08/11/2011

Maître Bonnant n'est pas maître d'école, encore moins maîtresse de maison

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A propos des propos de Maître Marc Bonnant.

Le verbe est toujours lourd, la syntaxe agglutinante et la sémantique délicieusement indigeste. Mieux, excluante. Oui, le propos est ironique. Maître Bonnant n'est pas maître d'école, encore moins maîtresse de maison. La hausse du coût de l'assurance-maladie? Imputable à une bande de gueux dont les responsabilités sont inversement corrélées à leur propension à tomber malade. Les bonnes? Bonnes à être troussées. Dieu? Un fantasme qui, par essence, n'existe pas mais qui se désire. Le droit à l'oubli? Un mythe. L'Islam? L'autre.

Maître Bonnant n'est pas maître d'école, encore moins maîtresse de maison. Ils l'abhorrent, je crains qu'il ne s'en moque. Le politiquement correct l'insupporte autant qu'un ornitophobiaque, aux psittacus cela va de soit. Paradoxalement pour un homme de planches et de parquets, l'homme est étymologiquement obscène. Pense-t-il ce qu'il dit? Dit-il ce qu'il pense? Je n'en sais rien. "Au début, l'étonnement" disait Jeanne Hersch.

Je ne sais toujours pas s'il faut s'inquiéter pour Marc Bonnant de n'avoir suscité que si peu de réactions, ou s'inquiéter tout court. S'alarmer que le polémiste n'excite plus aucuns filaments épidermiques, synonyme d'aphasie collective. Ou de pythie annonciatrice d'une déchéance annoncée. Celle-là même qui proférait frénétiquement ce cri: Maître Bonnant n'est pas maître d'école, encore moins maîtresse de maison.

Commentaires

Le verbe de Me Marc Bonnant est du *Bonnant". Les mots, les phrases sont assemblés pour produire une musique nostalgique, belle à l'oreille mais incompréhensible.
La forme vient d'un temps qui n'existe plus, comme un poème de François Villon (1450):
Je plaings le temps de ma jeunesse
Ouquel j'ay plus qu'autre gallé
jusqu'à l'entrée de vieillesse....

Quant au fond, la colère exprimée dans l'article écrit dans le Matin sur "l'islamisme" résulte de ces coups d'audace que seuls les vieux peuvent avoir. Ce sont des effets de manche, car le pouvoir leur échappe, la force s'éteint, il leur reste la jubilation de lancer des anathèmes.

Dans les discours, il y a parfois des contradictions, (est-ce l'apanage du grand âge), ceux de Me Bonnant le démontrent. Dans un de ses articles, il avouait que le voile porté par les femmes n'était pas pour lui déplaire. A la lecture de cette déclaration, je me suis dit: "encore un qui fantasme sur ce bout de tissu: le voile orgasmique".
Quant à l'installation de la charia dans les Pays arabes, je suis outrée. Les femmes ont payé un lourd tribut. Je rejoins le point de vue de Me Bonnant, même si il est provocateur. La provocation n'a tué personne, la charia oui.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 08/11/2011

polémique ? outrancier dans l'usage d'une langue disparue ? scénescent qui voit son pouvoir faiblir ? (et quel pouvoir ?)... rien de tout cela ne remplace la vraie question fondamentale : a-t-on le droit d'avoir peur... de le dire ... de partager cette réflexion ? ne serait-ce que pour cela, oui, Me Bonnant a raison !!

Écrit par : uranus | 08/11/2011

"La provocation n'a tué personne, la charia oui."

Sauf certains auteurs de la "provocation". Menacés de mort comme Salman Rushdie, Taslima Nasreen, ou assassiné comme Theo Van Gogh. Ce qui est vu comme "provocation" n'est que liberté de penser, liberté de s'exprimer. Or les islamistes abhorrent ces libertés. L'islam est une idéologie totalitaire, une peste verte. Relisez Voltaire qui ne pense pas autrement de l'islam. Alors qu'un réactionnaire comme Nietzsche en fait l'éloge.

Écrit par : Johann | 08/11/2011

Et voici le vrai visage de l'islam: l'appel au meurtre de l'auteur du livre "Les crimes du prophète mahomet" :

http://www.rufzumislam.de/index.php?option=com_content&view=article&id=32:feind-allahs-beleidigt-unseren-liebling&Itemid=44

Il y a en effet de quoi écrire un livre très volumineux tellement les témoignages sont nombreux. Mais la vérité et l'islam, ce sont deux choses incompatibles.

Le plus drôle est que ce sont les islamistes eux-mêmes qui assurent la promotion de ce livre. Merci!

Écrit par : Johann | 08/11/2011

Dans l'Islam, il n'y a pas de clergé à proprement parler, mais j'aimerais beaucoup entendre une quelconque autorité religieuse musulmane s'indigner des crimes islamistes.

Chez nous, on n'entend que les critiques de certains bobos sur les propos "islamophobes" de Me Bonnant.

Les crimes proférés au nom d'Allah feront toujours plus de tord à l'Islam que les critiques sur cette religion.

Écrit par : Tonio | 08/11/2011

Maître Bonnant, le dernier grand héros de la Nation ... un mec couillu, pas comme certains !

Écrit par : Victor Winteregg | 08/11/2011

@ Tonio : peut-on espérer en attendre de même des autorités religieuses chrétiennes, s'agissant des crimes chrétiens ? Hélas, ils traitent plutôt de "mensonge" la vérité qui leur est venue : les voilà donc dans une situation bien confuse.

Écrit par : QAF16 | 10/11/2011

Maître Bonnant me rappelle Driss Basri que l'on appelait la servante de feu Hassan II roi du Maroc.

Écrit par : Daray | 11/11/2011

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