07/05/2012

Qu'enfin, nos oreilles puissent ouïr correctement

600px-Tower_of_Babel_cropped_square.jpgPolaroïd 23 : 01

Très Cher Monsieur Oppikofer, rédacteur en chef du magazine "Tout l'Immobilier,

J'ai cru tout d'abord avoir mal lu ou être victime d'une sombre drogue qu'une fille de l'Oural (ou d'ailleurs sur le continent africain, c'est entendu) aurait versé dans mon verre. Après double relecture, vos propos tenus sur un réseau social célèbre ne m'apparurent plus comme sibyllins. Vous déclarez "implorer" vos amis de Léman Bleu de disposer de sous-titres "en français" lorsque "c'est Medeiros qui parle". Entendons par ce nom, le raccourci qui mène à Carlos Saraiva Medeiros, conseiller municipal MCG et accessoirement vice-président du parti éponyme.

Et bien sachez que je compatis plus que sincèrement avec votre grief. Que l'on bannisse les lusitaniens des plateaux de télévision, que l'on coupe la parole aux gens de petite taille, si peu adaptés aux écrans plats de haute définition et enfin, que l'on corrige la balance des couleurs lorsque l'invité supporte un teint pâle ou blême. Censurons les toxicomanes des reportages de Temps Présent lorsque la logorrhée se fait vaseuse, changeons la bande-son de ce misérable accordéon tzigane et remplaçons-là par de la musette.

Qu'enfin, nos oreilles puissent ouïr correctement. Parce que confondre Sandrine Serono avec une autre magistrate, c'est du plus mauvais genre.

Bien à vous, Olivier Francey.

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