28/10/2011

Cet horrible réseau social.

67861697.jpgPolaroïd 19 : 47

Cet horrible réseau social. Qui n'a de social que l'apparence, le corset. Sitôt ôté, ne subsiste que des os pointus s'extirpant maladroitement de chairs nues, mués par l'extension de deux sacs spongieux atrophiés. L'attirance n'est que plus forte lorsqu'elle était cachée, soumise aux tentations de l'imagination. Fétichiste existence numérique, mais surtout numéraire, qui s'accomplit dans la plus abominable des caresses, celles de touches plastifiées. Elles auront, elles, au moins, remplacé le latex.

Dans un bruit assourdissant, les pupilles avalent sans déglutir, les réponses se font pauvres en quelques mouvements disgracieux de phalanges arthrosées, le champ lexical se résume à des cliques et des ''pokes''. L'image est sous contrôle. La plastique? Irréprochable.

Elle se gargarise des dernières rumeurs, tout en pinçant ses lèvres lorsqu'elle sauvegarde les photos de vacances de son ex petit ami. Croise les doigts lorsqu'il s'agit de partager son humeur aux centaines d'amis. Ceux-là mêmes qui avouent, à demi mots, qu'elle a pris du poids. Qu'importe, elle ne les voit plus.

Elle n'y voyait qu'une gigantesque partouze 2.0. rassurante. Ce n'est juste que la victoire de l'onanisme. Elle s'en rappelle parfois, lorsque, éprise de douleur, genoux dénudés à même le sol glacial de la cuisine, elle n'arrive pas à composer une seule combinaison de chiffres sur son téléphone.

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20/10/2011

Eux.

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pic.jpgEux.

Se pourlèchent les babines écumantes lorsque la faucheuse (en quoi est-elle grande déjà?) le cicatrise à la faux. On fête sans trop savoir pourquoi, le méchant est mort. Le sang caillé? Un +. Le + est une croix sur un sms, le même utilisé à destination d'une ex top-model gauche-droite-Fouquet's-on-ne-sait-plus.

Se gargarisent d'agir avant de réfléchir; mieux encore, avouent préalablement ''causer''. Brillant.

Les uns s'indignent, sans savoir ce qu'est un Hedge Fund, ni un CDS, sans pour autant avoir foutu un seul pied à Thèbes. Bon c'est vrai, ils ont lu Myret. Et la tente Quechua, elle est fabriquée où?

L'autre s'offusque du commentaire, et retire l'incendiaire ami virtuel de sa longue liste d'amis fallacieux. Ami de tous, même de ceux qu'il ne connaît pas. Dommage, on le connaît toujours. Autrement.

L'un parie sur ''ailleurs'', mais pas sous ma fenêtre. Si possible de l'autre côté.

Le deuxième calcule. Mathématise les relations en terme de pertes et de profits. Les rencontres se mutent en partie d'échecs. On lui laisse le dernier coup.

Le troisième reconstitue son passé comme de la viande à bas prix. Echange les causes contre d'autres. Les effets restent sourdement identiques. Pratique pour avancer.

La quatrième mélange sa salive à celle d'un autre espérant un peu d'existence. ''Reconnaissance'' eut été préférable.

Enfin, le dernier ressent l'obligation de vitupérer publiquement.

 

Eux. L'un d'entre eux se reconnaîtra. Pour sûr.

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18/10/2011

Oh, rien de grave.

photo.JPGElle regarde le monde comme aucunes autres.

Elle aimerait bien voter cette fois-ci, je ne sais pas si elle en aura la force. Je ne sais même pas si son courrier lui parvient, ici. ''Rien de grave'' répète-t-elle assez inlassablement en me souriant. ''On peut vivre sans'' aime-t-elle à préciser. Elle s'est toujours efforcée d'être juste et précise, ''habitude de vieille dame'' lui dis-je en lui rendant son sourire, même si elle ne l'est pas. Vieille. En fait, terrorisé, je n'arrive désespérément qu'à donner, de peur de lui voler ce qu'il lui reste. C'est bien dommage, j'aurais eu envie. De prendre. Quelquefois, je me dis que je rattrape le temps perdu. C'est pire.

