05/09/2011

Il y a les histoires des autres. Et il y a la sienne.

images.jpgPolaroïd 22 : 29

Il y a les histoires des autres. Et il y a la sienne. Il y a celles que vous écoutez avec attention, et celle qui vous parle, celle-là même dont les lèvres semblent vous susurrer au creux de l'oreille d'autres syllabes plus proches, comme si vous aviez pu les expulser, vous-même. L'une d'elles suscitera une intense agitation neuronale, l'autre une immense réaction épidermique. Il y les histoires des autres. Et il y a la sienne.

La sienne, forcément, n'est pas comme les autres. La sienne vous illumine lorsque d'autres ne font qu'éclairer votre iris. Elle? Elle vous brûle. Aussi bêtement qu'un papillon sur une ampoule, un jour d'été en Provence ou ailleurs, qu'importe. Elle? Vous l'avez malheureusement déjà dans la peau. Et sa peau sent tellement bon. Comme si elle l'avait toujours été. Celle-là même qui vous aura forcé à s'abandonner, à abaisser les dernières murailles, à changer d'opinion, à apprécier Tom Waits, à regarder des vieux films ou à apprécier le temps qui passe. Celle qui vous apprend à aimer les habitudes, le quotidien.

Celle qui, un jour, s'en va. Celle que vous remerciez en versant des torrents. ''Trop tard'', ne dira-t-elle jamais, mais vous le savez. ''Elle est mal faite ce histoire-là'', vous direz-vous. Vous aurez raison. Raison de lui souhaiter le meilleur, de rencontrer celui ou celle qui fera palpiter son vieux coeur fragile. Raison d'une seule chose: qu'elle soit heureuse. C'est con. Mais on me dit que c'est ça, l'amour. Je n'y arriverais pas.

Il y les histoires des autres. Et il y a la sienne.

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