08/02/2012

Avaler ou pas

woman-taking-a-pill.jpgPolaroïd 00 : 30

On m'accusera de corporatisme, je l'accepte avec un malin plaisir. Le fantasme de connivence est excitant. Pas impossible. Mais surtout terriblement érogène. N'est-ce pas terriblement érotique que de penser que les politiciens usent de leurs charmes pour convaincre les misérables journalistes? Ah bon? Oui, c'est un peu leur boulot. Que les journalistes se laissent séduire par de douces mélopées? Oui. On appelle cela le talent. Talent politique, cela va de soit. Que les journalistes se complaisent d'être dans le secret des dieux? Sûrement. Il ne faudrait pas, ô c'est certain. L'esprit libre, la virulence, le sens critique, la répartition égale des opinions? Un atout.

Un mythe. Un idéal. Nul doute que certains l'atteignent plus que d'autres. Nul doute non plus que certains autres ne s'offusquent de n'être pas dans les "bons papiers". Qu'ils s'offusquent avec virulence. Qu'ils hurlent à la censure, qu'ils vous appellent, ou appellent à la déontologie et au conseil de la presse, c'est leur droit.

Restent les autres. Ceux qui crachent sur la toile, les blogs et les réseaux sociaux. Qu'ils vitupèrent et distillent. La pression n'est jamais vaine, même si contre-productive si les assises ne sont pas solides.

Il n'y a malheureusement qu'une répartie. Affreusement paradoxale. Celle de vulgairement s'en foutre. Celle de juger sur les idées. Celles misérablement mieux vendus par certains que par d'autres. C'est un art. D'un côté comme de l'autre. Que d'avaler, ou pas.

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