Elle m'accueille avec des yeux bleux profonds que je m'efforce de percer, égoïstement désespéré à y déceler, ne serait-ce qu'une lueur d'elle. Elle me prend la main de temps à autre, sa main est chaude. J'aime. Elle me raconte comment elle l'a rencontré. Comment il avait dépassé les corps qui s'empilent et les mains froides qui se touchent. Cette rencontre, bouleversant sa vie mécaniquement orchestrée. Elle ne l'avait pas séduit pour l'avoir, elle l'avait séduit pour le garder tout près d'elle. Avec un perfidie honorable. Avec lui, nul besoin d'amasser ni de diriger ses mots. ''Etre là suffit''. Cela avait l'air simple. Cela ne l'était pas.

Et puis, un jour, la ligne 3 ne fut plus nécessaire. Cette ligne qu'elle m'obligeait à prendre parce que ''la 5, c'est pour ceux qui n'arrivent plus à marcher''.

Elle aurait sûrement aimé voter cette fois-ci, je sais qu'elle n'en aura pas la force. Je ne sais toujours pas si son courrier lui parvient. Je ne sais même plus si tout cela a une importance. ''Rien de grave'' aurait-elle rajouté. Etre là suffit. Oui mais où?

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12/10/2011

Le Grand Débat. Ou une énième version de ''Tournez manège!''.

262c50c2-1418-11e0-b753-e4ab4dac0112.jpgPolaroïd 23 : 27

Le service public nous a offert ce soir, à deux semaines des élections fédérales, son ''Grand Débat''. Plus d'une trentaine de candidats aux chambres fédérales, pour tenter de développer et débattre des thèmes majeurs, à savoir notamment ''la crise'', la sécurité, notre système de santé, la famille ou encore le nucléaire.

Que dire de ces 150 minutes de flot continu, vaguement interrompu, de consonnes sonnantes qui s'entremêlent et qui se superposent dans un coït impeccablement insupportable, sauf peut-être pour l'une des guest-stars de l'émission, se délectant de cette masse informe copulante, Marc Bonnant.

Que dire de ces temps de parole approximatifs, de ces questions laissées veuves. De ces ''vous avez voté ceci'', ''vous avez voté cela'', caressés par de doux borborygmes.

Que dire de Maître M.B., défenseur des initiales, impérialement irrévérencieux sauf pour ceux qui pensent que l'homme est infiniment sérieux dans ses propos. Ceux-là mêmes qui auront compris que l'incarnation est, par essence, droite. Et qui en auront conclu que la nouvelle star romande des médias, Stéphanie Pahud est délicieusement, gauche.

Que dire de ce couple improbable, en voie de divorce, mais agréablement soutenu par une musique d'ascenseur, réminiscence d'un célèbre jeu télévisé populaire, où se cachaient les futurs esseulés.

Que dire de ces intermèdes humoristiques, lunaires imitations du rire, bouffées anaérobies d'un asthmatique en cure de Sérétide.

Que dire, surtout in fine, de l'électeur, qui aura souhaité, l'instant fantasmé d'une palpitation ventriculaire ou d'un spasme de son organe préhensile, remplir un papier jaunâtre ou gris.

Que dire. Que je suis austère, dépourvu de zygomatiques, et xanaxo-attracté.

Que dire. Il aura obtenu de l'humour, c'est vrai, on peut rire de tout, ne manquait que les clowns, les cracheurs de feu et le prestidigitateur. Il voulait des réponses, il aura ingurgité du pâté. Que dire. Qu'il attendait le Grand Débat. Il aura eu ''Tournez manège!''. Sans Evelyne ou Fabienne, mais avec Marc et Stéphanie. En ce sens, ce ne peut être une soirée gâchée. Totalement.

10/10/2011

L'étrange prestation d'Isabel Rochat.

sarah-palin-palm-video.jpgPolaroïd 09 : 42

Etrange prestation que nous a livrée Isabel Rochat, hier soir, sur le plateau du 19:30 de la TSR. Invitée à commenter (notamment) le coût du renvoi des étrangers dans leurs pays, la Conseillère d'Etat en charge de la Sécurité et de la Police est apparue effrayée à l'idée de prendre la parole. Discours hésitant, réponses courtes, à en croire qu'il s'agit là, d'une technique pour éviter les bévues. C'est vrai, pour sa défense, l'exercice n'est pas facile, surtout quand on pense à la terreur que semble susciter la pupille de la caméra et l'adrénaline du direct chez la magistrate.

