30/09/2011

Le MCG ignore-t-il le coût d'un scrutin?

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Le MCG annonce vouloir annuler le scrutin genevois pour les élections fédérales du mois d’octobre.

Motif: la publicité offerte, selon lui, au candidat PLR Christian Lüscher, prénommé par erreur Christophe Lüscher sur les bulletins de vote. Le Mouvement Citoyen Genevois devrait déposer prochainement un recours, ''en phase de rédaction'' nous dit-on.

Je trouve cocasse que le parti, qui se revendique d'être à l'écoute des genevois, puisse oser penser annuler le scrutin genevois d'une élection fédérale. La raison est simple: combien la petite manoeuvre coûtera-t-elle au contribuable, au citoyen genevois, si cher au parti ''ni gauche ni droite'' ?

Le MCG a pourtant fort bien raison de hurler au scandale. Nul doute qu'on parlera tout autant de Christophe Lüscher que du MCG lui-même. Bravo! En atteste ce présent billet.

Sandrine Salerno attaquée par GaucheHebdo.

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On appelle cela une petite bombe.

GaucheHebdo publie aujourd'hui un article à charge contre la Conseillère administrative socialiste Sandrine Salerno. Il révèle que la magistrate a engagé un ancien journaliste de la Tribune de Genève en tant que chargé de communication du département des Finances et du Logement. Assez rare pour signaler que l'hebdomadaire a envoyé aux rédactions l'article publié.

Selon lui et là où le bât blesse, c'est que le fonctionnaire en question aurait été mandaté pour rédiger des articles pour le compte de Sandrine Salerno au sein du journal des socialistes de la Ville, à savoir ''Causes communes''.

Plus étonnant encore, la mission qui consiste à poster anonymement des commentaires sur le site de la Tribune lui aurait été attribuée, ainsi que d'autres ''missions'' tels que s'occuper du profil FaceBook de la Conseillère administrative ou encore de trouver des slogans pour la campagne du PS.

Aujourd'hui, le fonctionnaire a été licencié. Il est désormais employé par un autre magistrat : Pierre Maudet.

A supposer que ces faits soient avérés, (ce qui ne semble pas le cas pour la magistrate socialiste, nous attendons sa version des faits), ils pourraient dénoter encore une fois l'opacité des ressources humaines au sein de la Ville de Genève, dernièrement épinglée par la Cour des Comptes, il y a deux semaines. Je le relevais déjà : un magistrat vert avait pu être engagé pour 50'000.- l'un des siens pour la réalisation d'un fichier Excel de quelques centaines de noms, jugé ''inutilisable dans le cadre du projet dans lequel cette tâche s'inscrivait''.

Qu'on engage un collaborateur proche de son parti, et qui partage des affinités politiques dans un rôle de communicant me paraît acceptable. Ce qui ne l'est pas du tout, c'est de l'employer pour d'autres tâches que celles requises par l'administration, la fonction et surtout par le contribuable. Le manque de contrôle des travaux effectués, de l'engagement relevant parfois du copinage, ou encore des ''postes-placards'' ne peuvent subsister au sein de l'administration, qu'elle soit municipale ou cantonale. Parce qu'avec eux, c'est toute la machine qui se décrédibilise. ''Qu'importe'' me direz-vous. Les partis contestataires en profiteront, en expulsant des ''tous pourris'', et on ne pourra pas, alors, leur donner tort.

29/09/2011

L'attractivité du bassin lémanique vu par Temps Présent.

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Excellent reportage de Temps Présent ce soir sur les conséquences de l'attractivité de Genève sur la population indigène.

Regards croisés de ces ''étrangers'' relativement fortunés s'établissant en Suisse, et de ces Suisses forcés à vivre un peu plus loin, devenant eux-mêmes, aux yeux des frontaliers, de riches étrangers responsables de la hausse du prix de l'immobilier.

Enquête pertinente que nous a livré la RTS ce soir, exposant avec sensibilité la complexité de la problématique du développement de la région. Où quand les histoires personnelles et les témoignages en disent beaucoup plus que tous les chiffres et indicateurs du monde.

Genève? C'est l'hôpital qui se fout de la charité, parfois.

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Que font les joueurs de bonneteau agressés?

