12/05/2011

La schizophrénie

pic.jpgPolaroïd 19 : 04

Blessé à vif, l’animal n’est écorché que superficiellement, aurait-il fallu qu’il soit doté de sensibilité autre qu’épidermique pour l’être profondément. ‘’Il n’y pas d’échelle dans la douleur’’, expectoreront sa meute, le jour de la Toussaint. Certes.

Le basilic, cet être mi-serpent mi-coq, ainsi à terre, n’aura cessé de lécher la plaie sanguinolente, attendant avec la plus grande des intelligences que lui permet la relative modestie de son esprit, d’inoculer son assassin. Le venin ainsi méticuleusement élaboré dans l’œuf recouvert de fumier, terrier de la bête fantastique, sera ainsi distillé, sûrement par l’un de ses rejetons.

Ce sera l’œuvre de sa vie, la consécration. Celle d’avoir déployer ses larges ailes face aux hélianthes incandescents et éphémères.

Celle du basilic qui se prenait pour un phénix.

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