Sur l'interview lui-même, aucunes réponses apportées. Les ''vols spéciaux'' sont-ils inhumains? Isabel Rochat n'y répondra pas, aussi simplement que la question ne lui sera pas adressée. Pour l'anecdote, la TdG avait enquêté sur les renvois forcés à Cointrin (ici), il était apparu alors que le DSPE (donc Isabel Rochat?) n'avait même pas connaissance du nombre exact de vols à départ de Genève. Efficacité de la procédure? La libérale évoquera l'idée que ''la sécurité n'a pas de prix'', en précisant (sans chiffres) qu'un renvoi coûte moins cher à la société que la simple présence d'un ''étranger'' (ah bon?) sur notre territoire, sans pour autant nous donner le montant total du coût du renvoi de ces individus.

En clair, hier soir, à 19h35, je ne savais toujours pas qui étaient ces étrangers en attente de renvoi. Ont-ils été condamnés? Quelle proportion d'entre eux a commis des actes criminelles? Quelle est la durée moyenne de détention administrative par individu? Qui paie? Combien? Ces vols spéciaux sont-ils efficaces, si oui, sur quels critères?

Enfin, plus grave encore: avoir plus de questions que de réponses après 5 minutes et 19 secondes de reportage et d'entretien. Sans compter cette désagréable impression que notre ministre maîtrisait son sujet, à coup de notes de service ou ''d'antisèches'' calligraphiées au stylo bille Mont-Blanc sur une main tremblante. Ce n'est qu'une impression, je pourrais me tromper.

09/10/2011

Sandrine Salerno dans le Matin Dimanche.

pic.jpgPolaroïd 12 : 20

La Conseillère administrative a répondu aux questions d'Elisabeth Eckert et Christine Salvadé en page 4 du Matin Dimanche d'aujourd'hui. En jeu: le licenciement d'un chargé de communication, une collaboratrice sanctionnée pour avoir demandé à ce même chargé de communication de travailler pour le Parti socialiste genevois, l'engagement de Boris Drahusak et les conditions de son départ, et une prise de position sur le développement de Genève (contre les multinationales, c'est selon) dans le magazine officiel de la ville.

Quelques remarques.

Je constate que le ton est celui d'une victime, qu'il est émotionnel et féminin. Il y a ''lynchage'' et ''acharnement'' contre elle, la magistrate se sent ''salie'' tout autant que son nom de famille. Traitée de ''pourriture'' dans le tram, la socialiste pose la question de savoir ''comment cela aurait été si ça s’était produit sur le chemin de l’école, devant mes deux petites filles''. Enfin, Sandrine Salerno est une femme. Femme tout court, ''femme politique'' ensuite, pour s'achever dans la ''femme politique de gauche''.

Sur les responsables. Elle avoue ne pas savoir ''qui veut sa peau''. Pourtant, quelques lignes plus bas, c'est clairement la droite qu'elle pointe du doigt.

Quid de sa prise de position dans ''Vivre à Genève''? Etait-ce un pamphlet contre les multinationales ou une question ouverte sur le modèle de développement du canton? Le magazine en question est-il la voix du Conseil administratif ou une tribune pour chacun de ses membres? Aurait-il été plus judicieux de publier ce texte dans le journal du PS que dans le magazine officiel de la ville?

Sur les questions en suspens.

Aura-t-on l'honneur d'entendre le reste du Conseil administratif sur l'engagement ainsi que sur les conditions de licenciement de Boris Drahusak? Sandrine Salerno a décidé de licencier son chargé de communication pour des fautes professionnelles, pourquoi diable alors Pierre Maudet a-t-il réengagé ce même collaborateur dans son département?  Qui a divulgué le dossier RH du chargé de communication?

07/10/2011

Ce n'est pas le problème d'Eric Bertinat. Mais c'est un peu le notre.

