14/04/2012

Les vierges étroites

pic.jpgPolaroïd 01 : 27

Quel délicieux plaisir que de lire les gens s'entre-tuer sur l'anonymat des auteurs des commentaires sur les blogs. Le débat est stérile, quasi infécond.

D'une part, aux auteurs de modérer leur blog, il en va de leur responsabilité. De l'autre, aux hébergeurs de censurer les commentaires insidieux non-filtrés. S'il faut une toute-puissante morale, qu'elle existe. Qu'elle sanctionne et qu'elle censure. Fichtre. Qu'elle assume!

Mais que Diable, qu'on arrête de nous distribuer la sacro-sainte soupe de la liberté d'expression. Elle est déjà quasi morte. Si elle ne l'est pas, elle est froide, lisse, gélatineuse et insipide. La liberté d'expression? Elle réside partout ailleurs. D'accord, dans des réseaux sombres et peu fréquentables, c'est la règle du jeu. Et quand je dis partout, c'est partout. Ne me dites pas que vous ne l'avez pas trouvée. Quelles que soient vos opinions, de gauche, de droite, d'extrême ou bien plus obscures, la plate-forme existe. Cessez de jouer les vierges étroites. Cessez de hurler, vous êtes terriblement agaçants. On ne vous a forcé à rien, et vous chantez faux.

Le jeu? On y joue en acceptant les règles. Ou alors on les viole. Mais on ne se lamente pas. Non. On ne se lamente pas.

Les commentaires sont fermés.