21/06/2011

Rien

piaf.jpgPolaroïd 17 : 36

Il y a deux solitudes. La choisie et l’autre. Celle qui révèle les gouffres et l’autre qui dévoile les manques.

Diamétralement opposés, unis dans la déficience.

Le premier ne respire que sa propre haleine, abuse des hiatus réconfortants, lape le miroir tout en s’y contemplant. Le second décidera de s’entourer, le ronflement hypnotique de la foule le rassure, la présence sur une image finira par l’asseoir. L’un pleure sur le carrelage, noir et blanc, de sa cuisine, épluche son répertoire téléphonique pour ne finalement joindre personne. Le second frénétiquement, dans un état quasi épileptique, composera tour à tour chaque alignement de numéros de son téléphone jusqu'à ce qu'on lui réponde.

L’un ne veut séduire que lui-même, l’autre tout le monde. L’un s’en fout, l’autre pas.

C’est à coup sûr, ce qui distingue l’un de l’autre. Des différences qui sont toutes deux fatales. Ils mourront seuls.

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