Ils déposeraient plainte, nous apprend la Tribune de Genève aujourd'hui, citant l'avocat-député-candidat Me Mauro Poggia. Un peu comme si un cambrioleur invoquait la justice pour avoir glissé sur le parquet ciré de l'entrée d'un loft champelois. Un peu comme si un dealer déposait plainte au poste de police de la Jonction pour avoir reçu des faux billets. Un peu comme si un conducteur aviné déposait plainte contre Mark Müller pour avoir déplacé ''ce foutu lampadaire au milieu de la route''.

Que fait l'Usine et l'Union des Espaces Culturels Autogérés?

Ils promeuvent la culture et la réflexion, en organisant une rencontre internationale : ''Urbanisme et culture. Une gentrification inéluctable? ''. D'accord bravo.

L'email faisant ainsi office d'invitation se conclut par ces quelques mots: ''l'humanité ne sera heureuse que le jour où le dernier bureaucrate aura été pendu avec les tripes du dernier capitaliste''. Phrase célèbre de Voltaire détournée par René Viénet en 1968.

Question pertinente d'une collègue: le jour où l'humanité sera heureuse, l'Usine recevra-t-elle encore des subventions?

 

28/09/2011

Isabel Rochat bis repetita.

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Tout a commencé lundi matin entre deux cafés parfaitement infectes et une voisine qui, selon toute probabilité, n'avait pas usé de son organe, vocal, depuis fort longtemps. L'article sous mes yeux embués est signé Dejan Nikolic et s'intitule: ''Bonneteau: des miliciens prêts à tout pour nettoyer nos rues''.

J'imagine alors, déjà et non sans un sourire, le lecteur républicain hurler au scandale, en psalmodiant ''qu'une milice citoyenne qui se forme, c'est l'État qui n'assume plus''. Le troisième café, toujours autant difficilement ingérable, aura eu le mérite de parachever cette lecture de l'aube.

Le lecteur hyper-caféiné, que je suis désormais, relève avec vif intérêt ces quelques mots du nouveau secrétaire général adjoint en charge du département de la Sécurité et de la Police (et de l'Environnement diantre!): ''nous souhaitons procéder à une modification du règlement d’application pour permettre aux agents de police municipale d’intervenir contre les bonneteurs''. ''L’initiative doit être validée par le Conseil d'État''.

''Ah?'' me dis-je dans un immonde bâillement, ''la Police municipale n'arrête pas les joueurs de bonneteau''?

La loi permettant de punir pénalement le bonneteau a été votée le 14 avril 2011, pourquoi diable le Conseil d'État n'a-t-il pas alors élargi les compétences de la Police Municipale, en leur octroyant le droit d'intervenir?

Enfilant à la hâte un vieux peignoir spongieux, je m'empresse d'appeler le DSPE. On me répond qu'il ''est probable qu'Isabel Rochat ait attendu une décision de justice sur un recours de l'association Mesemrom avant de procéder à une modification du règlement d'application''. Un autre avocat libéral n'hésitera pas à défendre sa magistrate (''c'est le dernier'', me susurre-t-on) en déclarant que ''cinq mois, c'est un délai tout à fait raisonnable pour ce genre de pratique''.

L'esprit toujours infusé par la précieuse substance, une question traverse mon esprit (à la manière du Conseil d'État oubliant les funérailles de Monseigneur Genoud): eût-il été préférable que la police municipale fût officiellement autorisée à intervenir contre les vilains prestidigitateurs avant l'été, là où ils semblent être le plus nombreux?

Question rapidement oubliée lorsque cette même charmante voisine reprit, de plus belle, ses expectorations vocales, synonymes d'un enchevêtrement corporel intense.

27/09/2011

L'erreur de communication de l'Entente genevoise.

h-20-1551550-1243365007.jpgÉditorial Radio Cité Genève, 27 septembre 2011

L'erreur de communication de l'Entente genevoise.

Impossible de passer à côté des publicités de l'Entente genevoise et du Parti Libéral-Radical publiés dans la Tribune de Genève .

La semaine dernière, le PLR accusait le PS de ''refuser d'avoir plus de gardes-frontières à Genève''. Aujourd'hui, l'Entente élargit ses critiques aux Verts et au PS, déclarant que ces partis ''veulent punir les agressions physiques en jours-amende''.

