13/05/2011

Des histoires, des vies et des peccadilles

IMG_0007.jpgDes histoires, des vies et des peccadilles.

Alors c’est vrai. On s’excite, on trépigne, pour un passage piéton détruit pour vice de construction, pour une fuite d’une commission qui, nul doute, alertera un élu ou un autre. On n’hésitera pas à pointer du doigt l’éthéré Conseiller d’Etat, le délétère sbire, cette serveuse qui, dans une sombre machination, continuera à vous livrer le tiède café avec une seule portion misérable de sucre de canne, malgré des injonctions itératives ne reflétant, au final, que sa propre monomanie.

On ânonne le pamphlet de l’homme blessé, tout en ayant désiré suggérer que l’animal se taise au vu de ses casseroles, on cherche et pinaille, on gratte probablement trop souvent dans le but d’une reconnaissance. Celle de qui ? La même que tous.

On n’hésite pas à abuser de la suintante et dégoulinante pesanteur des mots incompréhensibles, ne serait-ce que pour rappeler, au lecteur courageux, notre légitimité à être ce que nous sommes. Comme si la légitimité se résumait à cela.

L’immédiateté et la primeur nous rassurent, les commentaires aussi. Tout est bon dans l’interaction, l’indifférence restant encore le pire des châtiments.

 

Aujourd’hui, je constate que les absences de celui qui m’a vu naître sont plus fréquentes. C’est effrayant. Les tentatives de le raccrocher à cette foutu sacro sainte vie ne sont plus aussi fructueuses qu’avant. Il s’éloigne, je ne sais où, ni comment. J’ai l’air con.

Et me dis, que dans un futur proche, je continuerai à abuser de la pesanteur suintante et dégoulinante des mots. Il en aurait rêvé

21:19 Publié dans Rien | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Les commentaires sont fermés.