2508635849_1.jpgPolaroïd 12 : 18

Le chef de groupe UDC au Grand Conseil était, hier soir, l'invité de ''Genève à Chaud'' sur Léman Bleu, invité à débattre de sa proposition d'ancrer dans la loi genevoise, l'interdiction de la prostitution à moins de 500 mètres d'une école. A la question ''mais où déplacer la prostitution? '', Eric Bertinat répliquera: ''ce n'est pas mon problème''. ''Ailleurs''.  ''Ce n'est pas moi qui vais vous dire où la mettre''.

Ces propos sont tout simplement ahurissants. Qu'un élu ne se préoccupe pas des conséquences de ses actions politiques, qu'il estime que c'est aux ''autres'' de se soucier des répercussions de ses décisions, est une attitude, à mon sens, irresponsable.

Parce que, si ce n'est pas le problème d'Eric Bertinat, c'est en tous les cas, le notre.

05/10/2011

Les périodes électorales.

landing_at_war_03.jpgPolaroïd 16 : 38

On tire, on crache, on exècre, on vomit, on balance. Puis on s'offusque, on expulse des ''tout le monde le savait déjà'', un ''secret de polichinelle, moi je vous dis mon bon Monsieur'', et autres appels à la sacro-sainte morale. Rien n'échappe à la mâchoire suintante du carnassier: braquage, voiture bélier, milices improvisées, sac à mains arraché, scoops ''exclusifs''. Puis viennent les copinages, les sombres alliances, les parachutes dorés.

La foudre divine délit les langues, deux ex machina. On crie au scandale, on trempe sa vieille plume pour dénoncer, on tente ''asthmatiquement'' de récupérer le train.

Tiens donc? Pourquoi maintenant?

Les périodes électorales. On appelle cela: la guerre. Elle n'est pas toujours propre. En fait, jamais.

Le Vert nu, ou presque.

photo.JPGPolaroïd 15 : 52

Oui, le propos est ironique. Les jeunes Vert-e-s se sont ''dénudés'', place Bel-Air, en début d'après-midi pour dénoncer ''le manque de transparence et d'égalité dans les campagnes politiques''. Sur le fond, que dire, si ce n'est qu'il est bon que le financement des campagnes politiques soit ouvert. Les politiciens, eux-mêmes, auraient presque tout intérêt à ce que les sources soient connues, à en croire la fécondité des rumeurs. Enfin... si les journalistes pouvaient encore enquêter sur les réseaux occultes et les sombres poignées de main.

Sur le principe de l'égalité, à savoir un plafond minimum d'investissement de campagne? Désagréable impression qu'il ne s'agit que de l'argument du ''pauvre''. Si votre parti réunit plus d'argent, à qui le blâme? D'autre part, comment plafonner ce montant? A en croire les jeunes Vert-e-s, le montant total investi caresse les 8'000 francs. Doit-on demander au PLR ou à l'UDC de plafonner ses campagnes à ce chiffre là? Même si ce plafond était fixé à 50'000 francs, la jeunesse verte serait bien au-dessous.

Enfin sur la forme, on l'aura bien compris, les jeunes Vert-e-s exigent plus de transparence en posant la question: doit-on se dénuder pour que les médias parlent de nous? La réponse est cinglante: oui! A défaut d'argent, ayez des idées!

Seule anicroche, si j'ose, Messieurs et Mesdames les jeunes Vert-e-s, vous déclarez ''n'avoir rien à cacher''. De grâce alors, n'incarnez pas de demi-mesures. Vous avez tenté le maillot de bain, synonyme de semi-transparence. La prochaine fois, soyez nus. La transparence, alors, sera totale.

04/10/2011

Il n'y a pas de vérités moyennes.

jounrnal-dun-cure-de-campagne.1255158551.jpgPolaroïd 19 : 57

André Reymond est tout simplement incroyable. Interrogé à cinq reprises par Pascal Décaillet sur le montant du financement de sa campagne, le candidat aux chambres fédérales n'aura expulsé, in fine, que le montant qu'il aura personnellement investi, à savoir 15'000 francs. C'est peu, en rapport de son omniprésence sur l'imposant derrière des bus genevois.

Un tel mutisme sur le ''vrai financement'' ne peut qu'alimenter les plus humides fantasmes.  Je me prends alors à rêver d'un grand club sportif finançant le prévoyant conseiller national, d'une sombre association thunoise d'anciens grenadiers de char lui remplissant les poches de Vreneli, d'une mystique association viticole arrosant, dans des caves secrètes, le mutique personnage.