Qu'importe ici de savoir si ces critiques sont fondées ou pas, vous l'aurez bien compris, ce n'est pas le dessein de ce billet. Pourquoi la communication de l'Entente et du PLR est-elle mauvaise?

Une personne se définissant par ''ce qu'il n'est pas'' n'envoie jamais un signal fort. Déclarer ''je ne suis pas comme vous'', ''je ne suis pas comme eux'' dénote souvent (mais pas toujours) un complexe d'infériorité. Ce qui est d'ailleurs le cas aujourd'hui où l'Entente pourrait bien perdre au moins un siège au Conseil National. Pire encore, il pourrait dénoter un manque d'identité propre. C'est ce que beaucoup ont, par ailleurs, dénoncé en accusant le PLR suisse (la droite traditionnelle plus généralement) de n'avoir été que ''réactif'' vis-à-vis de l'UDC, et non considéré comme une force propositionnelle. Se démarquer, c'est essayer d'exister. Oui mais par rapport à.

Il n'est pas certain, non plus, que l'action qui consiste à ''pointer du doigt'' ou stigmatiser un ennemi politique n'accouche de résultats satisfaisants. Il suffit de penser aux qualificatifs plutôt virulents employés à l'encontre de l'UDC ou du MCG. La stigmatisation a souvent été synonyme de victimisation, et donc source quasi ''pavlovienne'' de soutien.

Enfin vulgairement, n'est-ce pas un peu crétin de se payer une campagne de pub à quelques milliers de francs, pour citer à chaque fois le nom de la personne à abattre?

Ceci étant dit, c'est tout autant sot (comme le rappelle Pascal Décaillet) de la part de la gauche de reprocher à la droite, dans un communiqué publié aujourd'hui, de ''n’avoir pas d’autres idées que de s’en prendre à ses adversaires''...

23/09/2011

Elle.

Les-nausees-et-les-vomissements-.jpgPolaroïd 13 : 14

Elle défend la création d'un état palestinien. C'est son droit. Entre deux bières sur la terrasse d'une plage carougeoise, elle prend le temps de s'offusquer du traitement réservé aux roms par les autorités hongroises, de vitupérer sur le droit d'éligibilité des étrangers, retiré la veille par la Constituante. Elle ne regarde jamais TF1, non, elle? C'est Arte. C'est le Grand Journal de Canal+. Elle, c'est les documentaires. S'ils sont anticléricaux? Un plus.

Elle n'écoute pas les radios, ''parce qu'elles ne passent que de la musique commerciale'' clame-t-elle en tirant sur sa Marlboro, rouge. Ses nuits? Elle les passe aux Bains, tout en se défendant d'être bobo, ou alors à l'Usine, ''parce que la culture alternative se meurt''. De toute façon, ''les boîtes de nuit sont réservés aux gosses de riches'' nous apprend-elle. Elle aime ''les vrais gens'', elle aime les travailleurs, elle aime la culture, les vins genevois et son appartement rue Prévost-Martin.

En fait, elle s'aime surtout beaucoup elle-même, goinfrée de certitudes. Au final, on devine que la seule chose qu'elle n'aime pas, c'est ceux qui ne pensent pas comme elle.

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22/09/2011

Je ne le quitterai pas tant qu’il aura du cancer.

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C’est l’alignement de mots qui m’aura finalement empêché de dormir. On m’avait pourtant toujours appris à détourner l’oreille lorsque les conversations se font trop personnelles. La curiosité ou la mauvaise éducation m’auront malheureusement rattrapé.

J’aime pourtant insidieusement ces conversations volées, qu’elles soient de comptoir, de zinc ou d’alcôve. J’aime entendre à vif ces opinions, fussent-elles nauséabondes, tragiques ou non-inervées, ces épidermes excités par la fureur du monde ou d'une substance fermentée, ces échanges linguistiques que certains n’hésitent pas à qualifier comme ‘‘ l’expression du niveau zéro de la réflexion’’. Je les aime parce qu’elles sonnent juste. Comme des talons qui claquent dans une rue désertée. Comme l’odeur de la nuit sous cette lumière saupoudrée, d’un lampadaire blafard.

‘‘Je ne le quitterai pas tant qu’il aura du cancer’’ aura-t-elle susurré.

Je ne sais toujours pas s’il faut s’en réjouir ou en pleurer.

