23/11/2011

A prendre ou à lécher

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C'est vrai qu'il est toujours plus commode de parler par approximations. Indubitablement plus glamour d'avoir des réponses que des silences, il faut expulser pour n'avoir jamais à déglutir. La colle humide des post-it à la zone humide de l'entre-deux. Dites n'importe quoi, mais dites le bien. N'hésitez en aucun cas à mentir, transformez les centaines en milliers, l'eau en vin, les Yves Saint Laurent en Louboutin, ou l'inverse tant que le rouge coule à flots.

Promettez à tout-va, jurez sur la tête de votre petit frère cancéreux, sa vilaine peau d'adolescent fera imitation de sarcomes. Prêtez serment en n'ayant peur du blasphème, ou blasphémer en prêtant serment, seuls les naïfs pensent que tout se paie un jour. Au pire, jouez la carte de la victimisation. Prenez le gris pour du noir, le blanc fera aussi l'affaire. Confondez le magenta et le pourpre, tant qu'il est prêtre. Evitez les nuances, parce qu'on vous reprochera un jour de ne pas avoir été clair, mais surtout parce que l'interlocuteur ne peut s'en rassasier. Attendez de savoir ce qu'ils désirent avant de goinfrer, ou d'avoir les cendres avant de payer.

Sa propre salive sur un post-it. Le sien. A prendre ou à lécher.

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