Sandrine Salerno a, quant à elle, répondu aux questions. Ou presque. On savait déjà que le collaborateur responsable d'avoir demandé au chargée de communication de maltraiter quelques adversaires sur les blogs hébergés par la Tribune, avait été blâmé. J'aurais souhaité savoir si l'affaire relevait de l'erreur de parcours, ou de la pratique courante. ''L'affaire est close'' sur les lèvres de la Conseillère administrative auraient été alors, limpides.

 

" Il n'y a pas de vérités moyennes. "
Georges Bernanos ; Journal d'un curé de campagne.

03/10/2011

A en croire Sandrine Salerno, je ne suis pas une personne sensée.

doisneau_picasso.jpgPolaroïd 14 : 33

Sandrine Salerno était interrogée hier à Forum sur la question de l'implantation des multinationales à Genève. En fin d'entretien (puisque débat, il n'y pas eu), la question a été posée par ma collègue Nathalie Ducommun, à savoir ''avez-vous demandé à ce chargé de communication de votre département de faire de la propagande politique, d'écrire pour le parti socialiste'' ? La réponse est immédiate: ''clairement non!'', rétorquera la Conseillère administrative.

La socialiste pose alors la question : ''lorsqu'on travaille pour une présidence, une direction de département au niveau politique, dans son activité de communication, existe-t-il un volet de communication politique?''. Sandrine Salerno répond à sa propre question: ''Et bien oui! (...) mais faire de la communication politique pour une magistrate, ce n'est pas encore la même chose que de faire de la communication politique pour un parti. Et cette différence, cette frontière, pour toute personne sensée, elle est claire!''.

Et bien, malheureusement non! Cette différence n'est en tout point pas évidente.

Suis-je si naïf de concevoir que les idées d'un élu sont souvent les mêmes que son propre parti et dès lors, communiquer pour soi, c'est aussi communiquer pour les autres? Que penser de la présence, en période électorale, d'un magistrat de droite dans le calendrier de son département? D'un élu très à gauche qui multiplie les conférences de presse pour attirer l'attention des médias? Ou d'un autre qui réunit une task-force pour alimenter son blog, facebook, et autres twitter?

La question sous-jacente est limpide: quel type de communication peut-on accepter de financer avec l'argent du contribuable?

Soyons clairs, je comprends bien qu'on communique pour dire à quel point notre département est efficace et fantastique, qu'on informe les citoyens des progrès réalisés, ou qu'on souhaite ''se rapprocher des habitants et habitantes de cette ville''. Je comprends fort bien également qu'on engage des collaborateurs de son propre parti pour effectuer des tâches de communication.

Mais dire ''que la frontière entre la communication politique d'un département et la communication politique d'un élu (en campagne) appartenant à un parti, est claire'', est à mon sens, insensée. Comme moi, à en croire Sandrine Salerno hier.

02/10/2011

L'eau noire.

the-shining-3.jpgPolaroïd 23 : 14

L'eau noire, c'est celle qui coule dans ses veines. Obstruées et saturées, elles n'irriguent plus, elles aspirent, elles drainent. Même la lumière cristalline, dit-on, n'a pas d'autres alternatives que de s'engorger dans ses pupilles, pourtant réputées étroites. Etroites et sèches, comme son corps avec pour seules extrémités, quelques os saillants et de longues mains fines mais anguleuses et cabossées. Probablement d'origine porcine, la bête affiche des sourires laiteux de façade lorsqu'il s'agit de carillonner les verres à bulles pour mieux se pourlécher ses chairs violacées lorsqu'il s'agit de mettre à mort. La tâche s'avérera inféconde, il n'accouchera que de quelques crachats et d'égratignures d'ongles jaunâtres. Il inocule et distille ses récits à qui veut les entendre, préfère l'ombre à la confrontation, Lee Harvey Oswald à François Ravaillac, l'insidieux shoot au brutal shot. Il ne tire plus sur les ambulances, il les conduit.

On rêverait de le détester demain. On ne fait que le haïr aujourd'hui.

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