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19/09/2011

DSK: on s'attendait à 7 sur 7, on a eu droit à Confessions Intimes.

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Dominique est un expert du speed-dating.

Si comme l'affirme l'ancien directeur du FMI, à savoir qu'il n'y a eu ''ni contraintes, ni rapports tarifés'', DSK aura donc réussi en moins de neuf minutes à faire connaissance d'une inconnue, plus communément prénommée ''domestique'' par un brillant avocat genevois adepte des logorrhées, puis la séduire pour finir par ''trousser'' la dite-servante, toujours selon ce même avocat.

 

Dominique confond absence de preuve et disculpation.

Le compagnon d'Anne Sinclair a brandi à trois reprises sa bible: le rapport du procureur (disponible ici).

''Il n'y a eu ni violence, ni contrainte, ni agression'' déclare-t-il. ''C'est n'est pas moi qui le dit, c'est le procureur'', ajoute-t-il. Or le procureur ne dit pas cela, Cyrus Vance dit simplement qu'au vu des preuves à disposition, il n'est pas possible de déterminer le consentement ou pas de la relation. La justice américaine ne le disculpe pas. Elle ne l'inculpe pas. Il est vrai, équivalent d'un ''non-lieu'' mais pas d'un blanchiment.

 

Dominique ne distingue pas une fiche d'entrée d'une note médico-légale.

DSK accuse l'Express.fr d'avoir publié un rapport médical qui n'est autre que la version de Nafissatou Diallo, selon lui, insinuant qu'elle aurait pu raconté n'importe quoi. Or, l'Express s'est basé sur les notes médico-légales du service des urgences du St-Luke's Roosevelt de Manhattan. Il est vrai, pour sa défense, rien n'indique qu'il soit l'auteur du traumatisme de la fourchette postérieure de la zone vaginale de la domestique ainsi détroussée.

 

Dominique, ce héros. Héros de la communication, du discours poli et préparé, de la gestuelle exagérée, des silences organisés, des réponses qui fusent et rappellent trop à quel point les questions sont connues. Hier soir, on s'attendait sans grande surprise à 7 sur 7. On aura malheureusement eu droit à Confessions Intimes. En famille. Dominique, Anne et Claire.

15/09/2011

Martine à NYC

woman-eating-hotdog-0907-de.jpgPolaroïd 16 : 01

Martine à New York.

La question est sur toutes les lèvres: pourquoi diable Martine aurait-elle besoin de New York pour comprendre de quelle manière elle pourrait bien résoudre la relative insécurité genevoise?

Comme le déclarait ce matin la Martine en charge de la sécurité, de la police, des déchets et de la propreté, dans un français grammaticalement soigné: il est question de ''savoir comment une grande ville de 12 millions d’habitants comme New York a pu régler le problème avec non seulement des effectifs en plus, mais peut-être une réflexion sur la façon dont doit être organisée cette police''.

Je reconnais volontiers l'esprit éclairé de la Martine d'État, qui a reconnu, sur les ondes de la RSR, que ''les situations ne sont pas toujours comparables''. Et en effet, elles ne le sont pas. Du tout.

Contrairement à Martine qui estime la population New-Yorkaise à 12 millions d'habitants, la grande pomme compte 8'175'133 habitants contre seulement 457'715 habitants pour le canton de Genève. Je le lui concéderais fort bien: on n'est pas à quatre millions près. Un peu comme confondre 20 et 200. Je rappellerais également, à titre informatif, que Rudolph Guliani n'est plus maire de la ville depuis le 31 décembre 2001, et qu'il y a 1,5 fois plus de policiers à NYC.

Il serait bien malhonnête de ma part de penser qu'il est totalement inutile de se rendre à New York. Les échanges, quels qu'ils soient, sont souvent, dans un sens ou un autre, fructueux: si Manuel Tornare s'est rendu à Bamako, Martine peut bien partir à New York, n'est-ce pas?

13/09/2011

En ville de Genève? On doit taire l'identité des copains.

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Rappel des faits: la Cour des Comptes épingle un dysfonctionnement concernant le recrutement d'un collaborateur de la Ville de Genève. Pourquoi? La réponse est double.

