31/03/2012

La répulsion

900_repulsion_3x.jpgPolaroïd XX : XX

Qu'elle est suave cette haine-là. La salivante qui ne naît de rien, d'une perception désagréable, d'une épidermo-incompatibilité. A croire que les gènes s'insupportent. Lorsque même cette odeur (un gel douche Axe ou un vieux Guerlain) expulse les aliments, pourtant fortement agréablement ingurgités vers l'oesophage. L'aversion du rien, l'antipathie du tout.

Les essais itératifs de relative amitié se soldent par des syncopes vaso-vagales, les mots échangés par des incompréhensions, des tentatives par des ratages. On a beau se dire au fond, là, quelque part, qu'il n'est pas si laid. Rien n'y fait.

Même le rouge des lèvres ainsi humectées est repoussant, même l'extrême maigreur du bout de tissu pousse à l'évacuation de toute velléité de désir. Alors qu'on devrait succomber aux essais répétés, on ne fait que faillir à ce sentiment. La répulsion.

04:46 Publié dans Rien | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.