08/06/2011

Le poids des mots

photo-3.JPGOn les désire alléchants, glissants et liquides, ils seront pesants et collants, loin de la liquoreuse texture de la grâce.

La problématique est récurrente. Les mots, parfois, lorsqu’ils ne sont pas expulsés dans le but de conquérir, c’est à dire de la façon la plus orale qui soit, conservent leur propriété humidifiante. Le courage finira par accomplir son tri.

Le problème avec les mots, comme les décisions, c’est qu’ils ne sont souvent précieux et justes, que lorsqu’on les crache avec honnêteté. Qu’importe s’ils sont inexacts (on peut se tromper), soufflés par la bouche adipeuse d’un élu déchu (on peut être aveugle) ou par une vieille trébuchante sur du verglas (on peut avoir du cœur).

Comme des choix, l’impression de se tromper inéluctablement lorsqu’ils sont le fruit de connexions neuronales et non pas de l’organe poitrinaire.

On peut se tromper, mais pas circonvenir. On peut aussi malheureusement, soi-même, véhiculer la rumeur. On peut enfin critiquer, juger, tenter d’assassiner. Ne restent, au final, que deux obligations : celle de la reconnaissance de l’erreur et de la supériorité hiérarchique des tripes sur le miroir.

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