, bien entendu.

Aguichante aussi à constater avec quelle véhémence les médias sont conspués, pour leur partialité, pour leur choix, pour leur prise de position. A croire que les éditoriaux "thèse-antithèse-synthèse" putréfiants sont excitants. Ils ne le sont pas. Tout simplement pas. Ou simplement lorsqu'ils soufflent un autre vent. Ils ont pris parti pour celui-là? Tant mieux. Ils critiquent celui-ci? Que n'avez-vous pas compris dans le mot "éditorial"?

Alors d'accord, on pourrait parler "égalité des chances, visibilités égales". Ce sera une autre fois.

C'est avec délectation que l'on assiste à la scène, et avec fascination que l'on subit le jeu ou comment la fébrile importance des enjeux peut autant attiser les braises, celles-là mêmes qui se comptent en mois. A quoi bon?

A s'asseoir. Pas à changer. Un pas dans une commissure vaut mieux qu'une porte fermée. Certes.

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