09/10/2011

Sandrine Salerno dans le Matin Dimanche.

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La Conseillère administrative a répondu aux questions d'Elisabeth Eckert et Christine Salvadé en page 4 du Matin Dimanche d'aujourd'hui. En jeu: le licenciement d'un chargé de communication, une collaboratrice sanctionnée pour avoir demandé à ce même chargé de communication de travailler pour le Parti socialiste genevois, l'engagement de Boris Drahusak et les conditions de son départ, et une prise de position sur le développement de Genève (contre les multinationales, c'est selon) dans le magazine officiel de la ville.

Quelques remarques.

Je constate que le ton est celui d'une victime, qu'il est émotionnel et féminin. Il y a ''lynchage'' et ''acharnement'' contre elle, la magistrate se sent ''salie'' tout autant que son nom de famille. Traitée de ''pourriture'' dans le tram, la socialiste pose la question de savoir ''comment cela aurait été si ça s’était produit sur le chemin de l’école, devant mes deux petites filles''. Enfin, Sandrine Salerno est une femme. Femme tout court, ''femme politique'' ensuite, pour s'achever dans la ''femme politique de gauche''.

Sur les responsables. Elle avoue ne pas savoir ''qui veut sa peau''. Pourtant, quelques lignes plus bas, c'est clairement la droite qu'elle pointe du doigt.

Quid de sa prise de position dans ''Vivre à Genève''? Etait-ce un pamphlet contre les multinationales ou une question ouverte sur le modèle de développement du canton? Le magazine en question est-il la voix du Conseil administratif ou une tribune pour chacun de ses membres? Aurait-il été plus judicieux de publier ce texte dans le journal du PS que dans le magazine officiel de la ville?

Sur les questions en suspens.

Aura-t-on l'honneur d'entendre le reste du Conseil administratif sur l'engagement ainsi que sur les conditions de licenciement de Boris Drahusak? Sandrine Salerno a décidé de licencier son chargé de communication pour des fautes professionnelles, pourquoi diable alors Pierre Maudet a-t-il réengagé ce même collaborateur dans son département?  Qui a divulgué le dossier RH du chargé de communication?

Commentaires

Et si la réponse à ta dernière question était, à l'instar des apparitions de Hitchcock dans ses films, incluse quelques part dans ton texte?

Écrit par : Pascal Décaillet | 09/10/2011

Apparition totalement accidentelle, bien entendu...

Écrit par : Olivier Francey | 09/10/2011

Et si la source était païenne...

Écrit par : Pascal Décaillet | 09/10/2011

Décorations de Noël dans les magasins, campagne pour le Conseil d'Etat, tout nous est servi de plus en plus tôt. Il n'y a plus de saisons....

Écrit par : c-est-pas-nonette | 09/10/2011

@Pascal Décaillet cinq sur cinq,beaucoup pensent de même!

Écrit par : caramel | 09/10/2011

Ils ont oublié d'évoquer l'affaire Valérie Garbani ... volontairement ?

Écrit par : Victor Winteregg | 09/10/2011

C'est un comble, seule la Cour des comptes est habilitée à fouiner et déceler des anomalies crasses en nombre dans l'administration municipale. Contribuables, êtes-vous intéressés à savoir combien d'indemnités trébuchantes ont été versées à tous ceux qui ont été évincés, éjectés ou placardés depuis 2007. Alors exigez des élus - de ceux pour lesquels vous avez voté - qu'ils en réclament et obtiennent publiquement les comptes.

Écrit par : Mygalon | 09/10/2011

Bonjour M.Francey

Ce n'est pas que les multinationales soient des pourritures, ni même que les traders soient des imbéciles sans coeur. Nous pouvons prendre conscience sans lyncher qui que soit. Je ne crois pas qu'il y ait un monde pour la droite ou un autre pour la gauche. Il y a nous tous, avec nos idées qui divergent mais fertiles au développement de notre époque. A nous de construire ensemble.

Voici ce que nous savons tous : Il devient plus rentable de fabriquer des objets médiocres au nom du Progrès. Je suis Québécoise et vous êtes des Dieux en orfèves horlogère chers Suisses, nous avons pourtant sur nos étalages des grille-pain cheaps, de piètre qualité mais sacrément rentables pour la croissance. On dit qu’on protège la tradition suisse en fabriquant les gruyères industriels mais à la longue ceux-ci ont criblés les veilles maisons fromagères de trous sans fond. Nous pouvons boire 14 cafés par jour, celui qui le cueuile, non. Trop cher. Pas un seul même. Après on s’étonne que des étrangers viennent tenter leur chance en Suisse. Pour les sphères financières de l’occident, on pose aux poubelles des super-marchés plusieurs milliers de kilos de nourriture chaque semaine tout ça en vue de relancer la croissance. Du point du vue de la bourse, ce système est tout à fait logique, il n'y a pas de meilleures stratégies. Je le conçois. Mais pour le concret, le vivant, les consommateurs et travailleurs ( comprenant le travail non-rénuméré envers le vivant ) il n'y a rien de plus déficitaire. Voilà le constat. Deux idées, deux logiques. Qu'est-ce qu'on fait? On laisse les famines là où elles sont non pas par méchanceté mais pour rester dans la course. Pas le choix, un train lancé à haute vitesse ne peut freiner comme il veut. Tout de même, je pense que nous pouvons avoir une meilleure maîtrise. La maîtrise, ce n’est pas priver de liberté un train, c’est éviter la collision.
C’est très féminin comme pensée? Peut-être. Ce n’est pas le sujet.

C'est vrai que les pauvres peuvent être énervants, ils peuvent penser que tout leur est dû. Le but n'est jamais de prendre sans donner. Etre pauvre parce qu'on travaille pour le vivant avant le profit provoque une myriade d'émotions qui vont de paire avec la conscience et la réflexion.

De même qu’un pauvre ne réclame pas une proshe, un investisseur sur nos terres ne peut nous licencier de notre intelligence. Notre autonomie est déjà assez restreinte, bien qu’elle soit ancestrale. Nous, la majorité, consommateurs-travailleurs, génèrons d’ailleurs directement la création du fameux profit.

Il faut des régulations juridiques pour ces plans techno-économiques.

Les profits sur spéculations provoquent la boulimie des banquiers; qui ne ferait pas pareil? Ils se gardent les bénéfices, la majorité paye pour les manques. Dans un ordre d'idée boursier, il n'y a rien de plus normal. Sinon c’est la faillite. Mais la faillite de qui ? On ne sait plus! Plusieurs dirigeants se retrouvent eux-même coincés dans cette loi du profit carrément destructrice pour l'ensemble du monde, bien qu' admirablement rentable pour une minorité.

Les bénéfices aux investisseurs empêchent rarement une inflation sur les prix et des licenciements. Bien plus souvent, ils les crée. C’est exponentiel. Quelque chose du système a justement mis de côté cette conscience du vivant, plus sensible à la rentabilité vivante ( qui a dit que c'était seulement féminin). Il y a une conscience collective et ce n’est pas par des fonds élevés qu’elle est diffusée. Quelques traders en prennent conscience mais ils ne veulent pas parler ; ils ne veulent pas vivre dans la pauvreté, ça se comprend.

Bien à vous, Sandrine Girard

Écrit par : Sandrine Girard | 09/10/2011

Salerno-Somaruga, pauvres locataires de la GIM affiliés à l'ASLOCA !!!

Écrit par : Corto | 09/10/2011

Salerno, Garbani, Somaruga : Les parrains sont de retour !

Écrit par : L' Amer Royaume | 10/10/2011

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