Parce que, premièrement, cet employé, engagé temporairement, aura coûté 50'000 francs à la collectivité pour avoir rendu un fichier Excel de 400 adresses, qualifié d'inutilisable dans le cadre du projet dans lequel cette tâche s'inscrivait. Deuxièmement: parce que ce collaborateur temporaire est du même parti que le magistrat du département et son directeur, aujourd'hui éloignés de la verte vie politique.

La problématique est simple: la Cour des Comptes a tenu à pointer du doigt un ''dysfonctionnement'' et non pas une personne. L'employé n'a donc pas été condamné. D'ailleurs, certains diront même qu'il aura bien fait d'en profiter. Soit. Respect de la vie privée? Soit encore.

N'y a-t-il pas alors un devoir d'information publique à révéler son identité sachant que ce chanceux travailleur exerce toujours une fonction politique? Qu'il est peut-être président d'une importante commission? Pas sûr, ''il n'hésitera pas à t'attaquer pour diffamation'', me prévient-on.

En clair. On engage un copain, on lui donne 50'000 francs pour taper d'un seul doigt sur un clavier, le manchot livre un travail inutile, le magistrat s'en va (sûrement en Valais), le directeur se fait expulser dans les Carpates (pardon, démissionne), et la Cour des Comptes hulule.

Ensuite? Rien, le vide, le néant, un téléphone qui ne sonne pas ou personne pour vous rappeler, des journalistes qui se taisent ou pire encore, qui se contrefoutent de savoir de qui il s'agit.

C'est dommage, je vais finir, moi aussi, par être le copain de quelqu'un d'autre.

12/09/2011

Comment communiquer pour ne rien dire.

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Aujourd'hui s'est réuni le GPC, acronyme de ''Groupe permanent conjoint Confédération-canton de Genève sur les priorités de la Genève internationale''.

Rencontre très attendue entre Micheline Calmy-Rey, Isabel Rochat, Mark Muller et David Hiler. Thème: la préoccupation de la Conseillère Fédérale sur l'insécurité ''grandissante'' à Genève.

Qu'avons-nous appris? Que ''les autorités fédérales et cantonales genevoises ont procédé à une analyse de la situation sécuritaire'' et que ''les diplomates sont des habitantes et habitants du canton au même titre que les autres''. Ou encore que ce groupe ''souligne l’importance que la Confédération et le canton accordent à la situation sécuritaire à Genève et l’attention qu’il convient de donner à ce sujet''.

Qu'avons-nous appris? Qu'il est important de communiquer, même si on a rien à dire.

Qu'avons-nous appris? Rien, mais qu'il est important de communiquer, même si on a rien à dire.

05/09/2011

Il y a les histoires des autres. Et il y a la sienne.

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Il y a les histoires des autres. Et il y a la sienne. Il y a celles que vous écoutez avec attention, et celle qui vous parle, celle-là même dont les lèvres semblent vous susurrer au creux de l'oreille d'autres syllabes plus proches, comme si vous aviez pu les expulser, vous-même. L'une d'elles suscitera une intense agitation neuronale, l'autre une immense réaction épidermique. Il y les histoires des autres. Et il y a la sienne.

La sienne, forcément, n'est pas comme les autres. La sienne vous illumine lorsque d'autres ne font qu'éclairer votre iris. Elle? Elle vous brûle. Aussi bêtement qu'un papillon sur une ampoule, un jour d'été en Provence ou ailleurs, qu'importe. Elle? Vous l'avez malheureusement déjà dans la peau. Et sa peau sent tellement bon. Comme si elle l'avait toujours été. Celle-là même qui vous aura forcé à s'abandonner, à abaisser les dernières murailles, à changer d'opinion, à apprécier Tom Waits, à regarder des vieux films ou à apprécier le temps qui passe. Celle qui vous apprend à aimer les habitudes, le quotidien.

Celle qui, un jour, s'en va. Celle que vous remerciez en versant des torrents. ''Trop tard'', ne dira-t-elle jamais, mais vous le savez. ''Elle est mal faite ce histoire-là'', vous direz-vous. Vous aurez raison. Raison de lui souhaiter le meilleur, de rencontrer celui ou celle qui fera palpiter son vieux coeur fragile. Raison d'une seule chose: qu'elle soit heureuse. C'est con. Mais on me dit que c'est ça, l'amour. Je n'y arriverais pas.

Il y les histoires des autres. Et il y a la sienne.

