04/10/2011

Il n'y a pas de vérités moyennes.

jounrnal-dun-cure-de-campagne.1255158551.jpgPolaroïd 19 : 57

André Reymond est tout simplement incroyable. Interrogé à cinq reprises par Pascal Décaillet sur le montant du financement de sa campagne, le candidat aux chambres fédérales n'aura expulsé, in fine, que le montant qu'il aura personnellement investi, à savoir 15'000 francs. C'est peu, en rapport de son omniprésence sur l'imposant derrière des bus genevois.

Un tel mutisme sur le ''vrai financement'' ne peut qu'alimenter les plus humides fantasmes.  Je me prends alors à rêver d'un grand club sportif finançant le prévoyant conseiller national, d'une sombre association thunoise d'anciens grenadiers de char lui remplissant les poches de Vreneli, d'une mystique association viticole arrosant, dans des caves secrètes, le mutique personnage.

Sandrine Salerno a, quant à elle, répondu aux questions. Ou presque. On savait déjà que le collaborateur responsable d'avoir demandé au chargée de communication de maltraiter quelques adversaires sur les blogs hébergés par la Tribune, avait été blâmé. J'aurais souhaité savoir si l'affaire relevait de l'erreur de parcours, ou de la pratique courante. ''L'affaire est close'' sur les lèvres de la Conseillère administrative auraient été alors, limpides.

 

" Il n'y a pas de vérités moyennes. "
Georges Bernanos ; Journal d'un curé de campagne.

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