14/07/2011

14

IMG_0113.jpgPolaroïd 23 : 45

Ils évoquent le destin quand il faudrait parler de hasard, de routes qui se croisent lorsqu’il s’agit en réalité d’accidents. Il n’est jamais doux que les traces se mélangent. La rencontre tient plus du choc tellurique que de l’affinité partagée. La brutalité contre le sentiment.

Brutalité au hasard d’un mot inscrit au rouge à lèvres sur un miroir de chambre d’hôtel, d’une trace de peinture sur des petites mains, ou d’une épidermo-compatibilité. Rien de très étrange : les sillons sont identiques. Ni plus ni moins qu’un miroir. L’attirance du papillon sur une ampoule.

L’attraction doit être combattue, tant elle nous ressemble. Cacher puis mentir aux autres, pour inéluctablement se résigner à mentir à soi-même. La modification du passé s’opère, insensiblement, à en effacer les témoins vivants de la scène.

Impassible, elle demeure pourtant toujours là.

‘‘Beau rosier, comment faites-vous
pour avoir de si belles roses.
Beau rosier, comment faites-vous
pour avoir des parfums si doux ?’’

23:45 Publié dans Rien | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.