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Mise au point sur l'insécurité genevoise

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Hier soir, l'émission Mise au Point diffusait un reportage sur la ''violence à Genève'', intitulé ''la cité de la peur''. On aura volontiers compris la référence à cette œuvre cinématographique des ''Nuls'', mais elle est, à mon sens, mauvaise. Mauvaise autant au second degré qu'au premier. Soit on se moque de ''ces genevois qui n'osent pas sortir le soir et qui changent de trottoir à la vue d'un individu louche'', soit on estime que cette ville est effectivement dominée par un sentiment, à savoir la peur, auquel cas ce titre est alarmiste et mensonger. Qu'importe, ce n'est qu'un détail.

Angle choisie par l'équipe de Mise au Point: Genève est-elle devenue dangereuse? Qui pour y répondre? Le directeur des permanences de Cornavin et de Plainpalais et l'une de ses employées, ainsi qu'un membre de la police judiciaire, suivi jeudi dernier lorsqu'un coup de feu a été tiré en pleine rue. Bien. Surtout parce que c'est vendeur, une douille à même le bitume.

Deux témoins et un coup de feu, de quoi nourrir un reportage de dix minutes. Objectivité des témoignages proportionnels à leur nombre? Quasi nulle. Le premier nous explique comment l'une de ses employées s'est fait agressée lorsqu'elle quittait son lieu de travail, et comment l'une de ses permanences s'est faite cambriolée par un toxicomane. Un toxicomane qui cambriole un lieu médical? Quel évènement!

Que nous apprend le second témoin? Que ''le nombre de cambriolage est en augmentation'' et qu'il avoue ''comprendre que les genevois se sentent de moins en moins en sécurité''. Quel scoop!

On aura néanmoins retenu cette phrase qui referme le reportage, soutenue par une bande-son effrayante: ''la cité de Calvin n'est plus la ville la plus sûre au monde''. Quel talent! Merci Mise au Point.

02/09/2011

Revue de presse

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Qu'avons-nous appris des journaux ces dernières semaines?

Qu'un jour d'été, un fils de diplomates s'est langui à l'idée d'acheter un nouveau skate-board, des préservatifs, de la lessive bio ou encore du shit, on ne sait pas trop. Mais pour sa défense, il est amnésique. La recherche fut infructueuse puisque notre homme n'aura pas obtenu la précieuse substance, seuls un poignet fracturé et une arcade sourcilière abîmée attesteront de sa quête. Auteurs des blessures? Une trentaine d'homme d'origine maghrébine, la ''féminine'' garde rapprochée de Mouammar Kadhafi, ou encore ''deux à trois individus'', on ne sait pas trop. Mais pour sa défense, il est ivre. [Le Matin, 2 sept.]

Qu'il suffit d'être vilement agressé pour alerter notre ministre des affaires étrangères. Fils de diplomates? Un plus. [Le Matin, 15 août]

Que les élections fédérales approchent. [Décaprod, du 21 oct. 2007 au 2 sept. 2011]

Que les dealers aiment bien Genève. Et que Genève le leur rend bien. Conditions d'entrée: moins de 2.5 kilos de haschisch ou 60 grammes d'héroïne [Tribune de Genève, 2 sept.]

Que le magistrat en charge de la sécurité ne maîtrise pas l'arithmétique. [RSR, 24 août]

Que son nouveau responsable de communication rattrape la ''bourde''. Individu formé à Tamoil et Expo 02. [RSR, 25 août]

Que le magistrat en charge de l'environnement est dur, sec, distant, sans humour, anxieux, versatile dans son appréciation des gens. [Le Temps, 1 sept.]

Que le magistrat est une femme et surnommée ''la stagiaire''. Dernier supporter, le député libéral Olivier Jornot. [Le Temps, 1 sept.]

Qu'Olivier Jornot doit désormais porter une tenue décente. Par ailleurs, lui aussi pourra participer aux cortèges en tête. [ATS, 1 sept.]

Que le procureur de la République est schizophrénique. Version alternative: amnésique ou ivre. [TDG, 2 sept.]

Enfin, qu'on devrait ''distribuer tout de suite aux dealers de la bière fraîche et un dépliant sur les charmes de Genève''. [TDG, 2 sept.]

Amen! [Apocalypse de Jean, I.VI]